Serge Muller, investisseur créatif et heureux

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
LinkedIn

A l’été 2015 ouvrait à Paris le concept-store Mad Lords. Ce lieu, singulier et radicalement différent de toutes les boutiques de joaillerie, a été fondé par Serge et Caroline Muller. Depuis maintenant presque quatre ans, cette boutique distille avec talent son style éclectique et une sélection réussie de designers internationaux. Régulièrement, s’y organisent des événements festifs allant de la présentation de créateurs à l’image de Beth Bugdaycay (Foundrea) ou Salama Khalfan Fine Jewellery à des soirées réunissant la crème de la scène indé parisienne comme Joe Starr ou plus récemment Melvil et Yarol Poupaud. Rencontre avec son fondateur Serge Muller dont le parcours étonnant explique les partis pris de cette enthousiasmante House of Jewelry.

In summer 2015 opened in Paris the concept store Mad Lords. This place, singular and radically different from all jewelry shops, was founded by Serge and Caroline Muller. For almost four years now, this boutique has been successfully distilling its eclectic style and a successful selection of international designers. Regularly, there are festive events ranging from the presentation of creators like Beth Bugdaycay (Foundrea) or Salama Khalfan Fine Jewelery to evenings bringing together the cream of the indie Paris musical scene like Joe Starr or more recently Melvil and Yarol Poupaud. Meeting with its founder, Serge Muller, whose astonishing journey explains the biases of this exciting House of Jewelry.

Serge muller, mad lords

Dans la boutique Mad Lords de la rue Saint-Honoré. Into Mad Lords Saint-Honoré store. Photo : Mad Lords

serge muller, mad lords, caroline muller

Serge et Caroline Muller. Photo : Stéphane de Bourgies pour Mad Lords

Avant d’être un dénicheur de talents joaillier, Serge Muller est d’abord un financier talentueux diplômé en droit et finance de l’Université de Dauphine mais se décrit comme « un véritable faire-valoir créatif« . Originaire d’une famille d’artistes avec des racines hongroises, Serge a grandi avec un père photographe d’art proche de Willy Ronis mais également inspiré par son oncle peintre Lazar Berson qui fonda la Ben Uri Gallery aujourd’hui intégrée dans le London Jewish Museum of Art. Adolescent, il se voit dans « le droit, le théâtre ou la finance« . « Bon en mathématique et bosseur« , il s’intéresse à cette dernière pour ce qu’elle peut apporter dans la concrétisation des projets. Après son magistère, son premier poste sera dans un cabinet de conseils, puis l’aventure de la banque d’investissements Exane dont il sera co-fondateur et associé avant de revendre la totalité de ses parts lors de la fusion avec BNP Paribas. Et de conclure sur ce chapitre de sa vie « J’ai aimé la finance pour sa capacité à créer. (…) Je m’y suis énormément amusé et épanoui. 30 ans de vie, ce n’est pas rien« . Vient alors l’idée de la création de ce lieu étonnant qu’est Mad Lords….

Before being a jeweler talent scout, Serge Muller is first of all a talented financial graduated in law and finance from the University of Dauphine but describes himself as « a real creative man« . Originally from an artist family with Hungarian roots, Serge grew up with a father – art photographer close to Willy Ronis – but also inspired by his uncle, painter, Lazar Berson who founded the Ben Uri Gallery today integrated into the London Jewish Museum of Art. As a teenager, he sees himself in « law, theater or finance« . « Good in mathematics and hardworking« , he is interested by finance for what this one can bring in the realization of projects. After his magisterium, his first position will be in a consulting firm, then the adventure of investment bank Exane which he will be co-founder and partner before reselling all of its shares in the merger with BNP Paribas. And to conclude on this chapter of his life « I liked finance for its ability to create (…) I had a lot of fun in this industry during quite 30 years« . Then comes the idea of ​​creating this amazing place that is Mad Lords ….

serge muller, mad lords

Durant le Guitare Players Show du 22 novembre 2018 en présence de Yarol Poupaud et Manu Lanvin. During the Guitar Players Show of November 22, 2018 in the presence of Yarol Poupaud and Manu Lanvin. Photo : Mad Lords

serge muller, mad lords

Les bijoux de Beth Bugdaycay pour sa maison Foundrae sont présents chez Mad Lords. The Foundrae jewels by Beth Bugdaycay are displayed at Mad lords. Photo : Mad Lords

A l’aube de son changement de vie, Serge Muller imagine la création d’un lieu qui rassemblerait les gens. Il explique alors à son épouse et partenaire – Caroline – « que les sociétés ne sont plus organisées comme avant en suivant le modèle historique des classes sociales. Mais que ce sont plutôt des « tribus » qui constituent la société actuelle. Historiquement, les tribus se reconnaissent au travers d’éléments divers et variés dont les bijoux et les tatouages« . Partant de cette vision assez réaliste des sociétés actuelles qui adoptent des fonctionnement plus transversaux, Serge et Caroline vont imaginer un lieu qui casse les codes du bijou. Et ainsi revenir à l’une de leurs passions communes : la joaillerie. Pour Caroline Muller, c’est aussi une continuité professionnelle après de nombreuses années aux USA et dans les services marketing de grandes maisons de luxe comme Ralp Lauren.

At the dawn of his new professional life, Serge Muller imagines the creation of a place that would bring people together. He then explains to his wife and partner – Caroline – « that societies are no longer organized as before by following the historical pattern of social classes, but that it is rather « tribes » that make up today’s societies. Recognize through various elements including jewelry and tattoos« . Starting from this rather realistic vision of the current societies which adopt more transversal functioning, Serge and Caroline will imagine a place which breaks the codes of the jewel. And so come back to one of their shared passion : jewelry. For Caroline Muller, it is also a professional continuity after many years in the USA and in the marketing departments of large luxury houses like Ralp Lauren.

serge muller, mad lords, jacquie aiche

L’espace Jacquie Aiche chez Mad Lords. The Jacquie Aiche space at Mad Lords. Photo : Mad Lords

Le lieu justement trouve sa place dans les anciens locaux d’une entreprise d’encadrement photographique qui vit défiler les plus grands comme Cartier-Bresson ou un certain Willy Ronis… Ici, c’est « l’amour du beau » qui guide Serge et Caroline dans leurs acquisitions et propositions. « L’or, le platine, les pierres, le bois, le cuir » trouvent ici un écrin parfait. Auquel il a fallu naturellement trouver un nom… C’est ainsi que né Mad Lords, dont le nom est une synthèse de plusieurs sources d’inspiration. Tout d’abord, il y a un rapport avec le poète anglais Lord Byron que l’on peut définir comme une « égérie du dandysme et dont le père était surnommé John « Mad » Byron« . Il faut aussi regarder la traduction française du nom de la boutique « Mad Lords peut se traduire comme bourgeois exubérants, dans le sens le plus positif que l’on peut donner à cet adjectif. Et c’est exactement ce que sont nos clients. Ils peuvent s’acheter de beaux bijoux, de belles signatures, mais nos pièces ont une identité à part. Nous sommes géographiquement tout à coté de la Place Vendôme et pourtant si loin« . Enfin, il y a les initiales M.L. dont le L. est « la première lettre des premiers prénoms » de Serge et Caroline : Lionel et Léonore. Et Serge Muller d’ajouter « Il y a trois mots qui définissent le lieu : la croyance car ce projet et les gens qui le portent sont atypiques et – donc – il faut y croire ; la passion car Caroline et moi nous passons notre vie dans ce projet et nous voulons communiquer cette passion que nous avons pour la joaillerie ; enfin l’incarnation, car je pense sincèrement qu’un projet entrepreneurial n’a aucune chance s’il n’est pas incarné et c’est d’ailleurs pour cette raison que nous ne souhaitons pas nous développer ailleurs que rue Saint-Honoré« .

The place finds its place in an old photographic company that saw the greatest names like Cartier-Bresson or a certain Willy Ronis … Here, it is « the love of beauty » that guides Serge and Caroline in their acquisitions. « Gold, platinum, stones, wood, leather » find here a perfect place. To which it was necessary to find a name … Thus was born Mad Lords, whose name is a synthesis of several sources of inspiration. First of all, there is a relationship with the English poet Lord Byron, who can be defined as a « muse of dandyism, whose father was nicknamed John » Mad « Byron« . We must also look at the translation of the name of this store « Mad Lords can describe exuberant people, in the most positive sense that we can give to this adjective. And that’s exactly what our customers are. They can buy beautiful jewelry, beautiful signatures, but our pieces have a strong identity. We are geographically close to the Place Vendome and yet so far« . Finally, there are the initials M.L., whose L. is « the first letter of the first names » of Serge and Caroline: Lionel and Leonore. And Serge Muller to add « There are three words that define the place : the belief because this project and the people who wear it are atypical and – so – we must believe, passion because Caroline and I spend our lives in this project and we want to communicate this passion that we have for jewelry ; and finally the incarnation, because I sincerely think that an entrepreneurial project has no chance if it is not incarnated and it is besides for this reason that we do not wish to develop elsewhere than rue Saint-Honoré« .

Les bijoux de la marque bohème et tribale Jacquie Aiche. The tribal and bohemian jewelry by Jacquie Aiche. Photo : Mad Lords

 serge muller, mad lords, jacquie aiche

Collier avec médailles en or émaillé et diamants par Jacquie Aiche. Necklace with enameld gold medals featuring diamonds by Jacquie Aiche. Photo : Mad Lords

Et justement choisir la rue Saint-Honoré n’est pas anodin. Il fallait une « adresse qui incarne le lieu et je voudrais que ce lieu devienne mythique dans le monde. C’est un projet très ambitieux. Bien sur, avec Caroline nous incarnons ce projet mais nous avons également une super équipe avec des gens qui nous complètent et nous ressemblent« . Aussi quand vous viendrez la première fois chez Mad Lords, vous vous apercevrez que le lieu n’est pas visible de la rue. Ce qui était une volonté forte de Serge qui « souhaitait absolument un endroit caché pour avoir le temps de recevoir les clients dans des conditions optimales, un peu comme si je recevait des gens chez nous« . L’aventure va donc commencer avec un petit appartement dans ce même secteur pour, ensuite, devenir le lieu que nous connaissons actuellement : « la rue Saint-Honoré correspondait parfaitement à l’état d’esprit que nous voulions créer. Nous voulions un quartier, certes parisien, mais également tourné vers l’international » ajoute Serge. La découverte de cette ancienne usine est le fruit du hasard : « mes bureaux du 2e étage donnaient sur la verrière dans laquelle nous sommes actuellement. J’ai donc retrouvé le propriétaire qui était la Fondation d’Auteuil à laquelle une vieille dame de l’immeuble avait légué ses biens et les choses se sont enchainées« .

And choosing the rue Saint-Honoré is not trivial. We needed « an address that embodies the place and I would like this place to become mythical in the world. It is a very ambitious project. Of course, with Caroline we embody this project but we also have a great team with people who we complete and look like us« . Also when you first come to Mad Lords, you will find that the place is not visible from the street. Which was a strong will of Serge who « absolutely wanted a hidden place to have the time to receive customers in optimal conditions, a little as if I received people at home« . The adventure will begin with a small apartment in the same area to then become the place we currently know: « the Rue Saint-Honoré perfectly matched the state of mind that we wanted to create. We wanted a Parisian district, but also turned towards the international « adds Serge. The discovery of this old factory is the result of chance: « my offices on the 2nd floor overlooking the canopy in which we are currently, so I found the owner who was the Foundation d’Auteuil to which an old lady of the the building had bequeathed its property and things went together« .

serge muller, mad lords

Comme une mise en bouche, Mad Lords offre un tout petit espace visible depuis la Rue Saint-Honoré. Ici, il est possible de se faire percer les oreilles et d’admirer un petit panel de la collection Mad Lords. Comme une parfaite invitation à pousser la porte cochère du N°316… As a foretaste, Mad Lords offers a tiny space visible from the Rue Saint-Honoré. Here, it is possible to have your ears pierced and admire a small panel of the Mad Lords collection. As a perfect invitation to push the heavy gate of N° 316… Photo : Mad Lords

L’aspect philanthropique qui entoure la découverte du lieu a d’ailleurs « profondément touché » Serge Muller. Lui-même nous expliquant qu’il est « un membre actif au sein de son ancienne université » depuis la loi LRU de Valérie Pecresse qui a autorisé les universités a avoir leurs propres fondations. Il est ainsi l’un des trois plus importants mécènes et fait parti du conseil d’administration nous rappelant ainsi « l’importance de cette université » dans son parcours : « je me sens redevable envers ce lieu ou j’y ai reçu une éducation et une formation de grande qualité qui ont forgé l’entrepreneur que je suis« . A la question de savoir si ce lieu est une sorte d’incubateur pour créateurs, Serge reconnait « que Mad Lords doit aussi servir à aider des créateurs qui passent souvent plus de temps à créer qu’à communiquer« . Ici, ils trouvent un lieu où leurs bijoux s’expriment pleinement. On trouve donc des marques connues à l’image de Maor Cohen ou de Jacquie Aiche mais également des maisons plus discrètes comme Verger Frères ou de Sophie d’Agon dont les jolies créations s’offrent à vous dans ce bel écrin !

The philanthropic aspect that surrounds the discovery of the place has « deeply touched » Serge Muller. Himself telling us that he is « an active member in his former university » since Valérie Pecresse’s LRU law has allowed universities to have their own foundations. He is thus one of the three most important sponsors and is part of the board of directors reminding us « the importance of this university » in his career : « I feel indebted to this place where I received an education and a high quality training that forged the entrepreneur that I am« . To the question of whether this place is a sort of incubator for creators, Serge recognizes « that this place must also serve to help creators who often spend more time creating than communicating« . Here, they find a place where their jewels express themselves fully. We find here famous brands as Maor Cohen or Jacquie Aiche but also more discreet houses like Verger Frères or Sophie d’Agon whose pretty creations are available to you in this beautiful showcase !

A bientôt !

See you soon !

*****

Mad Lords vous accueille au 316 rue Saint-Honoré et également au Bon Marché, du lundi au samedi de 11 à 19 heures. Bonne visite et découverte !

Mad Lords welcome you at the 316 rue Saint-Honoré and in The Bon Marché, from Monday to Saturday, from 11am to 7pm. Enjoy !

RSS
Follow by Email
Facebook
Twitter
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.