“Non, la De Beers n’ouvre pas (encore) de laboratoire commercial”

Je partage de nouveau ici un article écrit par Rob Bates qui m’a semblé très intéressant. Article traduit et publié sur le blog de la maison Rubel & Ménashé. Bonne lecture !

“Depuis quelques années, la De Beers gère l’IIDGR (International Institute for Diamond Grading and Research), un laboratoire qui délivre des rapports pour les diamants de la marque Forevermark. (Le laboratoire AGS effectue les certifications pour lui aux États-Unis.) Plus tôt cette année, l’IIDGR a ouvert une filiale à Surat qui, selon le Times of India, le mettra en « concurrence directe » avec l’IGI et le GIA.

La De Beers prévoit-elle donc d’ouvrir un laboratoire pour le marché, à l’instar de Rapaport ?

Non, affirme Jonathan Kendall, le président de l’IIDGR. Mais il ne manque pas d’ajouter certaines mentions, comme « dans un avenir proche ». 

« Forevermark consomme toutes les capacités dont nous disposons, affirme-t-il. Nous ne cherchons pas à nous opposer frontalement à qui que ce soit sur le marché. »

Parmi ses services, le laboratoire de Surat proposera un dépistage des mêlées grâce à l’appareil automatisé de la De Beers, annonce Jonathan Kendall. L’IIDGR effectue également certaines certifications pour les labels privés et certifie les diamants des sightholders qui le demandent – mais les choses s’arrêtent là, explique-t-il (en ajoutant « pour l’instant »).

« Si vous voulez vous engager dans la [certification] générique, vous devez vous engager à fond, explique-t-il. Il existe une opportunité considérable, mais vous devez vous donner à 100 %. »

L’IIDGR est également réputé pour être l’un des laboratoires les plus automatisés : il utilise une machine automatisée de détection des couleurs et espère disposer de son propre outil automatisé de détection des puretés, qui devrait être opérationnel dans les 12 prochains mois. « Notre but est d’utiliser de plus en plus de technologie, pas de revenir en arrière », explique Jonathan Kendall, ajoutant que cela permettra, au final, d’accélérer les rotations et d’abaisser les coûts.

Selon lui, l’objectif final est de construire un marché – mais avec précaution.

« Vous devez vous assurer de respecter les normes et de ne pas tomber dans le piège de vous développer trop rapidement », souligne-t-il.

L’IIDGR vend également des appareils, notamment les détecteurs de synthétiques DiamondSure et DiamondView.

Jonathan Kendall souhaite également faire savoir au marché que, depuis l’année dernière, DiamondSure est équipée d’un nouveau module capable de détecter les pierres de laboratoire serties dans des bijoux.

« La saga des synthétiques touche maintenant les bijoux. Nous avons donc développé ce détecteur spécialement pour les bijoux, affirme-t-il. C’est une avancée technologique très importante. Nous travaillons dur pour faire connaître son existence aux professionnels. »”

Par Rob Bates.

Source : JCK online via Rubel & Ménashé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *