Les pépites de la vente Aguttes du 6 juillet 2022

Le 6 juillet prochain, la maison de ventes aux enchères Aguttes proposera sa dernière vente de joaillerie avant la rentrée. Riche de 141 lots, ce catalogue est riche de très beaux objets et de pièces enthousiasmantes pour qui aime les histoires, l’Histoire et un peu aussi les jolis cailloux. Il y a quelques semaines, je découvrais une grande partie des lots en compagnie de Philippine Dupré La Tour pour réaliser cette sélection que je vous propose aujourd’hui. J’ai retenu les bijoux que je pourrais porter, que je rêverai de porter si l’occasion de les porter se présentait. Plus largement, ce sont des bijoux qui me plaisent tout simplement et qui, je l’espère, vous plairont aussi.

On July 6, the Aguttes auction house will offer its last jewelry sales before Fall. Rich in 141 lots, this catalog is full of very beautiful objects and exciting pieces for those who love stories, history and a little also pretty gems. A few weeks ago, I discovered a large part of the lots with Philippine Dupré La Tour to make this selection that I am offering you today. I selected jewels that I could wear, that I would dream of wearing if the opportunity to wear them presented itself. More broadly, these are jewels that I simply love and which, I hope, will please you too.

Lot 8: broche « serpent » en or, émail, diamants et rubis. travail français du XIXe siècle. Estimation entre 2500 et 3000 euros.

Lot 8: « snake » brooch in gold, enamel, diamonds and rubies. 19th century French work. Valuation between € 2.5-3k. Photos : Aguttes

Le serpent est absolument partout dans l’histoire de la joaillerie. On le connait bien depuis la période hellénistique où il fut abondamment employé par les orfèvres de la Grèce antique. Longtemps, il fut vu comme le symbole du renouvellement, lié à la terre. Par ses mues successives, le serpent porte en lui un symbole de régénération et même de guérison. Ce n’est pas pour rien qu’il figure sur le bâton qui accompagne Asclepios, le dieu de la médecine aussi connu sous le nom d’Esculape. Mais, le reptile porte aussi en lui de nombreux autres symboles au travers des âges : immortalité, amour, tentation… Il y a tant à dire que l’on pourrait en faire un livre. Sur ce bijou du XIXe siècle, ce qui est aussi très intéressant, c’est l’association du serpent au nœud. Motif également inspiré de l’Antiquité avec le fameux nœud d’Heracles, symbole de mariage, qui symbolise une union indéfectible. Ici, notre serpent est noir, il faut d’ailleurs noter l’état impeccable de l’émail (peut-être le bijou n’a pas été porté ou très peu). Il est aussi relativement souriant, c’est peut-être ce qui m’a aussi plu chez lui. Quand à la symbolique de ce bijou, certainement un bijou de deuil ou tout du moins un bijou de sentiment. Par son sujet et son état de conservation, c’est clairement l’un de mes coups de cœur absolu dans ce catalogue.

The snake is absolutely everywhere in the history of jewelry. We know it well since the Hellenistic period when it was widely used by the goldsmiths of ancient Greece. For a long time, it was seen as the symbol of renewal, linked to the earth. Through its successive moults, the snake carries within it a symbol of regeneration and even healing. It is not for nothing that he appears on the staff that accompanies Asclepios, the god of medicine also known as Aesculapius. But, the reptile also carries many other symbols within it through the ages: immortality, love, temptation… There is so much to say that we could make a book out of it. On this 19th century jewel, what is also very interesting is the association of the snake with the knot. Pattern also inspired by Antiquity with the famous knot of Heracles, symbol of marriage, which symbolizes an unfailing union. Here, our snake is black, it is also necessary to note the impeccable state of the enamel (perhaps the jewel was not worn or very little). It is also relatively smiling, which is perhaps what I also liked about it. As for the symbolism of this jewel, certainly a jewel of mourning or at least a jewel of sentiment. By its subject and its state of conservation, it is clearly one of my absolute favorites in this catalog.

Lot 18 : bracelet en or, diamants et opales. Travail de la fin du XIXe siècle. Estimation entre 2000 et 3000 euros.

Lot 18 : opal, diamond and gold bracelet. End of the 19th century. Valuation btw €2-3k. Photos : Aguttes

Au XIXe siècle, l’opale n’a pas forcément bonne presse. Et ce pour une raison toute simple, on la considère comme portant malheur. Apprentie, je me souviens d’avoir entendu des professionnels à l’aube de prendre leur retraite qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec cette drôle de pierre aux reflets changeants. Aussi, quand je croise la route de très belles pièces serties d’opales, je ne peux qu’être heureuse de les manipuler. Notre bracelet est serti d’opales australiennes, ce qui situe cette pièce au minimum après 1849, date de la découverte des premières opales dans ce pays par le géologue Johannes Menge. Associée à la magie, de par l’incompréhension de ce qui cause les feux colorés dans cette gemme, l’opale est de fait associée au surnaturel, très en vogue en cette fin de XIXe siècle. En pleine révolution industrielle, la bonne société de passionne alors pour ces questions autour de la vie après la mort. Dans une époque en pleine mutation, le spiritisme est une voie d’exploration pour essayer de comprendre un monde qui change. On croise alors des bijoux auxquels ont prête des vertus magiques. Et les opales, aimées mais alors incomprises, y figurent. Ce bracelet, dont les opales sont imposantes, reste donc une pièce rare pour cette époque. On note d’ailleurs un système pensé par le joaillier de l’époque pour les démonter sans les endommager. Peut-être pouvait-on les remplacer par une barrette sertie de diamants ou de perles? Pour ma part, j’adhère!

In the 19th century, opal did not necessarily have good press. And for a very simple reason, it is considered unlucky. Apprentice, I remember having heard professionals at the dawn of their retirement that they wanted nothing to do with this strange stone with changing reflections. Also, when I come across very beautiful pieces set with opals, I can only be happy to handle them. Our bracelet is set with Australian opals, which places this piece at least after 1849, the date of the discovery of the first opals in this country by the geologist Johannes Menge. Associated with magic, due to the misunderstanding of what causes the colored fires in this gem, the opal is in fact associated with the supernatural, very fashionable at the end of the 19th century. In the midst of the industrial revolution, good society was passionate about these questions around life after death. In a changing era, spiritualism is a way of exploring to understand a changing world. We then come across jewels to which have lent magical virtues. And the opals, loved but then misunderstood, are there. This bracelet, whose opals are imposing, therefore remains a rare piece for this period. We also note a system designed by the jeweler of the time to dismantle them without damaging them. Perhaps they could be replaced by a barrette set with diamonds or pearls? For my part, I agree!

Lot 20 : broche en argent et or, diamants, rubis et cristal d’Essex. Estimation entre 400 et 600 euros.

Lot 20 : silver, gold, diamond, ruby and Essex crystal brooch. Valuation between € 400-600. Photo : Aguttes

Difficile de ne pas craquer devant le charme surrané et le kitch totalement assumé des bijoux avec du cristal d’Essex. Parmi les sujets de prédilection de ces pièces anglaises, les chevaux et les petits chiens. Le nom de ces pièces vient d’une confusion entre un artiste adoré par le reine Victoria – M. William Essex (il réalisait alors des miniatures) – et William Bishop Ford – son élève – qui réalisait des miniatures émaillées destinées à être montées sur des bijoux et plus particulièrement des épingles. Ces bijoux ont commencé à essainer en Angleterre dans les années 1860. Le cristal d’Essex avec ses thématiques toutes plus British les unes que les autres a su trouver son public mais il n’est pas très courant d’en voir dans les ventes aux enchères françaises. Aussi, découvrir cette pièce dans le catalogue de la maison Aguttes m’a réjouit. Il me semble que le chien représenté ici est un Cairn Terrier mais je peux me tromper. Bien entendu, il vous faudra être fan de petits chiens pour acquérir cette pièce en particulier ou avoir beaucoup de second degré, ce qui peut-être aussi une très bonne chose. Je vous laisse choisir votre raison, mais pour ma part, je trouve ces bijoux aussi adorables que necessaires dans un paysage joaillier parfois en manque d’imagination et d’humour.

It’s hard not to fall in love with the quaint charm and totally assumed kitsch of jewelry with Essex crystal. Among the favorite subjects of these English jewels, horses and small dogs. The name of these pieces comes from a confusion between an artist adored by Queen Victoria – Mr. William Essex (he then made miniatures) – and William Bishop Ford – his student – who made enamel miniatures intended to be mounted on jewelry and more particularly pins. These jewels began to be tried out in England in the 1860s. Essex crystal with its themes, each more British than the other, has found its audience, but it is not very common to see it in sales at French auctions. Also, discovering this piece in the Aguttes catalog made me happy. It seems to me that the dog represented here is a Cairn Terrier but I could be wrong. Of course, you will have to be a fan of small dogs to acquire this particular piece or have a lot of second degree, which can also be a very good thing. I let you choose your reason, but for my part, I find these jewels as adorable as necessary in a jewelry landscape sometimes lacking in imagination and humor.

Lot 22 : broche en or, diamants et rubis, fin XVIIIe ou tout début XIXe siècles. Estimation entre 1800 et 2200 euros

Lot 22: brooch in gold, diamonds and rubies, late 18th or very early 19th centuries. Valuation between €1.8-2.2k. Photos : Aguttes

J’aime quand les bijoux nous parviennent. Et quand ils ont survécu aux turpitudes du temps et des événements. Comme avec cette broche, ce petit « devant de corsage », datant de la toute du XVIIIe ou du tout début du XIXe siècle. J’aime à imaginer celle qui le portait. Réalisé en or, diamants et rubis, il est mobile, adorable et certainement légérement modifié au cours des années. Qu’importe, il reste vraiment très élégant et d’une grande delicatesse. Il semble que ce ne soit pas un travail français mais il n’y a pas de poinçons donc il gardera tout son mystère et cela me va très bien. Elles sont relativement nombreuses les broches de ce type et elle raconte toute une histoire de la mode. Une époque faite de corsets, de corps feminins sculptés par les vetements, de bijoux délicatement placés à ces endroits stratégiques tel que le cou, le décolleté, les poignets. Ces bijoux parlent aussi de séduction, ils attiraient le regard des hommes là où il fallait le diriger. Ces pièces racontent aussi des histoires de femmes, celles qui se montrent, celles qui ne peuvent s’offrir des parures somptueuses et donc celles qui sont moins chanceuses de remporter un bon parti comme on disait alors.

I love when jewelry reaches us. And when they survived the turpitudes of time and events. As with this brooch, this little « devant de corsage », dating from the very end of the 18th or the very beginning of the 19th century. I like to imagine the one who wore it. Crafted in gold, diamonds and rubies, it is mobile, adorable and certainly slightly modified over the years. Whatever, it remains really very elegant and of great delicacy. It looks like it’s not French but there are no hallmarks so it will keep all of its mystery and that suits me just fine. There are relatively many brooches of this type and it tells a whole fashion story. An era made of corsets, female bodies sculpted by clothing, jewels delicately placed in these strategic places such as the neck, the neckline, the wrists. These jewels talk about seduction, they attracted the eyes of men where it had to be directed. These pieces also tell stories of women, those who show themselves, those who cannot afford sumptuous adornments and therefore those who are less lucky to win a good party as the era said.

Lot 30 : broche rameau en platine et or, diamants et émeraudes. Cartier, vers 1910. Estimation entre 2000 et 4000 euros.

Lot 30 : platinum & gold Cartier brooch, circa 1910. Valuation btw €2-4k. Photos : Aguttes

Voilà vraissemblablement une commande spéciale de la maison Cartier réalisée dans les années 1910. En témoigne le style, les matériaux, la délicatesse du serti millegrain et l’esthétique générale du bijou. Cette toute petite broche de 3,5 cm de diamètre figure entre autres des rameaux d’olivier, les fruits étant représentés ici par de petites émeraudes. Le rameau d’olivier, c’est comme le serpent, un symbole mythologique que l’on retrouve à presque toutes les époques dans le bijou depuis l’antiquité. Symbole de paix, d’amour, de victoire, on le retrouve également dans la Bible dans l’histoire de l’Arche de Noé. En face de cette branche, une autre plante (très certainement du laurier), plus stylisée, dont les feuilles rapellent le motif Cachemire ou Boteh, rappelant combien la maison s’est largement inspirée de la culture perse pour la conception de ces pièces. Motif que l’on peut appercevoir aux pieds des deux branches. Ce qui est intéressant dans les pièces de cette époque, c’est la manière dont la maison a su utiliser des sources d’inspirations multiples que les dessinateurs internes ont alors réemployés avec leurs propres codes. Alors, ce petit objet était-il destiné en cadeau d’une victoire quelquonque ou d’une consécration? L’hypothèse est probable. Personnellement, je penche plutôt pour un bijou de maçon. Et c’est largement possible car, la couronne de laurier et d’olivier est également le symbole maçonique bien particulier pour le 4e degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

This is probably a special order from the Cartier house made in the 1910s. The style, materials, the lovely millegrain setting technique and general aesthetics of the jewel bear witness to this. This very small brooch, 3.5 cm in diameter, features, among other things, olive branches, the fruits being represented here by small emeralds. The olive branch is like the serpent, a mythological symbol that can be found in almost all eras in jewelry since antiquity. Symbol of peace, love, victory, it is also found in the Bible in the story of Noah’s Ark. Opposite this branch, another more stylized plant (certainly laurel), whose leaves recall the Cashmere or Boteh motif, recalling how much the house was largely inspired by Persian culture for the design of these pieces. Pattern that can be seen at the feet of the two branches. What is interesting in the pieces from this period is the way in which the house was able to use multiple sources of inspiration that the internal designers then reused with their own codes. So, was this small object intended as a gift of some victory or of a consecration? The hypothesis is probable. Personally, I’m leaning more towards a mason’s jewel. And it is largely possible because, the wreath of laurel and olive tree is also the very particular Masonic symbol for the 4th degree of the Ancient and Accepted Scottish Rite.

Lot 46 : collier Chaumet en platine, diamants et rubis. Vers 1980. Estimation entre 100,000 et 120,000 euros

Lot 46: Chaumet necklace in platinum, diamonds and rubies. Circa 1980. Valuation between €100-120k. Photos: Aguttes

En régle générale, dans mes sélections, je ne parle par les lots phares. Ceux qui ne devraient pas avoir de difficultés à trouver un nouveau propriétaire pour en prendre soin. Mais là, je fais une exception. Pas pour le design (simple et efficace) mais juste pour les pierres et aussi – beaucoup, en fait ! – pour la fabrication qui répond aux meilleurs critères techniques pour une pièce de ce type. Certainement réalisé à la fin des années 80 ou au tout début des années 90, ce collier serait aujourd’hui complétement pensé en CAO. Mais là, ce n’est pas le cas. Quand je l’ai eu en main chez Aguttes, je me suis simplement régalée. J’ai pris un immense plaisir à observer les pièces en platines, les brasures des bâtes, les chatons fait mains parfaitement ajustés aux rubis du Myanmar (presque 37 carats, non chauffés) qui composent ce collier, à admirer la qualité du polissage irréprochable, à jauger la souplesse de ce collier qui s’adapte à tous les bustes…etc. Croyez-moi sur paroles, c’est de la très très belle haute joaillerie comme on savait si bien la faire à la toute fin du XXe siècle avant l’avénement de l’informatique. Alors, ne croyez pas que je n’aime pas la CAO. Loin de moi cette idée. Si elle a apporté beaucoup de très bonnes choses dans les ateliers mais elle n’est pas toujours bien employée. Pour moi ce collier est un cas d’école que devrait étudier tous les jeunes joailliers. Alors si vous êtes amateurs de cette belle joaillerie faite pour illuminer les meilleures pierres, ce collier vous est destiné. Et si le joaillier qui l’a réalisé me lit, et bien encore bravo!

As a general rule, in my selections, I do not speak of the highlights. Those who should have no trouble finding a new owner to take care of it. But here I am making an exception. Not for the design (simple and effective) but just for the stones and also – a lot, in fact! – for manufacturing that meets the best technical criteria for this kind of jewel. Certainly made at the end of the 80s or at the very beginning of the 90s, this necklace would today be completely designed in CAD. But here, that is not the case. When I had it in hand at Aguttes, I simply enjoyed myself. I took great pleasure in observing the platinum parts, the soldering of the bars, the perfectly adjusted handmade bezels with Myanmar rubies (almost 37 carats, unheated) that make up this necklace, in admiring the quality of the impeccable polishing, to gauge the flexibility of this necklace which adapts to all busts…etc. Take my word for it, it’s very, very fine jewelry, as we knew how to do so well at the very end of the 20th century before the advent of computers. So don’t think I don’t like CAD. Far be it from me. If it brought a lot of very good things in the workshops but it is not always well employed. For me, this necklace is a textbook case that all young jewelers should study. So if you are a fan of this beautiful jewelry made to illuminate the best stones, this necklace is for you. And if the jeweler who made it reads me, well done again!

Lot 65: broche en or, platine, diamants, rubis et turquoises. Estimation entre 6000 et 8000 euros.

Lot 65: gold, platinum, diamond, ruby & turquoise brooch. Valuation btw €6-8k. Photos : Aguttes

Voilà un grand et bel oiseau comme les joailliers en ont tant fait au milieu du XXe siècle. Quand on voit des oiseaux, on pense forcément à Sterlé qui en a réalisé de tellement beaux. Mais toutes les maisons en ont fabriqué. Et je ne me lasse pas de les admirer. Alors quand je tombe sur une maison plus discrète que les grandes habituelles, c’est encore mieux. Cette pièce est signée de Auguste Paillette, une très belle maison de joaillerie qui fut installée dès le 10 février 1921 et jusqu’en 1938 à Paris. Son adresse administrative était au 109 bld Beaumarchais mais l’atelier sera au 1 rue Saint-Georges dans le 9e arrondissement de Paris. Cette maison est surtout connue pour avoir racheté la maison Georges Bourdier et exploité le nom. Il faudra un jour que j’y consacre un article car elle est désormais totalement oubliée. Et pour la petite histoire, la belle-soeur de Théodule Bourdier (le père de Georges) était mariée à Louis-François Cartier. Le monde de la joaillerie est un mouchoir de poche. Ce que j’aime particuliérement sur cette broche (en plus de sa provenance), ce sont les turquoises et cette teinte changeante qui témoigne de pierres naturelles et non stabilisées. J’adhére, et vous?

Here is a large and beautiful bird like so many jewelers did in the middle of the 20th century. When you see birds, you inevitably think of Sterlé who made such beautiful ones. But all the houses have made them. And I never tire of admiring them. So when I come across a more discreet house than the usual big ones, it’s even better. This piece is signed by Auguste Paillette, a really beautiful jewelry house which was installed from February 10, 1921 and until 1938 in Paris. Its administrative address was at 109 bld Beaumarchais but the workshop will be at 1 rue Saint-Georges in the 9th arrondissement of Paris. This house is best known for having bought the Georges Bourdier house and exploited the name. It will be necessary one day that I devote an article to it because it is now completely forgotten. And for the record, the sister-in-law of Théodule Bourdier (Georges’ father) was married to Louis-François Cartier. The world of jewelry is a pocket handkerchief. What I particularly love about this brooch are the turquoises and this changing hue that shows natural and unstabilized stones. I agree, and you?

Lot 86: bague en or, diamants et turquoise de Van Cleef & Arpels. Poinçon de Georges Lenfant, 1968. Estimation entre 3500 et 6000 euros.

Lot 86: gold, diamond and turquoise ring by Van Cleef & Arpels. Maker’s mark of Georges Lenfant, 1968. Valuation between €3.5-6k. Photos: Aguttes

Après les turquoises de Paillette, je boucle cette sélection avec celles de cette bague Van Cleef & Arpels dont la fabrication a été assurée par l’atelier Lenfant. Déjà le volume de la pièce. Avez-vous vu comme cette bague habille réellement la main? Ensuite la couleur des pierre. Parfaite à mon sens. C’est un bijou opulent, gourmand et aussi sacrement joyeux. Ce n’est pas un bijou qu’on oublie comme ces micro bagues miniatures et impersonelles. J’aime le fait qu’elle soit dans son jus comme on dit. Avec la patine que le temps a donné à l’or. J’aime que ce soit une Lenfant, parce que c’est l’un de mes ateliers favoris. Bref j’aime tout ici et les longs discours ne sont pas necessaires. Alors, faites-moi plaisir, adoptez-là et surtout ne la laissez pas dans sa boite, cette bague merite d’être portée!

After the Pailette turquoises, I close this selection with those of this Van Cleef & Arpels ring, which was made by the Lenfant workshop. Already the volume of the room. Have you seen how this ring actually dresses the hand? Then the color of the stones. Perfect in my opinion. It is an opulent and also damn joyful jewel. It is not a piece of jewelry that we forget like these miniature and impersonal micro rings. I like the fact that it is in its own juice as they say. With the patina that time has given to gold. I like that it’s a Lenfant, because it’s one of my favorite workshops. In short I like everything here and long speeches are not necessary. So do me a favor, adopt it and above all don’t leave it in its box, this ring deserves to be worn!

A bientôt !

See you soon !

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