Anais Rheiner, lumineuse joaillerie

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
LinkedIn

Dans le 6e arrondissement de Paris, juste derrière l’Eglise de Saint-Germain-des-Près se cache une boutique discrète qui mérite pourtant que vous la connaissiez. N’ayez pas peur, sonnez et poussez la porte pour entrer un monde où le bois, la pierre et le papier plissé vous accueillent. Dans cet écrin se cache la talentueuse joaillière Anais Rheiner et son remarquable travail floral. Or froissé, martelé, poli et pierres gemmes colorées vous y attendent. Tout un monde s’offre à vous, des bagues que l’on empile et collectionne au grès de ses envies, des boucles qui habillent délicatement l’oreille que dévoile la mèche indiscrète que l’on remet en place… Mais surtout, il y a Anais, son rire en cascade, sa passion des jardins et son accueil qui me donne, chaque fois, envie de rester des heures avec elle pour discuter joaillerie autour d’une tasse de thé.

In the 6th arrondissement of Paris, just behind the Church of Saint-Germain-des-Près hides a discreet store that deserves that you know it. Do not be afraid, ring and push the door to enter in a world where wood, stone and pleated paper greet you. In this lovely place is hidden the talented jeweler Anais Rheiner and her remarkable floral work. Crumpled, hammered, polished gold and colorful gemstones await you there. A whole world is offered to you, rings which one stacks and collects to suit your whims and fancies, earrings which dress delicately the ear that reveals the indiscreet strand that one puts back in place … But especially, there is Anais, her cascading laughter, her passion for gardens and her hospitality that gives me, each time, want to spend hours with her to chat about jewelry art over a cup of tea.

Anais rheiner

Anais Rheiner. Photo : ©MarieChabrol

Anais, c’est aussi une histoire incroyable, faite de voyages et d’une sacré dose de volonté. Ne soyez pas timide, nous ferons juste un crochet par la Suisse avant de rejoindre les terres colorées et chaudes du Zimbabwe… Je vous emmène avec moi ?

Anais, it is also an incredible story, made of travel and a lot of willpower. Do not be shy, we’ll just make a hook through Switzerland before heading to the colorful and warm lands of Zimbabwe … I take you with me?

Anais rheiner

Deux bagues en or jaune, diamants, tourmaline vertes, saphirs roses, saphirs oranges et améthyste. Two yellow gold rings featuring diamonds, rose and orange sapphires, amethyst and green tourmaline. Photo : ©MarieChabrol

1981, Anais nait au bord du lac Léman à Lausanne. Quelques mois plus tard, elle quitte la Suisse pour l’Afrique. Son père, géologue, est recruté par l’industrie minière pour une mission de plusieurs années. Quand à sa maman, passionnée par les minéraux bruts, elle imagine et initie sa propre entreprise de création de bijoux. Mais il n’est ici nul question de joaillerie. Son domaine, c’est le collier, souvent imposant et coloré, composé principalement de gemmes d’origines africaines. Au début des années 90, la mission du père d’Anais se termine mais la famille ne souhaite plus quitter le Zimbabwe et plus particulièrement Harare où elle vit depuis plus de dix ans.

1981, Anais was born on the shores of Lake Geneva in Lausanne. A few months later, she leaves Switzerland for Africa. His father, a geologist, is recruited by the mining industry for a multi-year mission. When her mom, passionate about raw minerals, she imagines and initiates her own jewelry creation company. But there is no question here of high jewelry. Her field is the necklace, often imposing and colorful, composed mainly of gems with African origins. At the beginning of the 90s, Anais’ father’s mission ends, but the family does not want to leave Zimbabwe anymore, especially Harare, where she has lived for more than ten years.

Anais rheiner

Bague en or jaune et apatites. Yellow gold ring set with two bright apatites. Photo : ©MarieChabrol

Dès son adolescence, Anais fréquente assidûment l’atelier boutique de sa maman. Elle y apprend les pierres, le mariage des couleurs, les perles qui plaisent. Elle y découvre aussi le métal, essentiellement l’argent, et ce que l’on peut en faire quand on sait le travailler et le maitriser. A 18 ans, son E-Level en poche, elle décide que la bijouterie sera son métier. Et elle entre dans l’atelier The Gold Center de Harare où elle restera deux ans. Cet apprentissage sur le terrain est profondément bénéfique et formateur.

As a teenager, Anais assiduously frequents the workshop of her mother. She learns the stones, the marriage of colors, the pearls that please. She also discovers metal, essentially silver, and what can be done when one knows how to work and master it. At eighteen, with her E-Level in her pocket, she decides that jewelry will be her job. And she enters at The Gold Center workshop in Harare where she will stay two years. This learning on the ground is profoundly beneficial and formative.

Anais rheiner

Des bagues que l’on collectionne. Trois bagues en or jaune, tourmaline rose pour la pierre la plus importante, saphirs roses et oranges. Rings to collect. Three yellow gold rings set with pink tourmaline for the biggest, orange and pink sapphires. Photo : ©MarieChabrol

Mais la situation politique au Zimbabwe se dégrade et son économie avec. Elle décide donc de partir pour le Mozambique. Ce pays qu’elle connait déjà bien l’inspire depuis longtemps pour ses liens culturels avec le Portugal dont il fut l’une des colonies jusqu’en 1975. Elle s’installe à Beira où elle ouvre sa propre boutique. Elle y restera quelques années. A 24 ans, elle sent bien qu’il lui manque de la pratique comme de la théorie. Le fonctionnement à l’instinct à ses limites. Elle retourne à Harare et se renseigne sur les différentes formations liées à la joaillerie sur le continent africain. Finalement, elle se décide à partir pour l’Afrique du Sud et rejoint la ville de Durban et sa reconnue University of Technology. Elle y restera trois ans et obtiendra son Fine Art and Jewellery Design Degree. Entre temps, elle se formera aussi quelques mois à la Saint-Martins de Londres.

But the political situation in Zimbabwe is deteriorating and its economy with. She decides to leave for Mozambique. This country, which she already knows well, has long inspired her for its cultural links with Portugal, of which it was one of the colonies until 1975. She moved to Beira where she opened her own shop. She will stay there for a few years. At 24, she feels that she misses the practice as theory. Operation on instinct at its limits. She returns to Harare and learns about the different formations related to jewelry on the African continent. Finally, she decided to leave for South Africa and joined the city of Durban and its recognized University of Technology. She will remain there for three years and will receive her Fine Art and Jewelery Design Degree. Meanwhile, it will also be formed a few months at the St. Martins of London.

Anais rheiner

Bague en or jaune, diamants, apatites et morganite. A yellow gold ring featuring diamonds, apatites and morganite. Photo : ©MarieChabrol

Son diplôme validé, se pose la question de savoir quoi en faire. S’installer à Durban est pour elle impossible. Mais pour comprendre cela, il faut comprendre la situation de l’Afrique du Sud. Bien que l’Apartheid ne soit qu’un lointain souvenir, celui-ci a laissé des traces durables dans les relations entre les communautés. La situation politique est complexe, les conflits raciaux entre les Zoulous, Boer et Hindous particulièrement vivaces. A cela s’ajoute la question de la sécurité pour les femmes. Après trois années à vivre dans ce climat, elle choisit de revenir dans sa ville presque natale de Harare. Quelques semaines plus tard, elle s’envole pour Paris où travaille sa soeur.

Her diploma validated, asks the question of what to do with it. Moving to Durban is impossible for her. But to understand that, you have to understand the situation in South Africa. Although apartheid is a distant memory, it has left lasting traces in the relations between communities. The political situation is complex, the racial conflicts between the Zulus, Boer and Hindus particularly vivid. Added to this is the issue of safety for women. After three years living in this climate, she chooses to return to her almost native city of Harare. A few weeks later, she flies to Paris where her sister is working.

Anais rheiner

Bague en or jaune, diamants et centre tourmaline rubellite de 4 carats. A yellow gold ring featuring diamonds and a vivid pink tourmaline of 4 carats. Photo : ©MarieChabrol

L’arrivée dans la  capitale française ne se fait sans encombres pour celle qui n’a connu que l’Afrique, ses cultures et surtout des pays où le sytème administratif n’a strictement rien à voir avec la France. En quête d’un lieu pour travailler, elle investit une ancienne cave à vins et y installe une petite boutique pour y vendre les colliers et les bijoux que confectionne l’atelier de sa maman. Nous sommes en 2007. Elle commence aussi très progressivement à produire ses propres bijoux. Courant 2010, elle rejoint les Ateliers d’Art de France et tente à plusieurs reprises le salon Maison & Objet. Je la rencontre très brièvement en 2014 alors que je viens de revenir à Paris, elle participe alors à la Biennale Révélations avec ses premières collections or et diamants. C’est à cette époque que tout s’enchaine assez vite. La Fondation Banque Populaire la remarque et lui accorde une bourse. Elle mettra cette somme à profit pour rénover et repenser entièrement la boutique de la rue Cardinale. Ainsi née l’identité d’Anais Rheiner et son installation officielle comme créatrice en joaillerie.

The arrival in the French capital is not easy for the one who knew only Africa, its cultures and especially countries where the administrative system has nothing to do with France. In search of a place to work, she invests an old wine cellar and installs a small shop to sell the necklaces and jewelry that makes the workshop of her mother. We are in 2007. She is also very gradually starting to produce her own jewelry. During 2010, she joined the Ateliers d’Art de France and repeatedly tried the Maison & Objet show. I meet her very briefly in 2014 when I have just returned to Paris, she then participates in the Revelations Biennale with her first gold and diamonds collections. It is at this time that everything is linked quickly enough. The Banque Populaire Foundation notices her and gives her a scholarship. She will use this money to renovate and completely redesign the shop on Cardinale Street. Thus was born the identity of Anais Rheiner and her official installation as a jewelry designer.

Anais rheiner

Trois bagues en or jaune et morganites. Three yellow rings featuring morganites. Photo : ©MarieChabrol

Comme Anais aime apprendre, elle démarre des cours de ciselure avec Wiga Mikulski. Cela fait désormais trois ans qu’elle perfectionne sa technique. 2017 est aussi l’année des pierres. Jusque là il n’était question que de diamants et de toutes petites pierres de couleurs. Sa rencontre avec un négociant brésilien change la donne et elle se lance, intégrant tourmalines, morganites, apatites, tanzanites et même grandidierites à ses pièces.

As Anais likes to learn, she starts chasing lessons with Wiga Mikulski. She has been perfecting her technique for three years now. 2017 is also the year of stones. Until then it was all about diamonds and tiny colored stones. Her meeting with a Brazilian gem dealer changes the game and she starts, integrating tourmalines, morganites, apatites, tanzanites and even grandidierites to her creations.

Anais rheiner

Bague en or jaune, diamants, saphirs jaunes et roses et tourmalines de type Paraïba. Yellow gold ring featuring diamonds, yellow and pink sapphires, Paraïba-like tourmalines. Photo : ©MarieChabrol

Sa joaillerie est légère, pleine de détails, aussi joyeuse qu’Anais. Colorée, proche de la peau, ses bijoux se collectionnent, se mélangent, habillent les mains de reflets lumineux. Voila une adresse que vous devez visiter. Et si vous n’êtes pas à Paris, la maison vient d’ouvrir un e-shop qui vous permettra d’admirer les pièces et, je le souhaite, de contacter cette jeune joaillière bourrée de talent !

Her jewelry is light, full of details, as joyful as Anais. Colorful, close to the skin, her jewels have to be collected, mixed, dressing hands with bright reflections. Here is an address that you must visit. And if you are not in Paris, the house has just opened an e-shop that will allow you to admire the pieces and, I wish, to contact this young jeweler stuffed with talent !

À bientôt !

See you soon !

*****

Anais Rheiner

6 rue Cardinale, 75006 Paris

Téléphone / Phone : +33 (0)1 40 46 02 39
contact@anaisrheiner.com

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.