Comprendre les gemmes éthiques, rencontre avec Stuart Pool

Depuis plusieurs années, un mouvement autour de la traçabilité des gemmes est apparu sur le marché. Force est de constater que beaucoup de consommateurs veulent devenir des consom’acteurs et suivre une démarche plus responsable dans leurs acquisitions, qu’elles soient liées au domaine de la joaillerie comme pour de nombreux autres produits du quotidien.

For several years, a movement around the traceability of gems has appeared on the market. It is clear that many consumers want to become active consumers and follow a more responsible approach in their acquisitions, whether related to the field of jewelry as for many other everyday products.

Une partie des pierres proposées par Nineteen 48. Some of the Nineteen 48 gemstones. Photo : Nineteen 48

Mais alors, une question ou plutôt de très nombreuses questions se posent : qu’est-ce qu’avoir une démarche responsable ? Qu’est-ce qu’être éthique ? Est-ce que c’est la même chose que le bio dans l’alimentation ? Peut-on parler d’une « green attitude » dans le domaine de l’industrie joaillière ? Bien entendu, il serait possible d’étendre la liste des questions à l’infini…

But then, a question, or rather many questions arise: what is having a responsible approach? What is it to be ethical? Is it the same as organic in food? Can we speak of a « green attitude » in the field of the jewelry industry? Of course, it would be possible to extend the list of questions to infinity …

Stuart Pool expliquant le projet Nineteen 48 lors d’une intervention à la Meon Valley Studio – Jewellery & Silversmithing School en Angleterre. Stuart Pool explaining the Nineteen 48 project during an intervention at the Meon Valley Studio – Jewelery & Silversmithing School in England. Photo : Nineteen 48

Personnellement, je pensais avoir une bonne notion de ce que peut représenter l’éthique dans notre industrie. Mais j’avais certainement tendance à confondre éthique et confiance. Deux notions très différentes et pourtant très proches. Alors pour répondre à mes questions et essayer d’y voir plus clair sur le sujet de l’éthique dans le domaine des pierres, je suis allée à la « rencontre » (la visio, ça vous change la vie !) de Stuart Pool qui dirige plusieurs projets autour des gemmes éthiques dont Nineteen 48, Ruby Fair, Crown Gems. Il est également l’un des cofondateurs du groupe Fair Luxury qui a un objectif audacieux : impulser un changement de paradigme dans l’industrie en promouvant un approvisionnement responsable et durable. Rencontre !

Personally, I thought I had a good idea of what ethics can represent in our industry. But I certainly tended to confuse ethics with trust. Two very different concepts and yet very close. So to answer my questions and try to see more clearly on the subject of ethics in the field of stones, I went to the « meeting » (the video, it changes your life!) of Stuart Pool who leads several projects around ethical gems including Nineteen 48, Ruby Fair, Crown Gems. He is also one of the co-founders of the Fair Luxury group, which has a bold goal: to drive a paradigm shift in the industry by promoting responsible and sustainable sourcing. Let’s meet !

Vue des pierres en Tanzanie dans le cadre du projet Moyo Gemstones. Sight of the gemstones in Tanzania throught the Moyo Gemstones project. Photo : Nineteen 48

1- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Can you introduce yourself ?

Bonjour tous et à toutes. Je m’appelle donc Stuart Pool, je suis principalement basé en Angleterre mais je voyage forcément beaucoup. Je ne suis pas du tout issu de l’industrie des pierres et de la joaillerie et c’est le hasard qui m’a fait prendre un tournant à 180° dans ma carrière professionnelle. Aujourd’hui je travaille sur des projets de promotion et de vente de gemmes éthiques et tracées en provenance du Sri Lanka et de Tanzanie. Le sujet de l’éthique, d’un point de vue général, m’a toujours intéressé. Cela fait parti depuis longtemps de ma façon de fonctionner, même bien avant de rejoindre l’industrie joaillière. Mon expérience professionnelle m’a amené à travailler de manière transversale, du digital à la finance en passant par le marketing. Je suis depuis longtemps un entrepreneur et j’aime créer des projets et les faire vivre. Depuis 2011, je suis investi dans la promotion de la traçabilité des gemmes. Je me suis formé à la gemmologie également, beaucoup sur le terrain, en Angleterre mais également au Sri Lanka.

Hello everyone. My name is Stuart Pool, I’m mainly based in England, but obviously travel a lot. I did not come from the gemstone and jewelry industry at all and it was good fortune that made me take a new turn in my professional career. Today, I am working on projects promoting and selling ethical and traceable gems from Sri Lanka and Tanzania. The topic of ethics, from a general point of view, has always interested me. It has been a part of the way I operate for a long time, even before I joined the jewelry industry. My professional experience has covered any areas, from digital to finance and marketing. I have been an entrepreneur for a long time and love to create projects and bring them to life. Since 2011, I have been involved in promoting traceable gems. I also trained in gemmology, a lot in the field in Sri Lanka, and also in England.

L’une des femmes impliquée dans le projet Moyo Gemstones en collaboration avec la Tawoma : la Tanzanian Woman Miner Association. One of the women involved in the Moyo Gemstones project with Tawoma : the Tanzanian Woman Miner Association. Photo : Nineteen 48

2- Pourquoi avoir décidé de promouvoir les gemmes éthiques ? Why have you decided to work and promote ethical gemstones? 

Vous dire pourquoi exactement, je ne sais pas. C’est un cumul de raisons et une prise de conscience plus globale. Quand nous avons fondé Nineteen 48 avec Gary Seneviratne, l’idée de départ était d’initier un business autour des gemmes. Il y a dix ans, le sujet de l’éthique n’était pas aussi présent et peu de gens se posait les vraies questions sur l’extraction minière. Gary, dont la famille est basée au Sri Lanka, voulait créer un projet de promotion des pierres de son pays avec l’idée de les faire connaitre comme telles. Nous étions d’accord sur le fait qu’il fallait être transparents sur la provenance, sur les traitements éventuels et nous étions déjà un peu précurseur sur le sujet. Mais il a fallu tout construire. Les rencontres, la découverte du pays et des conditions de vie et une prise de conscience entre les prix au départ des mines et ceux affichés dans les lieux de ventes nous ont donné envie d’aller plus loin et de mettre en place une démarche de traçabilité impliquant l’amélioration de la chaine de production. Mais rien n’est figé et nous cherchons constamment des solutions pour améliorer toujours plus les choses à notre niveau.

There is not just one clear cut reason. It is a combination of reasons and a more general awareness. When I founded Nineteen48 with Gary Seneviratne, the original idea was to start a business around gems. Ten years ago, the topic of ethics was not so prevalent in the industry and few people were asking the real questions about mining. Gary, whose family is based in Sri Lanka, wanted to create a project to promote stones from the country with the idea of making them known as such. We agreed on the fact that we had to be transparent about the source, about the possible treatments and, by doing that, we were already a little pioneering on the subject. However, we had to build everything from the ground up. Following meetings and field trips in the country, looking at the standard of conditions in the supply chain and developing an understanding of the gemstone prices at the mines and in the places of sale, we were inspired to go further and set up a traceability process to improve the supply chain. However, nothing is set in stone and we are constantly looking for ways to improve our processes.

Saphir de 1,75 ct, Sri Lanka, sourcing éthique. Sri Lankan 1,75 ct sapphire, ethically mined. Photo : Nineteen 48

3- Le mot « éthique » est un peu le nouveau mot à la mode. Mais alors qu’est-ce qu’une gemme éthique ? Because « ethical » seems to be the new trendy word these last months, what is a true ethical gemstone?

C’est un excellente question car le mot « éthique » est un peu utilisé à toutes les sauces ces dernières années. Chacun mettant le curseur à son propre niveau de vision. En réalité, c’est finalement assez simple mais cela peut sembler très compliqué à mettre en place sur le terrain et cela demande de très nombreux efforts, une présence quasi constante, une surveillance des protocoles et surtout l’investissement de tous. Une pierre éthique n’est pas seulement une pierre que l’on peut tracer depuis le mineur jusqu’au bijou. C’est aussi une extraction respectueuse de l’environnement et la remise en état des lieux d’extraction quand ils ne sont plus productifs. C’est un salaire décent et régulier pour les mineurs et pas une paye seulement quand ils trouvent une ou des pierres. Cela passe aussi par l’éducation des communautés et le fait de se soucier que les enfants puissent aller à l’école et que les familles puissent se nourrir. Promouvoir l’éthique, c’est un jeu d’équilibriste à la croisée de nombreux domaines : l’écologie, l’économie, l’impact social et sociétal. Il faut être attentif à tout. C’est ce que nous nous employons à faire et c’est un défi quotidien.

That’s a great question because the word «ethics» has been used a lot over the last few years in our industry. Everyone has their own understanding of what the word means. On the surface, it seems quite straightforward, but it can be very complicated to implement in the field and it requires continuous efforts, an almost constant presence, monitoring of protocols and above all the investment of everyone involved. An ethical stone is not just a stone that can be traced from the miner to the jewellery customer. It must also include environmentally friendly extraction and the reclamation of mine sites when they are no longer productive. It means a decent and regular wage for the miners and not being paid only when they find stones. It also encompasses educating communities and caring that children can go to school and that families can feed themselves. Being ethical is a combination of activities in many areas: ecology, economics, social and societal impact. You have to be attentive to everything. This is what we are working to do and it is a daily challenge.

Rubis de Tanzanie. Tanzanian Ruby. Photo : Nineteen 48

4- Si on se base du coté de la géopolitique, comment est-il possible de créer de vrais projets avec un impact positif dans les pays producteurs de gemmes ? Regarding geopolitics, how is it possible to create positive gemstones business with a true impact in the countries which produce gems?

Je pense qu’il est possible de créer des projets éthiques presque partout en fait. Cela dit, il faut apporter quelques clarifications. Certains pays s’y prêtent moins que d’autres et la situation politique d’un pays fait beaucoup dans la réalisation de tels projets. Au Sri Lanka et en Tanzanie, les pays sont stables et il est possible d’initier des choses avec une relative facilité. Bien entendu, cela nécessite d’avoir des appuis au niveau de l’administration et du gouvernement. Il est impossible de faire des choses sans eux au risque de voir l’échec des projets. Dans ces pays, il y a une tradition d’extraction et les gouvernants (qu’ils soient par ailleurs locaux ou à un niveau plus élevé) se sentent concernés par ce sujet particulier. Les mineurs sont alors à même de comparer ce que nous leur offrons en terme d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Bien sur, il est impossible de comparer des systèmes qui ne fonctionnent pas de la même manière. En Tanzanie, par exemple, il n’y a pas de systèmes de retraite ou de chômage tels que nous les imaginons avec nos esprits européens. C’est en cela que nous pouvons impulser un changement dans ces pays. Payer les mineurs correctement, initier des contrats de travail pour sécuriser un salaire, veiller à ce qu’ils se soignent en cas de maladie ou de blessures…etc. Mais pour cela, un engagement personnel n’est pas suffisant. Il faut rassembler et créer un énergie commune. Mais cela prend aussi du temps.

I think it is possible to create ethical projects almost anywhere, actually. That said, some clarification is needed. Some countries are less amenable to this than others and the political situation of a country goes a long way in carrying out such projects. In Sri Lanka and Tanzania, we have countries that are stable and it is possible to initiate things with relative ease. Of course, this requires having support from the administration and government. It is much harder to do things without them and there is a greater risk of seeing projects fail. In these countries there is a tradition of mining and the government (whether they are otherwise local or at a higher level) care about this particular topic. The miners are able to compare what we offer them in terms of improving their living and working conditions. Of course, it is impossible to compare systems that do not work in the same way. In Tanzania, for example, there are no pension or unemployment systems as we imagine them with our European minds. Addressing them is how we can drive change in these countries. By paying miners correctly, providing employment contracts to secure a salary, ensuring that they are treated in the event of illness or injury, etc. However, for that, a personal commitment is not enough. We must bring together and create a common energy and that takes time.

Myriam travaile principalement sur des concessions où l’on trouve des saphirs et grenats dans la région de Tanga en Tanzanie. Myriam works most of the time in sapphire and garnet mine in the Tanga area in Tanzania. Photo : Nineteen 48

6- J’entends souvent que les gemmes éthiques sont comparables à l’alimentation biologique. Sont-elles dont plus chères ? Peuvent-elles être traitées ? I often hear that ethical gemstones are like biological agriculture. So, are ethical gemstones more expensive? Untreated?

Je ne pense pas que l’on doive vendre plus chères les pierres dont l’extraction est éthique. Bien entendu, vendre les pierres nécessite de les tailler. On peut également vendre du brut mais ce n’est pas le même marché. Aussi, cela rajoute forcément une étape de travail : la taille. Et la encore, il faut veiller à ce que les tailleurs soient correctement payés pour le travail qu’ils effectuent. En réalité, c’est une question de profit, tout simplement. Les marges seront moins hautes pour nous et tout le monde trouve son compte sur ce modèle de production et de commercialisation. Forcément, si vous vendez les pierres à un prix trop élevé, personne ne vous les achetera même avec les meilleurs arguments du monde. Ce modèle n’est pas tenable. Il faut donc repenser la manière de se rémunérer et sa manière de faire du profit. Sans aller jusqu’a parler d’économie solidaire, il y a un cercle vertueux à trouver. Pour le moment, nous y parvenons assez bien !

Concernant les traitements, la question est de savoir si le traitement est problématique. En soi, il ne l’est pas à la condition que le consommateur en soit parfaitement informé. C’est là que se trouve la clé du problème. Il faut informer car cette information est l’une des clés de la transparence que nous initions dans notre relation avec nos clients.

I don’t think we should sell ethically mined stones at a higher price. Of course, selling the stones usually requires cutting them. You can also sell rough, but that’s not the same market. Also, this necessarily adds the step of the cutting process. Again, we have to make sure that gem cutters are paid properly for the work they do. In reality, it is simply a profit question. The margins will be lower for us and everyone is happy with this production and marketing model. Obviously, if you sell the stones at too high a price, no one will buy them from you, even with all the best arguments in the world. This model is not sustainable. We must therefore rethink the way to generate revenue and the way to make a profit. Without going so far as to talk about a united economy, there is a solution to be found. At the moment, we are making good progress.

Regarding treatments, the question is whether the treatment is disclosed. In itself, a treatment is not a bad thing, as long as the consumer is fully informed. This is where the key to the problem lies. We must disclose the treatment, because this information is one of the elements of the transparency that we offer to our customers. Such disclosure is not negotiable.

Travail dans l’une des concessions de Nineteen 48 dans la région de Rekawa au Sri Lanka. Work situation in the Rewaka mine. Photo : Nineteen 48

7- Je suis consommateur, comment puis-je vérifier les informations données ? As a consumer, how can I check the given pieces of information?

Nous en revenons à ce problème de confiance. Les informations sont très compliquées à vérifier pour le consommateur. Dans notre cas, nous publions très régulièrement sur les réseaux sociaux et sur nos sites internets des photos et des bilans de nos actions. Nous sommes très investis dans la communication autour de nos projets. Avec Luxury Fair, nous nous employons à parler régulièrement de notre mode de fonctionnement et à créer des liens avec d’autres entreprises – partout dans le monde – qui pense comme nous. En Tanzanie, nous commençons à utiliser la technologie de la blockchain mais ce n’est pas parfait et difficilement utilisable pour les petites unités d’extraction. La question de la confiance est intéressante car nous avons à reconstruire celle-ci. Les consommateurs ont été échaudés avec l’habillement, l’alimentation, les voitures…etc. Ils nous faut donc être attentifs aux demandes et y répondre le plus possible. Je crois que cela passe, encore et toujours, par la communication et la transparence autour de notre projet. Parler, diffuser les informations, apporter des preuves, faire découvrir notre fonctionnement, autant d’actions qui peuvent paraitre petites mais qui sont tellement importantes. Mais attention, communiquer ce n’est pas juste faire du marketing et raconter de belles histoires comme ce que l’on peut voir avec le diamant synthétique. Il y a une part d’éducation non négligeable qui est nécessaire.

We come back to the trust issue. The information is very complicated for the consumer to verify. In our case, we very regularly publish photos and reviews of our actions on social networks and on our websites. We are very invested in the communication around our projects. Through Fair Luxury, we strive to talk regularly about how we operate and connect with other businesses around the world who think like us. In Tanzania, we are starting to use blockchain technology but it is not perfect and difficult to use for small mining units. The question of trust is interesting because we have to rebuild it. Consumers have had bad experiences with clothing, food, cars… etc. We must therefore be attentive to requests and respond to them as much as possible. I believe that this happens, again and again, through communication and transparency around our project. Talking, disseminating information, providing evidence, allowing people to see how we work and so many other actions that may seem small are so important. However, we must be careful, communicating isn’t just about marketing and telling great stories as we see with synthetic diamonds. There is a significant amount of explanation and supporting evidence required.

Etape de taille avec un des tailleurs de Nineteen 48 sur un important brut d’aigue-marine. Cutting a large chunk of aquamarine with one of our local cutters. Photo : Nineteen 48

8- Il existe de nombreux labels pour le métal mais pas pour les pierres gemmes (à l’exception du Kimberley Process pour les diamants). Peut-on dire que les KP est éthique ? Quelles sont les initiatives notables pour les pierres de couleurs ? Many labels are available for metal but not for gemstones (excepted KP for diamonds). Can we say KP is ethical?

Le sujet est très récent sur les pierres de couleurs et les initiatives éparpillées. Mais il va falloir une sorte de label dans les années à venir. Ce type d’action demande de très longues concertations et il n’est pas toujours évident de parvenir à mettre tout le monde d’accord. Mais je reste très confiant car toutes les démarches que nous voyons sont intéressantes et construisent pas à pas une nouvelle vision de l’industrie minière. Il faudrait arriver à créer quelque chose qui se rapproche de l’or Fairmined, lequel projet donne de bons résultats pour les communautés impliquées dans cette démarche. Concernant le KP, c’est un premier système et il a le mérite d’exister. Il ne peut pas être qualifié d’éthique car il s’agit juste de savoir d’où proviennent les pierres. Or nous avons dit que, pour nous, l’éthique c’est aussi les conditions d’extraction et l’impact de celles-ci sur la vie des populations. Mais je crois qu’une amélioration est largement possible. L’avenir nous le diras.

The subject is very new for colored stones and initiatives are widespread. However, it’s going to take some sort of accreditation in the years to come. This type of action requires very long consultations and it is not always easy to get everyone to agree. However, I remain very confident, because all the progress we see is interesting and, step by step, we are building a new vision of the mining industry. Something should be done to create something similar to Fairmined Gold, a project that is yielding good results for the communities involved in this process. Regarding the KP, it is a basic system and it is better than nothing. It cannot be called ethical because it is just a question of where the stones come from. We have said that, for us, ethics are also the conditions of extraction and their impact on the lives of populations. However, I believe it’s realistic to expect some improvement. Time will tell.

Grenat de Tanzanie, 1,91 ct, sourcing éthique. Garnet from Tanzania, 1,91 ct, ethically mines. Photo : Nineteen 48

9- Peut-on imaginer qu’un jour toutes les pierres seront éthiques ? Can we imagine that one day every gemstone used in the jewelry industry ethical?

J’adorerai que cela soit possible. Mais cela n’arrivera pas de mon vivant. Il y a encore tant à faire. Mais je suis très optimiste sur une amélioration sur le long terme. Ce sont des projets qui prennent du temps à créer et à donner des résultats mesurables. Mais ils y parviennent néanmoins. Un pas après l’autre !

I would love it to be possible. However, I don’t think that will happen in my lifetime. There is still so much to do. I am very optimistic about improvement in the long term. These are projects that take time to create and deliver measurable results. However, they succeed nonetheless. One step at a time!

A bientôt !

See you soon !

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