Des gemmes de la Couronne de France au Musée de Minéralogie de Paris

Il y quelques jours, répondant à l’invitation des Services de la Conservation du Musée de Minéralogie de Paris, je participais avec un immense plaisir à l’inauguration des vitrines qui présentent la collection des gemmes des Joyaux de la Couronne de France confiées à cette remarquable institution en 1887.

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Sélection d’améthystes de Russie provenant d’une ancienne parure pour l’Impératrice Marie-Louise conçue par Nitot (Maison Chaumet) et qui comptait 235 gemmes. Lesquelles furent démontées sous Louis XVIII. La collection du Musée compte 144 pierres. Photo : Mines Paris Tech – A. Stenger

Cette magnifique collection dont certaines pierres n’ont pas été présentées au public depuis 130 ans met ainsi en valeur des améthystes de Russie, des Topazes roses brésiliennes et des émeraudes de Colombie de la plus belle qualité.

En effet, suite à la décision prise par le gouvernement de l’époque sous le IIIe République de céder son trésor national pour se débarrasser d’un symbole de la monarchie, certaines gemmes sont néanmoins données à plusieurs institutions car elles possèdent un caractère minéralogique et historique important :

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Quelques topazes roses aussi appelées Rubis du Brésil furent acquises pour une parure destinée à l’Impératrice Marie-Louise. Les pierres sont données en 1887 au Museum qui comptent 48 gemmes dans sa collection. Photo : Mines Paris Tech – A. Stenger

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La collection compte aussi de nombreuses émeraudes de Colombie pesant environ 1 carat chacune. Elles ont servi au serti de la Couronne de Sacre de Napoléon III. Photo : Mines Paris Tech – A. Stenger

Cette exposition permanente sera donc accessible au grand public à partir du 5 janvier 2016, date de réouverture du Musée après les congés de Noël. Elle est rendue possible grâce au mécénat de la maison lyonnaise Riondet spécialisée dans le bijou ancien. J’attire d’ailleurs votre attention sur le fait que Geoffray Riondet a notamment eu l’opportunité d’étudier le Grand Saphir bleu de Louis XIV, conservé dans les collection du MNHN de Paris.

Par ailleurs, le 7 janvier 2016, le Musée se transformera le temps d’une journée en bureau de poste et vous proposera un carnet de timbres inédit présentant certains des plus beaux spécimens minéralogiques de la collection. Philatélistes, je compte sur vous pour y aller et acquérir de bel ensemble !

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Le carnet de timbres proposé par le Musée Mines ParisTech et la Poste, à partir du 7 janvier 2016.

À bientôt !

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. foifoif dit :

    Merci de parler de cet événement important. Des erreurs : les topazes ont été distribuées entre les Mines et le Muséum (et pas qu’au Muséum qui en reçu 19 et pas 48 comme écrit). Quant à ce dernier (MNHN), qui a participé à cet événement aux Mines, vous semblez l’éviter quand vous parlez des études sur le Grand Saphir mais aussi la conférence liminaire à cette inauguration qui est un collaboration Mines-MNHN.
    Sans parler de l’autre partie des joyaux de la Couronne (le restant des émeraudes, améthystes et topazes roses ainsi qu’opales, diamants, aigue-marine, rubis, perles, spinelle, turquoises, saphirs, topazes orange etc..) qui sont présentées au Muséum (vous n’en avez pas parlé dans votre billet sur « Trésors de la Terre » il y a un an).

    1. legemmologue dit :

      Bonsoir, merci de votre message. J’ai repris le communiqué de presse des Services de la Conservation où sont indiquées les 48 topazes de la collection du Musee Mines ParisTech. Je redemanderai une confirmation au Musée. Je n’ai pas parlé de la conférence, n’ayant malheureusement pas pu y assister. Et j’ai décidé de ne pas reparler des collections présentées dans les deux autres institutions car elles le sont depuis longtemps, même si pour la galerie de minéralogie, les pierres ne sont visibles que depuis la réouverture, ici on parle de pierres qui pour certaines n’avaient jamais été présentées au public. Bien à vous.

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