L’AGTA se mobilise contre la silicose

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La joaillerie et les métiers connexes à la fabrication des bijoux ne sont sans risques pour la santé. Nous aimerions vous le faire croire mais malheureusement ce n’est pas le cas. Que ce soit de l’extraction des gemmes à la production des montures, les différents corps de métiers sont soumis à des soucis de santé liés à des gestes répétitifs, à la présence de poussière et de produits chimiques… Bien entendu, selon le pays, les choses peuvent être prises en charge plus ou moins correctement et il va sans dire qu’il est plus facile de prendre soin de sa santé en France que dans certains pays présentant des systèmes de santé soit élitistes, soit inexistants…

Nous ne rentrerons pas ici dans un débat sociétal mais il ne sert à rien de se voiler la face. C’est pourquoi, nous avons trouvé intéressante l’initiative annoncée ce jour par l’AGTA et nous vous proposons donc la traduction du communiqué de presse.

We’d like to say you that jewelry industry and all the jobs related to the jewels production are without dangers for health but, it’s not the reality. From mining to jewels manufacturing, every trades are subjected to health worries linked to repetitive movements, dust or chemical products…

Of course, these problems can be treated more ealisy according to the country. And it’s more simple in France than in some another countries without healthcare…

We don’t want, here, begin a societal article or demoralize you but we think that it’s not a good idea to deny the reality. So, it’s for this reason we found the AGTA initiative really good. So, you can read the article in its original language (english) on this link.

“The American Gem Trade Association (AGTA) annonce ce jour la mise en œuvre d’un projet afin de combattre la prolifération de la silicose dans le secteur du commerce des pierres gemmes. Le Président de l’association, Jeffrey Bilgore, a ainsi initié un comité présidé par le vice-président de l’AGTA – Bruce Bridges – qui avait pour objectif de réaliser durant six mois une étude pour évaluer comment l’association pouvait apporter des solutions permettant de combattre ce problème. Cette étude est désormais terminée et le conseil d’administration de l’AGTA a ainsi voté le 29 avril dernier pour la mise en œuvre du programme proposé par Bruce Bridges.

La silicose est une maladie particulièrement grave qui touche les ouvriers qui respirent de manière régulière des poussières de silice. Si la maladie ne se détecte pas que dans l’industrie joaillière, elle reste très présente ainsi que le précise Douglas Hucker (CEO AGTA). C’est un problème grandissant dans les ateliers de taille situés dans les pays où les ouvriers travaillent sans protection et sont directement exposés à la poussière.

Jeffrey Bilgore déclare ainsi que ce problème doit désormais être pris en compte sérieusement. Ainsi l’association a initié un rapprochement avec le Ministère de la Santé américain et plusieurs ONG. De plus, l’AGTA a souhaité sensibiliser d’autres acteurs liés au commerce des gemmes tels que l’ICA et l’IDCA (the Indian Diamond and Colorstone Association). Il faut en effet que les différents associations soient unies pour lutter contre la prolifération de cette maladie dans le secteur de la joaillerie et plus principalement dans les ateliers artisanaux en Chine, Inde et Afrique. Si de nombreuses méthodes existent pour limiter l’exposition à cette poussière, il faut s’adapter à l’environnement des ateliers. Un premier essai va ainsi être mené en Inde.

Au-delà de l’équipement technique des ateliers, l’association va aussi initier un programme d’éducation avec des vidéos et des brochures éditées dans la langue des ouvriers afin de les sensibiliser aux risques liés à une exposition prolongées à la poussière de silice.”

Si ce programme n’en est qu’à ses débuts, nous lui souhaitons une pleine réussite. Ce type d’initiative est toujours louable dans un secteur où la multiplicité des petites structures artisanales dans des pays présentant des systèmes de santé inexistants ne facilitent pas les choses. Nous tacherons de suivre l’évolution de ce programme et de vous en faire part.

À bientôt !

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