Un nouveau document ISO concernant les diamants plus strict que celui de la FTC

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Photo : France Info

Il y a quelques jours, je recevais parmi mes mails une alerte de publication d’un article de Rob Bates (Éditeur auprès de la revue américaine JCK) et concernant la parution d’un nouveau document ISO concernant le diamant. Vous connaissez à me connaitre, le juridique et la certification sont des sujets qui me passionnent. Je l’ai donc lu avec attention et il m’a semblé intéressant de vous proposer une traduction de celui-ci sur le site.

Few days ago, I receveid a publication alert about a new interesting article wrote by Rob Bates (News Directeur to JCK) about a new ISO standart concerning diamonds. I read it with attention and interest and I decided to propose you a translation on my website. So, if you are an english readers, you can read it carefully here

In more, you can consult the ISO english form here.

“L’organisation Internationale pour la standardisation (ISO) a publié il y a peu un nouveau document standard concernant la description des diamants synthétiques et traités. Il est à noter, pour les américains, que ce texte est plus strict que celui que celui proposé jusque là par la FTC pour le secteur de la joaillerie.

Comme dans le texte de la FTC, le nouveau standard ISO précise que le terme “diamant” ne peut se référer qu’aux gemmes naturelles en définissant une pierre naturelle comme “une gemme complétement formée dans la nature sans que l’homme ne soit intervenu à quelque moment que ce soit.”

On remarquera que les documents de ces deux entités sont proches (mais dans le domaine du juridique, les termes sont importants et s’ils semblent vouloir dire la même chose, ils n’ont pas toujours la même portée, nda). Ainsi le texte ISO autorise uniquement l’utilisation des termes “Création en laboratoire” ou “Croissance en laboratoire” ou “Synthétique” pour décrire les pierres non naturelles. La FTC, quand à elle, permet que les termes “Fabriqué par l’homme” ou “Créé par la compagnie X” indique Cecilia Gardner, présidente et CEO du Comité de Surveillance des Joailliers (Jewelers Vigilance Committee).

Le nouveau texte interdit formellement l’utilisation des termes abrégés tels que “Lab-grown” ou “Lab-created” pour décrire ces pierres. Et bien que cette habitude soit courante dans ce secteur. À tel point, d’ailleurs, que Ernie Blom, président de la Fédération Mondiale des Bourses de Diamants (WFDB) a reconnu le coté plus que positif de ce nouveau texte. Notons d’ailleurs que ces abréviations sont autorisées par la FTC comme l’a confirmé Cecilia Gardner. Elle a ajouté en sus que “le nouvel ISO est plus sévère que la FTC et que les agences gouvernementales américaines préfèrent ne pas avoir un discours trop dur en terme de régulation.”

Ainsi, si l’ISO ne bannit pas explicitement les termes utilisés par la FTC, il explique bien qu’il ne les autorise plus.

Harry Levy, membre reconnu de la CIBJO et de la bourse des diamants de Londres a travaillé à la publication de ce nouveau texte. Il pensait que le terme “Fabriqué par l’homme” aurait pu être inclus. Il a ainsi déclaré que, pour lui, “c’était le meilleur terme et le plus compréhensible par les consommateurs”. La commission ne l’a pas suivi pour des raisons de traduction. Ce terme pouvant, dans d’autres langues que l’anglais, ne pas se traduire exactement de la même manière et ainsi laisser planer un doute pour l’acheteur. L’ISO se veut “le plus strict pour tous” a finalement conclu Harry Levy.

Le nouveau standard bannit les dénominations “naturel, réel, précieux, cultivé, en culture et gemme” pour décrire une pierre synthétique et ajoute que la simple mention du nom du fabriquant est “insuffisante”. Cela se rapproche du texte de la FTC qui permet, lui, le terme “cultivé” si celui-ci est immédiatement suivi d’un terme accepté.

Parmi les autres points importants, on relève :

  • L’ISO indique que diamants traités doivent être absolument mentionnés comme tels avec l’indication du traitement.
  • Le nouveau standard définit qu’une pierre traitée est une gemme “dont l’apparence a été changée de façon permanente ou non par une intervention humaine autre que la taille, le polissage, le nettoyage ou le sertissage”. Ainsi l’ISO donne des exemples habituels (vernis, remplissage de fractures, chauffe, irradiation, forage laser ou traitement HPHT) et les compagnies l’indiquent le plus souvent car la transparence est un argument de vente.
  • Le nouveau texte n’aborde pas explicitement la gradation mais il aura forcément un impact important sur celle-ci.

Enfin, la grande différence entre ces deux textes concerne surtout le commerce aux USA. L’application de l’ISO est volontaire tandis que l’application de la FTC ne l’ai pas. Il est obligatoire d’appliquer ce dernier texte à défaut d’un autre.”

Si vous souhaitez vous référez au texte de l’ISO, vous pouvez le consulter en français en cliquant ici. Bonne lecture.

À bientôt !

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