La couleur des diamants pourra être soumise à un arbitrage

Définir la couleur d’un diamant est un challenge quotidien pour les laboratoires de gemmologie. Si aujourd’hui les standards du GIA sont les plus utilisés, tout les laboratoires ne les utilisent pas. Et d’un laboratoire à un autre, parfois, les résultats ne sont pas les mêmes… C’est donc dire si ce sujet est particulièrement suivi par notre métier.

Ce sujet est d’autant plus important que la couleur d’un diamant influe de manière très importante sur le tarif d’une pierre. Ajoutons que dans le contexte actuel avec l’affaire qui agite le GIA et plusieurs centaines de rapports rappelés pour cause de traitement influant la couleur des pierres, il est plus que nécessaire de s’y intéresser. J’ai donc lu avec intérêt cet article sur Diamonds.net et je vous en propose une traduction.

“Les négociants en diamants vont devoir faire face à un nouvel arbitrage sur la couleur de leurs pierres si celles-ci montrent une différence de plus d’une teinte seulement par rapport aux standards qu’appliquent ce secteur. C’est l’objectif d’un texte issu d’une concertation entre les plus importantes organisations professionnelles. De plus, cet arbitrage devrait s’étendre progressivement à la gradation de la pureté des pierres.

C’est, tout du moins, le but de la déclaration de principe qu’ont formulé les trois organisations listées ci-dessous :

  • World Federation of Diamond Bourses (WFDB)
  • The International Diamond Manufacturers Association (IDMA)
  • CIBJO – The World Jewellery Confederation

Ce texte reconnait les standards du Gemological Institute of America (GIA) et du l’International Diamond Council (IDC) comme ceux acceptés par le secteur professionnel du négoce de diamants.

Les diamants qui semblent poser un problème pourront être soumis par une bourse locale à un laboratoire reconnu pour ses compétences et sa régularité par le Métier. Mais les pierres pourront aussi être jugées par trois experts reconnus par la profession. Ils devront être choisis par les autorités compétentes de la bourse en question et être indépendants.

Si cette expertise menée en totale indépendance (c’est du moins le souhait exprimé par ce texte, nda), et si les résultats ne concordent pas avec le rapport qui accompagne la pierre, la bourse pourra prendre des mesures (y compris des sanctions disciplinaires ) à l’encontre des parties en cause.

Cette nouvelle directive a été envoyée aux adhérents des associations citées ci-dessus, à la fin du mois de mars 2015. Mais elle a été dévoilée publiquement par Ernie Blom, le président World Federation of Diamond Bourses (WFDB), la semaine dernière à Tel Aviv.

Les critères de gradation d’une pierre étant subjectifs, il est courant dans le métier de considérer qu’une différence de couleur d’une teinte puisse être tolérée a déclaré M. Blom. Ce principe a été “normalisé” par notre secteur mais nous estimons que l’adhésion à ce nouveau règlement ne peut que renforcer la confiance entre les acheteurs et les vendeurs, et plus généralement dans les diamants.”

À bientôt.

Source : Diamonds.net

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