“Mes cicatrices Je suis d’elles, Entièrement tissé”

La galerie Résidences a ouvert ses portes en 2014 dans le Marais, précisément rue de Bretagne juste en face du joli square du Temple. C’est un tout petit lieu, discret, dont l’objectif est de valoriser le bijou contemporain.

The Gallery Residences have been opening in 2014, in Le Marais, rue de Bretagne opposite to the lovely Square du temple garden. It’s a little and lovely place dedicated to contemporary jewelry.

Aude Medori, bijoutière plasticienne et initiatrice du projet rassemble depuis l’ouverture cinq ou six artistes qui viennent se partager le lieu et ainsi créer un lien entre les créateurs et le public. Cette année, vous pouvez donc aller découvrir les œuvres présentées par : Stella Bierrenbach, Aude Medori, Camille Moncomble, Galatée Pestre et Sophie Robbe.

Aude Medori, who is jeweler and plastic artist, is the creator of this nice project. Every year, she gathers five or six jewelers to share this place and to create a link between artists and creations. This year, you can discover : Stella Bierrenbach, Aude Medori, Camille Moncomble, Galatée Pestre and Sophie Robbe.

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Clémentine, 5 mai 2016, dorure par Isabelle Emmerique. Clementine, the 5th of May 2016, gilding by Isabelle Emmerique. Photo : Florent Mulot

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Olivier, le 29 juin 2016, dorure par May Pham van suu. Olivier, the 29th of June 2016, gilding by May Pham van suu. Photo : Florent Mulot

Cet automne, la galerie propose aux visiteurs de découvrir ce qui, le plus souvent, reste caché : nos cicatrices. En invitant Hélène Gugenheim, le public pourra ainsi s’immerger dans les performances de l’artiste qui propose, par l’application de feuilles d’or sur des cicatrices, de sublimer cette zone de fragilité issue d’une blessure. Ce faisant, elle souligne la valeur de nos marques mais aussi l’importance que nous accordons parfois à nos propres failles et faiblesses.

This autumn, the gallery invite visitors to discover something we hide : our scars. Inviting Hélène Gugenheim, public could see the videos of the different performances. By gilding scars, she wants to enhance these weaknesses whick talk about wounds. She highlights the worth of our marks but also the importance that we give many of times to our flaws.

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Antoine, 14 juin 2016, dorure par Martine Rey. Antoine, the 14th of June 2016, gilding by Martine Rey. Photo : Florent Mulot

Depuis 2015, le protocole a été activé à six reprises et il est aussi dérangeant qu’époustouflant. Il montre à quel point notre corps, si fragile, peut néanmoins guérir. Si l’événement traumatique a disparu, sa trace indique la mutation et le changement. Elle confirme la capacité du corps à passer à autre chose car la vie et l’instinct de survie sont souvent plus forts que le reste. Le travail d’Hélène trouve sa source dans une technique japonaise que les céramistes connaissent bien : le kinstugi, qui consiste à réparer des faïences avec de la laque et à souligner les joints avec de l’or. Symboliquement, en sublimant la cassure, on rend alors à l’objet sa capacité à continuer son rôle. Je vous invite à visionner les performances sur le site de l’artiste, ici.

Since 2015, six performances were realised. And it’s as much disturbing as amazing. It shows us how our body, so frail, can cure. If the trauma have disapeared, the scar indicates us the changes. This one confirms that the body is really strong and that life is always the good solution. The work made by Hélène is inspiring by a japanese technique named Kinstugi. This one is used to restore and to preserve broken potteries with lacquer and gold. Symbolically, the artist gives back to the piece its role. You can discover the video made by Hélène on her website, just here.

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Lacrima, Camille Moncomble. Photo : Félix Dol.

Les artistes en résidences proposeront aussi de s’intégrer dans le projet en proposant des pièces qui racontent la cicatrice, le lien. Des textes compléteront le tout et proposeront aux visiteurs un ensemble cohérent à la frontière de l’objet, à la frontière de la littérature. Une autre manière que voir le bijou et sa fonction sociale ou/et décorative.

The different artist of the gallery have created different jewels talking about the scar or the link. Some texts will complete the exhibition and invite visitors between jewelry and literature. An other way to see jewels and its societal and decorative role.

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Aude Medori, 2016.

L’exposition dure du 14 octobre au 19 novembre 2016. Je vous invite à aller la visiter, le concept ne devrait pas vous laisser de marbre !

The exhibition runs from the 14th of October to the 19th of November 2016. You have to go and to visit it. Sure this one won’t leave you indifferent !

À bientôt !

See you soon !

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