Les pièces du trésor portugais désormais accessibles au public

Il aura fallu 226 ans pour achever le Palais Ajuda à Lisbonne. Oui, vous avez bien lu, 226 ans. Deux siècles et 26 années ou près de 82550 jours pour permettre au Palais national d’Ajuda, ou Palais de Notre-Dame d’Ajuda d’être enfin terminé. La construction avait débuté à la suite du tremblement de terre et du tsunami terrible de 1755 dont on connait de très nombreuses représentations. Le pouvoir royal avait alors souhaité se délocaliser dans une zone moins proche de l’océan et avec des risques sismiques moindres. Ce bâtiment qui surplombe de quartier du Belem n’avait jamais été terminé. Il lui manquait son aile ouest. Et malgré cela, ce lieu a abrité les derniers rois de la dynastie des Bragance jusqu’à la création de la République en 1910. Plus de 30 millions d’euros plus tard et de nombreux mois de travaux ont vu l’ajout d’une aile contemporaine qui accueille désormais le trésor royal du Portugal qui était jusqu’à présent non accessible au public mais surtout éparpillé dans différent lieux.

It took 226 years to complete the Ajuda Palace in Lisbon. Yes, you read that right, 226 years old. Two centuries and 26 years or nearly 82550 days to allow the National Palace of Ajuda, or Palace of Our Lady of Ajuda to finally be completed. The construction had started following the earthquake and the terrible tsunami of 1755 of which we know very many representations. The royal power had then wished to relocate to an area less close to the ocean and with less seismic risk. This building which overlooks the Belem district had never been finished. It was missing its west wing. And despite this, this place housed the last kings of the Braganza dynasty until the creation of the Republic in 1910. More than 30 million euros later and many months of work saw the addition of a contemporary wing which now houses the royal treasure of Portugal which was until now not accessible to the public but above all scattered in different places.

Couronne de statues. Portugal, 2e moitié du XVIIIe siècle. Or, argent, diamants, rubis et émeraudes.

Statue Crowns. Portugal, 2nd half of the 18th century. Gold, silver, diamonds, rubies and emeralds. Photo : PNA, inv. 4796 & 4797. DGPC/ADF Luisa Oliveira

Le 1 juin 2022 était donc inauguré ce nouveaux lieu et son coffre-fort réputé imprenable. On l’espère au vu des 22,000 pierres et des 1000 pièces incroyables qui y sont préservées. Le musée et la collection s’organisent autour de 11 grands chapitres qui vont des diamants brésiliens aux bijoux en passant par les présents diplomatiques et les insignes royaux. S’ajoutent aussi à cela un petit nombre de pièces issues de collections privées. Autant vous dire que vous en prendrez plein les yeux et que la visite vaut le détour. Je vais donc devoir prévoir une visite au Portugal!

On June 1, 2022, this new place and its reputedly impregnable safe were inaugurated. We hope so in view of the 22,000 stones and the 1000 incredible pieces that are preserved there. The museum and the collection are organized around 11 major chapters ranging from Brazilian diamonds to jewelry, diplomatic gifts and royal insignia. There is also a small number of pieces from private collections. Suffice to say that you will be amazed and that the visit is worth the detour. So I will have to plan a visit to Portugal!

Tabatière. France, Paris, 1755-1756. Jean Ducrollay (1710-1787) et Louis Roucel († 1787), sous la direction de Pierre André Jacqmin (1720-1773). Diamants, émeraudes, or, argent.

Snuff Box. France, Paris, 1755-1756. Jean Ducrollay (1710-1787) and Louis Roucel († 1787), under the direction of Pierre André Jacqmin (1720-1773). Diamonds, emeralds, gold, silver. Photo: PNA, inv. 4786 ©DGPC/ADF Luísa Oliveira

Diamant brut, Brésil, Minas Gerais, fin du XVIIIe siècle. Ce spécimen est un fragment d’un diamant beaucoup plus gros qui aurait été composé d’un autre fragment qui est mentionné historiquement tout au long des 18e et 19e siècles comme une gemme de 135 carats et qui a été pesé en 1911 pour les anciens palais royaux  » Inventaire en tant que pierre de 27,7 g (138,5 carats).

Rough diamond. Brazil, Minas Gerais, late 18th century. This specimen is a fragment of a much larger diamond that is thought to have been composed of yet another fragment that is mentioned historically throughout the 18th and 19th centuries as a 135 carat gem and which was weighed in 1911 for the old royal palaces’ Inventory as a 27.7 g (138.5 carats) stone. Photo: PNA, inv. 4876 ©DGPC/ADF Luísa Oliveira

A bientôt!

See you soon!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.