Au Canada, de nouvelles zones à fort potentiel diamantifère

Au rythme auquel je reçois des dépêches annonçant des ouvertures de mines, des annonces de nouvelles campagnes d’exploration ou des résultats d’études sur des gisements potentiels, je ne peux que me dire que si l’activité autour du secteur minier dédié au diamant semble si intense c’est que la demande mondiale est bien là. Et ce malgré des chiffres qui laissent parfois présager un ralentissement, tel que ceux concernant le dernier salon de Hong Kong.

Après ALROSA en début de semaine dernière, plusieurs compagnies ont publié des chiffres relatifs à la production ou à la réévaluation des réserves sur leurs propres gisements. Il faut bien entendu ne pas être dupe et bien comprendre que les compagnies ont toujours besoin d’investisseurs pour poursuivre les explorations, il faut donc constamment relancer l’intérêt et communiquer. Néanmoins, parmi toutes ces nouvelles, certaines méritent que je m’attarde dessus, surtout quand elles sont plus gemmologiques. C’est le cas, du dernier document reçu par la Peregrine Diamonds Ltd.

Cette compagnie canadienne est spécialisée dans l’exploration, l’étude et donc l’analyse de gisements. Elle procure ainsi des données qui permettent d’évaluer le potentiel économique d’un éventuel gisement diamantifère. Elle effectue le même type de travail que la North Arrow, tel que je vous l’avais expliqué dans cet article. Cette société travaille actuellement sur le Nord du Canada, plus précisément sur les localités du lac de Gras, de Chidliak, de Nanuq et de Qilaq. C’est sur la zone de Chidliak que la compagnie vient de communiquer.

BaffinPropertiesCarte de la zone d’exploration. Photo : Peregrine Diamonds Ltd.

La zone de Chidliak est détenue entièrement par la Peregrine, 71 puits de kimberlites y ont été localisés et 8 ont été déclarés économiquement viables (CH-1, CH-6, CH-7, CH-28, CH-31, CH-44, CH-45 et CH-46).

Les dernières données se concentrent sur la zone dénommées CH-7 où ont été identifiées deux nouvelles zones géologiquement intéressantes dont les quantifications annoncent la présence importante de diamants avec des ratios dépassant les 2,58 carats/tonne. Ces moyennes dépassent donc ceux de la zone CH-6 (la plus intéressante jusqu’à présent) dont les réserves sont – depuis janvier 2015 – évaluées à plus de 8,57 millions de carats avec 2,78 carats/tonne pour 1,124 cts avec des pierres de 0,85 mm environ et donc commercialisables sur le marché du brut; mais aussi 2,58 carats/tonne pour 1,041 carats avec des pierres de plus de 1,18 mm. Enfin, les études sur place montrent la présence de gisements de platine, palladium, or et cuivre.

H8Exemples de pierres trouvées durant les explorations de la zone CH-6, la plus importante pèse 8,87 carats quand la plus petite totalise O,22 carats. Photo : Peregrine Diamond Ltd.

Le diamant canadien est donc plus que jamais bien présent sur le marché et cette production ne devrait pas faiblir dans les années à venir. Le pays multipliant les projets d’études dans un secteur à très fort potentiel économique (et donc d’emplois).

À bientôt !

Source : Peregrine Diamonds Ltd., Idex, Rapaport.

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. ekim dit :

    Chidliak is the next best thing in the Canadian Diamond market — http://Chidliak.blogspot.com

    1. legemmologue dit :

      Hi ! Thank you so much for this link. Best regards.

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