(1/2) Un précieux weekend à Genève : la vente Sotheby’s

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Dans un peu moins de quinze jours, les maisons Sotheby’s et Christie’s se disputeront les faveurs des acheteurs du monde entier lors des ventes des 15 et 16 mai 2018. Alors que les catalogues et les effets d’annonces se diluent, je me suis penchée sur ces deux catalogues. Fort bien fournis avec des belles pierres et de grandes signatures, j’ai cependant été déçue par les pièces dites « Nobel jewels » car c’est souvent là que j’y trouve les pièces les plus intéressantes. Il faut néanmoins reconnaitre que plusieurs années exceptionnelles en la matière ont peut-être eu raison de l’opulence de certains coffres. Mais peut-être la prochaine vente me contredira-t-elle ? Quoi qu’il en soit, à l’heure à laquelle j’écris ce papier, le catalogue Sotheby’s est moins riche que je ne pouvais l’espérer mais il révèle quelques belles surprises dont une de taille avec le Farnese Blue qui devrait battre tous les records vu son pedigree. J’ai donc décidé de commencer par cette première sélection avant de vous présenter mes lots préférés issus du catalogue Christie’s.

In a little less than a fortnight, Sotheby’s and Christie’s will be competing with worldwide buyers for sales on May 15 and 16, 2018. As catalogs and ad effects dwindle, I looked these two catalogs. Well supplied with beautiful stones and famous signatures, I was disappointed, however, by the « Nobel jewels » because it is often there that I find the most interesting pieces. It must be acknowledged, however, that several exceptional years may have reduced the opulence of certain safe-deposit boxes. But maybe the next sale will contradict me ? Anyway, at the time when I write this paper, the Sotheby’s catalog is less rich than I could have hoped for but it reveals some nice surprises including the Farnese Blue which should explode all records when we read its pedigree. So I decided to start with this first selection before presenting my favorite lots from the Christie’s catalog. Go ! 

sotheby's, cartier

Lot 125 : les pièces d’inspiration persane de la maison Cartier sont extrêmement célèbres et pourtant on ne les voit que peu dans les ventes aux enchères. Cette broche des années 1925 en est un très bel exemple. Elle est réalisée en platine, or, diamants, émeraudes et rubis. Fabrication française. Estimation entre 40,000 et 60,000 $. The Persian-inspired pieces of the Cartier House are extremely famous and yet we hardly see them in the auctions. This brooch of the 1925s is a very good example. It is made of platinum, gold, diamonds, emeralds and rubies. French made. Estimate between $ 40-60k. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 186 : outre le fait que c’est un diamant deep brown-orange de 26,20 carats (naturel, non traité, VVS2, GIA), j’aime particulièrement l’utilisation du cordon tressé qui donne un coté très moderne à ce collier. Parfois, moins la joaillerie est présente et mieux c’est. Le motif en or s’accompagne de diamants incolores dont deux poires de 3.05 et 3.23 carats respectivement. Estimation entre 300,000 et 410,000 $. Besides the fact that it is a deep brown-orange diamond of 26,20 carats (natural, untreated, VVS2, GIA), I particularly like the use of the braided cord which gives a very modern side to this necklace. Sometimes, less jewelry is present and better it is . The gold motif featuring also colorless diamonds, including two pears of 3.05 and 3.23 carats respectively. Estimate between $ 300-410k. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 253 : bien peu d’informations sur cette superbe broche en or, argent, diamants, émail et centre saphir de 35,60 carats datant des années 1880. Pas de certificat pour vous en dire plus. Mais je la trouve sublime. Estimation entre 15,000 et 25,000 $. Very little information on this beautiful brooch in gold, silver, diamonds, enamel and sapphire center of 35.60 carats dating from the 1880s. No certificate to tell you more. But I find it sublime. Estimate between $ 15-25k. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 280 : n’est-il pas incroyable ce collier serpent des années 1840 ? Or et argent, diamants, rubis, émeraudes et émail. Entièrement mobile et parfaitement souple, c’est une petite merveille de technicité. Estimation entre 25,000 et 35,000 $. Is not it incredible this 1840s snake necklace ? Gold and silver, diamonds, rubies, emeralds and enamel. Fully mobile and perfectly flexible, with an impressive technical nature. Estimate between $ 25-35k. Photo : Sotheby’s

sotheby's, lalique

Lot 339 : On voit assez peu de pièces transformables de la maison René Lalique. Le bijou à transformation n’était pas la spécialité de l’atelier. D’où le plaisir de pouvoir admirer ce très rare collier transformable en peigne. Réalisé en or émaillé avec un centre citrine. Estimation entre 200,000 et 380,000 $. We can see quite a few transformable pieces of the René Lalique house. The jewel of transformation was not the specialty of the workshop. Hence the pleasure of being able to admire this very rare necklace transformable into a comb. Made in enamelled gold with a citrine center. Estimate between $ 200-380k. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 372 : on pourrait le croire padparadscha, et pourtant il n’en est rien. Qu’est-il donc ce saphir ? Il est rose, certifié en provenance du Sri Lanka et non traité par la SSEF. Mais il a ce quelque chose qui le fait ne ressembler à aucun autre. Son poids : 95,45 carats. Estimation entre 600,000 et 1 million de dollars. Je suis déjà curieuse de son résultat final tant cette pierre est atypique. One might think Padparadscha, and yet it is not so. What is this sapphire ? It is a pink one, certified from Sri Lanka and unheated by the SSEF. But it has this something that makes it looks like no other. Its weight: 95.45 carats. Estimate between $ 600k and 1 million. I am already curious of its final result as this stone is atypical. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 376 : voila l’une des rares lots de provenance royale de cette vente. Cette tiare en or, argent et diamants date du début du XIXe siècle, vers 1830. Sans poinçon de maitre, elle est néanmoins proposée dans un écrin Mellerio. On sait que cette pièce de joaillerie fut portée par la Princesse Françoise de Bourbon-Parme à son mariage avec le Prince Edouard de Lobkowicz en 1959. Selon l’histoire familiale, cette pièce provient de la famille Bourbon Lignières. Pour situer, la date du 12 novembre 1927 est importante. Ce jour-là, Madeleine de Bourbon Busset (la mère de la princesse Françoise) – fille de Georges de Bourbon Lignières et Jeanne de Kerret de Quillien – épouse le Prince Xavier de Bourbon-Parme – fils de Robert Bourbon-Parme, Duc de Parme et de Plaisance, et de Maria Antonia de Bragança, Infante du Portugal. Peut-être la maison Mellerio pourrait nous en dire plus. Quoi qu’il en soit, on sait aussi que la famille de Bourbon Lignières était cliente régulière de la maison.  Estimation entre 120,000 et 180,000 $. Here is one of the few lots of royal provenance of this sale. This tiara in gold, silver and diamonds dates from the early nineteenth century, around 1830. Without maker’s mark, it is nevertheless proposed in a box Mellerio. It is known that this piece of jewelry was worn by Princess Francoise de Bourbon-Parme at her wedding with Prince Edouard de Lobkowicz in 1959. According to the family history, this piece comes from the Bourbon Lignières family. To understand, the date of November 12, 1927 is important. That day, Madeleine de Bourbon Lignières (1898-1984), daughter of Georges de Bourbon Lignières, Comte de Lignières, and Jeanne de Kerret de Quillien, married Prince Xavier de Bourbon Parme (1889-1977), son of Robert de Bourbon Parme, Duke of Parma and Piacenza and Maria Antonia de Bragança, Infante of Portugal. Estimated between $ 120-180k. Photo : Sotheby’s

sotheby's

Lot 377 : Découvrir un diamant inconnu ayant plus de trois siècles d’existence n’arrive pas tous les jours. Et pourtant, c’est ce qui est arrivé aux experts de la maison Sotheby’s. Nul doute que la surprise a du être grande lorsque le Farnese Blue s’est présenté à eux. La pierre, fancy dark grey-blue, pèse 6,16 carats (SI2, GIA). Alors, récapitulons. Car au-delà de cette belle annonce, l’histoire de cette pierre est suffisamment étonnante. Discovering an unknown diamond with more than three centuries of existence does not happen every day. And yet, that’s what happened to the experts at Sotheby’s. No doubt the surprise must have been great when the Farnese Blue came to them. The stone, fancy dark gray-blue, weighs 6.16 carats (SI2, GIA). So, let’s recap. because beyond this beautiful announcement, the history of this stone is sufficiently amazing.

D’où provient cette pierre ? Nul ne le sait vraiment mais sa couleur, sa pureté et son ancienneté suggère que cette pierre est indienne et qu’elle provient des mines de Golconde. Sa première apparition « écrite » date de l’année 1714-1715 quand Philippe V, roi d’Espagne, épouse la princesse italienne Elisabeth Farnese. En Aout 1715, la Golden Fleet quitte Cuba mais n’arrivera jamais à destination. Un ouragan a raison de 19 des 20 bateaux. C’est à ce moment-là que la pierre apparait. Elle parvient en Espagne avec un mot rédigé en français disant que cette gemme est offerte par les Iles Philippines à la Princesse Farnese, Reine d’Espagne, dont son mari – Philippe V – fut l’arrière arrière petit-fils du Comte de Villafranca, propriétaire de la pierre. Ensuite , la pierre a traversé l’histoire comme les familles royales européennes et principalement la famille des Ducs de Parme et de Plaisance. Le dernier propriétaire historique fut Elie de Bourbon (1880-1959) puis sa descendance. On peut donc penser que la pierre provient de la famille de Bourbon-Deux-Siciles.  Estimation entre 4 et 5 millions de dollars. Record espéré ! Where does this stone come from? No one really knows, but its color, purity and age suggest that this stone is Indian and comes from the Golconda mines. His first appearance « written » dates from the year 1714-1715 when Philip V, King of Spain, married the Italian Princess Elisabeth Farnese. In August 1715, the Golden Fleet by Cuba but will never reach its destination. A hurricane is right of 19 of the 20 boats. It is at this moment that the stone appears. She arrives in Spain with a word written in French saying that this gem is offered by the Philippine Islands to Princess Farnese, Queen of Spain, whose husband – Philip V – was the great-grandson of Count de Villafranca, owner of the stone. Then, the stone went through history as the European royal families and mainly the family of the Dukes of Parma and Piacenza. The last historical owner was Elie de Bourbon (1880-1959) and his descendants. We should think that the stone comes from the family of Bourbon-Deux-Sicile. Estimate between $ 4 and $ 5 million. Record hoped! Photo : Sotheby’s

À bientôt !

See you soon !

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