Mineral & Gem 2015, Sainte-Marie-aux-Mines

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Il y a quelques jours avait lieu la conférence de presse présentant l’édition 2015 du salon de Sainte-Marie-aux-Mines. Et autant vous dire que le programme de cette 52e édition du Minéral & Gem 2015 s’annonce plus que tentant !

Affiche Mineral & Gem 2015

Le rendez-vous était donc pris au Musée de Minéralogie de l’École des Mines ParisTech. L’occasion de rencontrer la nouvelle équipe organisatrice du salon venue pour l’occasion mais aussi les deux conservateurs de ce musée parisien : Didier Nectoux et Éloïse Gaillou qui vient de rentrer le Los Angeles et de prendre les fonctions de conservatrice adjointe de ce musée. L’occasion aussi de pouvoir échanger quelques mots avec Victor Tuzlukov, lapidaire russe mondialement connu venu présenter son travail lors de ce moment de rencontre. Retour sur le programme que vous réserve cette nouvelle édition.

Mineral & Gem - Tourmaline de Siberie

Tourmaline provenant de Sibérie. Photo : Mineral & Gem

Sainte-Marie-aux-Mines, le rendez-vous est connu de tous les géologues, minéralogistes, gemmologues et amateurs de cailloux venus du monde entier. Durant quelques jours, la petite ville alsacienne se transforme en un immense forum dédié au commerce et à la découverte des minéraux, gemmes et fossiles. Le salon accueille plus de 35.000 visiteurs et pas moins de 1500 exposants. Troisième show mondial après Tucson et Munich, le salon est – pour les habitués – un Tucson européen avec des expositions d’exception, des micro-événements, des conférences et des projections et bien entendu des exposants proposant des pierres à des tarifs très accessibles comme des pièces de collection rarissimes. L’équipe organisatrice rappelle que le volume des échanges commerciaux représente entre 30 et 50 millions d’euros durant ces quelques jours. Le tout, dans des lieux transformés pour l’occasion, comme sous des tentes en extérieur. Rendez-vous du 25 au 28 juin 2015 !

Certains éléments du programme ne seront dévoilés que dans quelques semaines mais déjà l’équipe nous a présenté certains des événements qui rythmeront cette 52e édition !

  • Exposition prestige Alpes

Alain Martaud, marchand et expert en minéraux, est d’abord un géologue français reconnu. Commissaire de cette exposition, il vous propose de partir à la découverte des richesses minéralogiques de cette chaine de montagnes.

Mineral & Gem - Expo 'Alpes' - Crédit Sylvain Desfarges 3Photo : Sylvain Desfarges

10122007-Fluorine-sur-Calcite

Fluorine sur Calcite, Tallèfre, Chamonix,
Massif du Mont-Blanc, Haute-Savoie, France –
Dimensions: 7 x 5 cm – Photo : Frédéric Eva Collection

Les Alpes, dont le plus haut sommet – le Mont Blanc – culmine à 4810 mètres. Les Alpes, plus connues du grand public pour ses stations de ski que pour les minéraux qu’elles abritent, et pourtant. Les hommes ont exploité des mines d’émeraudes dans les Alpes autrichiennes, lesquelles ont aussi révélées de formidables spécimens d’épidote. Grenats en Italie, cristaux de quartz parfaitement formés, fluorites roses en Suisse, sidérites françaises font rêver les collectionneurs et attisent aussi les convoitises. Depuis de longues années, les cristalliers arpentent sentiers, couloirs et parois à la recherche de ces précieux trésors.

Plusieurs musées nationaux mais aussi collectionneurs privés et cristalliers en exercice apportent à cette exposition la matière pour vous faire découvrir plus intimement encore les richesses cachées des Alpes.

  • Exposition Lapis Philosophorum et La pierre du soleil balte

La Russie est cette année la grande invitée de cette nouvelle édition. Victor Tuzlukov, lapidaire russe mondialement connu, est gemmologue diplômé du GIA. Mais surtout, il est recordman mondial au Championnat International des Lapidaires d’Australie depuis 2010. Il a fondé le Russian Faceters Guild et Grand Maître de la Guilde américaine de taille à facettes. Il présente cette année son travail autour de la taille des gemmes. Vous pourrez ainsi admirer l’extrême perfection de son travail qui permet de magnifier les pierres brutes.

Great Sacrifice by Victor TuzlukovThe great sacrifice. Photo : Victor Tuzlukov

C’est une première pour le salon de Sainte-Marie-aux-Mines, le Musée de l’Ambre de Kaliningrad sera présent durant cette édition avec une exposition présentant des chef-d’œuvres de l’art russe. Notons que certaines pièces ne sont jamais venues en France, ce qui rend cette exposition d’autant plus intéressante.

Ce musée présente plus de 8000 pièces historiques, toutes réalisées par des maitres russes. Ajoutons que l’établissement possède la plus importante pépite d’ambre du monde qui pèse 4,28 kg et surtout une reproduction de la fameuse Chambre d’Ambre qui a disparu durant la seconde guerre mondiale.

  • Les conférences

Chaque année, le programme des conférences est passionnant. S’il n’est pas encore entièrement finalisé (et je vous en reparlerai très vite) quelques intervenants sont déjà annoncé :

  1. Alain Carion, chasseur de météorites
  2. Michel Boudart, gemmologue
  3. Jean-Jacques Chevalier, géologue
  4. Alexandre Bataille, cristallographe

Un symposium scientifique aura lieu le 26 juin dès 19 heures 30, c’est une première dans le cadre de ce salon. Parmi les participants, nous notons : Jolyon Ralph viendra parler du site Mindat.org – la bible minéralogique 2.0 -, Victor Tuzlukov évoquera l’importance d’un facettage de qualité sur le prix des pierres gemmes tandis que Irina Toropova qui dirige le Musée de l’ambre parlera de ses recherches.

Enfin, je profite de cet article pour vous rappeler la présence du CRG de Nantes dans la zone « Gem » au stand 42 en extérieur. Comme chaque année, il proposera identification et/ou vérification de vos pierres (y compris celles acquises sur la bourse) et ce gratuitement. N’hésitez pas à passer sur le stand.

Sur le site internet de la manifestation, vous trouverez des pistes pour votre hébergement et de nombreuses informations pratiques afin d’organiser au mieux votre séjour à ce salon. Si vous n’y êtes jamais allé, il faut absolument vous y rendre, c’est un salon à faire au moins une fois dans sa vie.

A bientôt !

Ventes Koller, Zurich, le 24 mars 2015

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La maison de ventes aux enchères Koller se situe en Suisse, elle possède plusieurs bureaux : un à Genève et un à Zurich. À la fin du mois, elle proposera deux ventes Joaillerie qui représenteront presque 600 lots mis en vente. Parmi la totalité des pièces proposées, des signatures habituelles des ventes, de belles pierres, de la joaillerie or classique, du bijou ancien de très belle facture et quelques pièces qui méritent que nous nous attardions sur elles.

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Lot 9155 : rare en vente, cette demi-parure de la maison suisse Gilbert Albert. Bracelet et paire de boucles d’oreilles en or jaune, diamants et émeraudes (un cabochon de 2,37 ct sur le bracelet et deux cabochons pour 4,25 ct sur les BO). Ce modèle date de l’année 1998. Estimation entre 5000 et 8000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 9156 : peu courante, cette paire de boucles d’oreilles de la maison Vacheron-Constantin. Or jaune et émeraudes, datant des années 1960. Estimation entre 500 et 800 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 9180 : rare collier de Margot de Taxco en argent émaillé, vers 1950. Estimé entre 1800 et 2800 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 9197 : broche « couronne » en or jaune, argent, diamants, perles fines et grenats. Vers 1900, estimation entre 1000 et 1500 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2046 : bague en platine, diamants et centre rubis de 6,50 cts. La pierre est certifiée par le GGTL comme naturelle, non traitée et comme provenant de Birmanie (Myanmar) et présentant les caractéristiques gemmologiques des pierres de la vallée de Mogok. Estimation entre 30.000 et 50.000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2057 : parure en or rose et argent, diamants et topazes. Travail russe datant des années 60. Les centes totalisent 20 carats sur les BO et 30 carats sur la bague. Estimation entre 4000 et 6000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2065 : bague en or jaune, diamants et saphir birman de 4,14 carats. Certifié naturel et non traité par le GGTL. Signée de la maison Graff, estimation entre 30.000 et 50.000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2101 : bague en platine, diamant et rubis signée de la maison Meister. Le centre est un rubis birman naturel et non traité certifié par le GGTL et pesant 5,16 carats. Estimation entre 150.000 et 200.000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2128 : peu courant, une bague or jaune, diamant et incrustations de jade mawsitsit. Estimation entre 5000 et 8000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2166 : rare demi-parure en or et argent, émail et pierres gemmes : nacre, perles fines, perles de verre, rubis, émeraudes, grenats, opales et doublets grenat-verre. Cette parure date des années 1880-1900, elle porte comme poinçon de fabricant P.B., son écrin porte les initiales PA et le symbole d’un marquisat autrichien. À l’intérieur on retrouve la marque de la maison qui l’a vendue : la maison Lemoine Fils situé au 356 rue Saint-Honoré à Paris. Estimation entre 3000 et 5000 CHF. Photo : Koller Auctions

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Lot 2216 : collier en jade, platine, or, diamants et pâte de verre. Cette pièce date des années 20-30. Le poinçon de maître est difficile à lire mais le travail pourrait se rapprocher de la production de la maison Lacloche frères. Estimation entre 20.000 et 30.000 CHF. Photo : Koller Auctions

À bientôt !

Carrière #2 – Aurélien Delaunay, gemmologue au LFG

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Pour ce deuxième rendez-vous Carrière, je suis allée rencontrer Aurélien Delaunay qui exerce la profession de gemmologue au Laboratoire Français de Gemmologie. Avec gentillesse et patience, il s’est prêté au jeu des questions – réponses pour cette nouvelle interview professionnelle. Un immense merci à lui !

Observation pureté loupe10xExamen d’un diamant à la loupe. Photo : LFG

  • Aurélien, pouvez-vous présenter rapidement ?

Je m’appelle Aurélien Delaunay, j’ai 32 ans et je suis originaire du vignoble de l’Anjou.

  • Quel métier vouliez-vous faire petit ?

Je voulais être archéologue et faire comme Indiana Jones. Mais quand quelqu’un m’a dit qu’il fallait faire une section littéraire, j’ai reculé et je me suis orienté vers la géologie.

  • Et finalement, quel est votre poste aujourd’hui ?

Je suis gemmologue, responsable de laboratoire et plus spécifiquement du service « Diamants » au Laboratoire Français de Gemmologie (LFG).

  • Vous pouvez nous parler de votre parcours initial d’études ?

Après un baccalauréat scientifique, j’ai suivi des études de géologie, sciences de la Terre et de l’Univers à l’Université d’Angers puis à l’Université de Nantes où j’ai obtenu un Master 2 en Géosciences Planétaires.

  • Les gemmes, plus précisément, vous passionnent depuis quand ?

Elles me passionnent depuis l’enfance. J’étais déjà attiré par les cailloux, je ramassais beaucoup de pierres que je trouvais jolies sur les plages ou dans les chemins de campagne. Puis, la question de l’orientation professionnelle est venue. Au collège, il y a eu un forum des métiers d’organisé. Mon père, qui travaillait à la mairie, savait qu’il y avait quelqu’un dans la commune qui exerçait un métier en relation avec les pierres. Je lui ai envoyé une lettre lui demandant s’il voulait venir nous exposer son métier. Pascal Entremont, Chasseur de Pierres, était à l’étranger à ce moment-là et n’a pas pu venir. Mais il me convia à le rencontrer chez lui. Ayant des passions communes, nous avons sympathisé. Il m’a alors expliqué le métier, m’a conseillé de suivre des études de géologie à Angers puis de les continuer à Nantes, pôle de la gemmologie où je devais rencontrer ses amis (qui sont devenus aussi les miens), les professeurs Bernard Lasnier et Emmanuel Fritsch.

  • Et quel parcours de formation spécifique à la gemmologie avez-vous suivi ?

J’ai suivi le Diplôme d’Université de Gemmologie à Nantes tout en me formant à la gemmologie classique de manière autodidacte. Mon mémoire portait sur « L’hydrogène dans le diamant et étude d’un diamant fibreux ». Il y a de nombreux supports informatifs sur la gemmologie (livres, internet, forum, etc.). Puis il a fallu que je passe le diplôme de l’Institut National de Gemmologie afin de travailler là-bas.

  • Les pierres gemmes, on ne les trouve pas vraiment en France. Vous avez voyagé ?

J’ai voyagé mais pas spécialement pour trouver des pierres. Après, je ramène toujours un morceau de caillou (si cela est autorisé) même si ce n’est pas une pierre précieuse. Mais j’ai trouvé des choses intéressantes en France pouvant être façonnées : saphir trapiche, quartz en Bretagne, chiastolite, grenats, etc. Pour le reste, je voyage beaucoup grâce aux musées.

  • Rentrons dans le vif du sujet : présentez-nous votre lieu de travail et son fonctionnement ? Vous nous parlez un peu de votre équipe ?

Je travaille au Laboratoire Français de Gemmologie, le plus ancien laboratoire de gemmologie au monde. Créé en 1929 à la demande de la profession, il a pour but d’analyser toutes les matières gemmes. C’est le plus important laboratoire français qui émet des rapports d’analyses scientifiques sur les pierres précieuses (diamants, rubis, saphirs, émeraudes, etc.) et les perles. Lesquelles gemmes peuvent être déposées par divers clients professionnels ou particuliers. Nous sommes une équipe de quelques gemmologues, certains avec des spécialisations marquées sur les diamants, les pierres de couleur ou les perles. Nous avons aussi des personnes s’occupant de toute la partie administrative.

  • Comment êtes-vous arrivé à ce poste ? Racontez-nous votre parcours professionnel.

Mon parcours professionnel est, comme mon parcours de formation, fondé sur des rencontres. Ces moments qui font que l’on prend tel ou tel chemin. Après avoir terminé ma formation universitaire en gemmologie, je suis resté plus longtemps à l’université pour travailler sur mon mémoire. Il y avait une soutenance de mémoire la semaine suivante et un des membres du jury, le directeur du LFG de l’époque, avait besoin de petite main suite à une demande accrue de rapports sur des diamants. J’étais là au bon moment et je suis resté ainsi quasiment 1 an au LFG à grader les diamants. Ensuite, je suis allé enseigner la gemmologie à l’Institut National de Gemmologie où j’étais responsable de la collection et du contenu scientifique des cours. Pendant deux ans, j’ai essayé d’apporter un maximum de choses à cette école. En 2011, le LFG a été racheté par l’Union Française BJOP, j’ai été contacté par le Professeur Emmanuel Fritsch qui est conseillé scientifique au LFG car ils étaient à la recherche d’une personne pouvant s’occuper des diamants. J’ai postulé, ils avaient mon CV, me connaissaient et tout s’est fait en quelques minutes. Depuis, le LFG a évolué, de nombreux équipements ont été rachetés, une nouvelle équipe compétente s’est mise en place. Aujourd’hui, le LFG suit des procédures scientifiques strictes qui renforcent ses bases et ne font que conforter sa place de référence en la matière.

  • Parlons un peu de votre travail, typiquement une journée / semaine de travail ressemble à quoi ?

Je m’attache au bon fonctionnement du laboratoire. Spécifiquement, je grade les diamants soumis en couleur, pureté, taille, je leur fais subir une batterie de tests pour vérifier qu’ils ne sont pas synthétiques ou traités. Quelques fois, il arrive que certains diamants soient plus problématiques et je peux passer plus de temps à faire des recherches pour trouver des critères de différenciation.

Ensuite, il m’arrive de travailler sur des pierres de couleur ou sur des perles si la charge de travail est importante dans ces services.

Enfin, je veille à la bonne marche du laboratoire en validant toutes les analyses et tous les rapports émis.

  • Que préférez-vous dans votre métier ?

Chaque pierre étant différente, il y a de nombreuses façons de les aimer. Disons que rechercher si une pierre est synthétique et/ou traitée est quelque chose de fascinant. C’est un peu jouer au détective à chaque fois.

  • Quels sont les aspects plus négatifs ou plus ennuyeux ?

L’aspect le plus ennuyeux, s’il faut en trouver un, c’est peut-être la répétition des tâches lorsque vous gradez de nombreux diamants à la suite.

  • C’est un métier stressant ?

C’est un métier assez stressant car il y a de nombreux enjeux. Les clients sont souvent pressés ce qui nous oblige à travailler vite et bien. Cette « vitesse » est un risque que nous veillons à minimiser le plus possible en prenant le temps des analyses et en expliquant au client pourquoi nous avons besoin de temps supplémentaire sur certaines pierres.

  • Il y a certainement des aspects insoupçonnés par le grand public ?

Nous exerçons un métier de passion, mais l’aspect scientifique et rigoureux est primordial. Une analyse ne se fait généralement pas en 5 minutes et nous devons, à chaque fois que nous émettons un résultat, avoir les preuves de ce que nous avançons. Nous avons la chance d’analyser des merveilles de la nature comme des petites pierres peu attirantes.

  • Expertiser des pierres, c’est parfois faire des déçus. On gère ça comment ?

Nous sommes des êtres humains, nous sommes toujours attristés par certains cas de figure. Après, nous devons rester professionnels car notre analyse est professionnelle. Il faut essayer de faire abstraction de tout cela. En tant que gemmologue, nous ne savons pas l’histoire de la pierre ou de son possesseur. Pour nous, ce n’est seulement qu’un numéro.

  • Qui dit laboratoire d’expertises peut dire – un jour – contentieux juridiques. Vous y pensez ? Vous vous préparez à ce type d’éventualité ?

Oui, c’est pour cela que tous les résultats que nous émettons sont fondés sur une expertise scientifique. Nous avons des preuves scientifiques démontrant notre résultat d’analyse. Ces analyses peuvent être « données » au client dans le cadre d’un rapport justifié.

  • Comment concevez-vous l’exercice de votre profession au quotidien ?

Comme une nouvelle enquête à chaque pierre, du plaisir.

  • Vous travaillez avec une clientèle variée : particuliers, grandes maisons, joailliers indépendants… Je suppose que les relations sont différentes. Comment gère-t-on le niveau d’exigence de chacun ?

Chaque client a un niveau d’exigence différent. Notre niveau d’exigence dans l’analyse est le même pour tous. Après, nous essayons d’être le plus possible à l’écoute de nos clients.

  • Le LFG propose des formations à la gemmologie. Vous donnez des cours ? Vous aimez transmettre vos connaissances et enseigner / écrire ?

Le LFG a toujours œuvré dans la transmission des connaissances depuis sa création en 1929. Il continue à transmettre ses connaissances grâce au nouveau pôle de formation en gemmologie ouvert il y a quelques années. Ayant donné des cours au sein de l’Institut National de Gemmologie, c’est avec plaisir que je continue à enseigner sur des thématiques comme le diamant ou la géologie. C’est toujours un plaisir de partager des connaissances en formation ou par le biais d’articles scientifiques.

  • Le diamant synthétique est de plus en plus présent sur le marché. Peut-on dire que gérer sa présence sur le marché est le défi des années à venir ?

Les diamants synthétiques deviennent de plus en plus « faciles » à fabriquer. Les avancées scientifiques dans le domaine ont fait que la croissance de diamant en laboratoire est « connue » et de moins en moins onéreuse. Les diamants synthétiques battent en ce moment des records de poids et de couleur, etc. Il faudra s’attendre dans quelques années à en voir de plus en plus, notamment dans des lots de petites pierres.

  • Une anecdote à nous raconter ?

Il y en a de nombreuses. Une petite récente : alors que je rentrais un soir en métro, j’ai vu quelques perles qui roulaient dans le métro. À chaque accélération ou freinage de la rame, je les voyais rouler de l’avant vers l’arrière. J’en ai attrapé quelques-unes, il s’agissait de perles de culture assez jolies. Un collier avait dû se casser.

  • Bon, et comment décompresse-t-on quand on a un métier si prenant ?

On essaie de passer du temps à faire autre chose : passer du temps en famille, s’adonner à des loisirs, etc.

  • D’ailleurs est-ce qu’on décroche vraiment ?

Pas vraiment, en somme, car nous sommes maintenant connectés 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Les amis que nous avons sont souvent des gens du métier donc quand on passe du temps entre amis, on parle souvent du métier. Et puis en tant que scientifique, il faut faire perpétuellement une veille sur les avancées de notre secteur. Les chercheurs vont très vite dans la synthèse ou le traitement des gemmes. Nous nous devons d’être au fait de toutes ces avancées.

  • Et à l’avenir, vous vous voyez comment et où ?

Difficile à dire, tant que tout va bien et que je prends autant de plaisir à faire ce que je fais, il n’y a aucune raison que je change de métier.

image001À bientôt pour un prochain portrait !

« Splendor and Surprise » au Hillwood Museum

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Depuis le 15 février 2015 et jusqu’au début du mois de juin 2015, le Hillwood Museum de Washington D.C. accueille une exposition dédiée aux boites et étuis précieux. C’est ainsi que plus de 80 objets, réalisés avec les matériaux les plus précieux, vont révéler au public comment les hommes conservent jalousement leurs plus chers trésors…

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Vue du jardin et de la maison que constituent le Hillwood Museum. Cette maison fut la première résidence de Marjorie Merriweather Post dont nous avons déjà parlé à de nombreuses reprises sur ce site. Grande et richissime collectionneuse possédant un gout prononcé pour l’art européen, elle fut une cliente des plus grandes maisons de joaillerie française dont la maison Cartier. Photo : Hpild

L’objectif de l’exposition est de présenter la complexité de la fabrication de ces objets miniatures mais aussi de mettre en lumière les pièces de la collection Post. Or, argent, diamants, pierres dures, ambre, écaille de tortue… Nous pourrions énumérer une très longue liste de matières précieuses qui rentrent dans la conception de ces petites boites à secrets. Mais le mieux sera encore quelques photographies !

Box in the Shape of a Lady's HeadBoite représentant une tête de femme, vers 1760. Londres, Angleterre. Agate, or, émail et diamants. Photo : Hillwood Museum

Egg-Shaped BasketPetit panier en forme d’œuf, réalisé entre 1886 et 1896. Maison Fabergé mais fabrication par l’orfèvre Mikhail Perkhin. Saint-Petersbourg, Russie. Or, quartz rose, diamants, émeraude et perle fine. Photo : Hillwood Museum.

Faberge Music BoxBoite à musique, 1907. Maison Fabergé mais réalisation par Immanuel Wigstrom. Saint-Pétersbourg, Russie. Or, diamants, émail et rubis. Photo : Hillwood Museum.

À bientôt !

En « Rouges et Noirs » à Namur

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Depuis le mois de décembre 2014, le Musée des Arts Anciens de Namur (Belgique) propose une exposition consacrée aux minéraux de couleurs rouges et noirs dans l’art et l’archéologie.

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Cette exposition constitue la suite logique d’un premier événement déjà consacré aux gemmes et minéraux. La thématique du rouge et du noir, outre le clin d’œil appuyé au merveilleux roman de Stendhal, est surtout une évidence tant ces deux couleurs sont couramment utilisées en opposition dans les arts, générant ainsi des thématiques telles que la vie et la mort, la fertilité et le deuil…etc.

Plus généralement, le rouge (originellement obtenu grâce à la cochenille) possède des symboles opposés. Il représente la violence, le sang, la guerre, mais il est aussi un symbole de puissance, d’ancienneté voir de sagesse. Il représente le sang des hommes ou celui des dieux. Il représente le feu qui éclaire et guide comme celui qui détruit. On lui prête des vertus protectrices. Lié à la thématique masculine, c’est aussi une couleur devenue féminine. Il symbolise enfin le plaisir, l’amour mais aussi le vice. En somme, c’est une couleur qui ne laisse pas indifférente.

Le noir est une couleur longtemps liée au deuil, au monde souterrain, à la mort. Du moins est-ce le cas en occident. Il symbolise aussi la terre nourricière, une terre riche, grasse, source de vie pour l’homme qui la cultive. Le noir fut la couleur de la Réforme, de l’humilité. Associé à la misère, il est aussi – de nos jours – un symbole d’élégance et de luxe.

Les minéraux bruts servent de point de départ pour la visite. Fascinés par leur beauté, les hommes les ont travaillées pour produire de multiples objets précieux sur tous les continents depuis l’aube de l’humanité. parmi les nombreux objets exposés, on remarque notamment d’exceptionnelles pendeloques en hématite remontant à la Préhistoire, des amulettes en cornaline provenant du Nouvel Empire égyption (1500 à 1000 av. J.C.), des fibules mérovingiennes ornées de grenats, une boite à pique-nique en bois et laque au cinabre de l’époque Ming (1368-1644) et des bijoux ornés de grenats et rubis du XVIIe siècle à nos jours. Après ce parcours de plusieurs millions d’années, l’exposition se clôture au XXIe siècle avec la découverte des sculptures d’artistes contemporains : Mireille Liénard, Ado Chale, Vincent Dellacherie, Léo Copers, Georg Hüter, Richard Flament et Raffaello Galiotto.

DSC8442_E.7653_ (14)Crocodile, Cornaline, Nouvel Empire. Photo : Bruxelles, Musées royaux d’Art et d’Histoire, inv. E.7653

Les minéraux ne sont pas seuls dans cette exposition qui met aussi en lumière des matériaux gemmes organiques tels que le jais, le corail ou l’ambre.

Ajoutons que cet événement ne serait pas possible sans l’aide de la maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels qui prête ici de nombreuses pièces de sa collection, illustrant ainsi le travail de joaillerie que mène cette maison autour de ces coloris.

65001 masqueClip Feuille de vigne, platine, or jaune, serti mystérieux rubis et diamants, 1951. Photo : Van Cleef & Arpels.

Ce voyage dans le monde captivant des pierres gemmes rouges et noires est une collaboration entre le TreM.a, la Société de gemmologie historique de Belgique, la maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels et la société archéologique de Namur (SAN).

L’exposition est visible jusqu’au 12 avril 2015. Un bonne idée pour un weekend en Belgique.

À bientôt !

Henri Picq ou la naissance du Tutti Frutti

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Henri Picq fait parti de ces joailliers qui ont marqué l’histoire de notre métier. Mais comme beaucoup, son nom n’est pas vraiment connu par le public si ce n’est par une poignée de connaisseurs. En fait, ce sont ses bijoux qui parlent le mieux de lui et surtout une maison à laquelle son nom et son savoir-faire resteront toujours liés : la maison Cartier.

ivn00_00sg1382z_pPoinçon de la maison Henri Picq. Photo : Lebée, D. © Inventaire général, ADAGP, 2000

La maison Picq démarre son histoire à la fin XIXe siècle. Les archives nous indiquent une date d’insculpation (création du poinçon) au 26 mai 1888. Assez rapidement, Henri Picq va se faire un nom. Il devient l’un des principaux fournisseurs de la maison Cartier entre 1900 et 1920 car il est spécialisé dans le travail du platine. On retrouve donc couramment son poinçon sur des objets et des bijoux signés de la maison Cartier, mais pas seulement. Il fabriquera aussi des pièces pour les maisons Lacloche ou encore Ostertag.

Son nom apparait parfois dans la presse de l’époque. Aussi apprend-t-on dans Le Journal du 19 mars 1907 qu’il a été victime d’un cambriolage et que son atelier était situé 20 rue du quatre-septembre dans le 3e arrondissement de Paris.

J’ai eu envie de m’intéresser dans cet article à son travail personnel. Non pas que le travail réalisé pour les grandes maison soit inintéressant, mais il est assez connu. Particulièrement les pièces réalisées dans le fameux style Tutti Frutti : ces bijoux en platine, diamants, rubis, émeraudes et saphirs sont typiques des années Art Déco. Picq réalisera nombres de pièces de ce genre pour Cartier mais aussi pour sa propre clientèle. Retour sur quelques pièces de sa création.

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Broche « Nœud » en platine, diamants, émeraudes et saphirs. Vers 1915. Photo : À la vieille Russie

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Paire de boucles d’oreilles en platine et diamants, vers 1920. Photo : À la vieille Russie

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Bague en platine, diamants et émeraude. Vers 1925. La pierre pèse 22,58 carats et est certifiée par la SSEF comme colombienne, naturelle mais traité par huilage traditionnel. Elle fut vendue à Genève en 2011 pour presque 900.000 $. Photo : Christie’s

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Broche Yacht en platine et or, diamants et citrine. Vers 1920. Photo : 1stdibs

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Bracelet Tutti Frutti en platine, diamants, émeraudes, saphirs et rubis. Vers 1915. Photo : Sandra Cronan

Vous l’aurez compris, cette signature mérite de l’intérêt de votre part. De temps en temps, ce nom passe dans les ventes aux enchères et chez les galeristes. Ce sera le cas dans la prochaine vente Sotheby’s du 18 mars 2015.

À bientôt !

Le métier #16

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 Le platine est un métal capricieux, mais c’est le plus beau métal pour concevoir des bijoux. Je pourrai parler de sa couleur, de ses reflets et de l’éclat qu’il donne aux diamants durant des heures. Rien à voir avec de l’or rhodié. Et puis historiquement, quand on voulait mettre du blanc, on le faisait en platine.

C’est un bonheur pour les sertisseurs, parce que c’est plus mou que de l’or et donc plus simple pour eux. Mais, par contre, c’est un peu le cauchemars des polisseuses. J’en connais peu qui savent le polir parfaitement. Moi, je dis que le platine est un peu comme une jolie femme inaccessible. Il faut la charmer, la séduire, lui faire la cour pour (on peut l’espérer) arriver à briller à ses yeux. Et bien, le platine c’est la même chose. Avec de la patience et de la conviction, on arrive à ce qu’il nous donne son meilleur !

S., 25 ans de métier, joaillier séducteur

Gabriel Falguière(s), oublié ? Un peu, oui…

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Récemment, une bien jolie pièce réalisée par ce joaillier du début du XXe siècle fut vendue lors d’une vente aux enchères organisée par la maison Skinner de Boston. Et il est vrai que ce joaillier est plutôt méconnu du public, mais pas des collectionneurs.

Je vous propose donc de revenir sur le peu d’éléments d’histoire que nous possédons de lui. Gabriel Falguière(s) a marqué l’Art Nouveau par des réalisations d’une très grande qualité. Installé dans le 9e arrondissement de Paris, son atelier se situait au 23 rue Notre-Dame-De-Lorette. On connait par les archives les dates de son exercice, lesquelles vont du 23 mai 1888 au 10 novembre 1922. Son poinçon figurait une croix de Lorraine.

ivn00_00sg1381z_pPoinçon de la maison Falguière sur lequel les initiales du fabricant sont lisibles ainsi que son symbole : une croix de Lorraine. Photo : Répertoire des marques, Ministère de la Culture.

Avant de vous expliquer les rares éléments d’histoire que nous avons, notons déjà qu’il existe souvent un erreur sur l’orthographe même de son nom de famille : Falguière ou Falguières. Il faut donc le rechercher avec ces deux orthographes. Il semble, néanmoins, que la bonne façon d’écrire son nom soit celle avec un « s » à la fin. Peut-être une simple erreur administrative dans les papiers de l’époque qui a finalement durée.

On sait, grâce au livre de Henri Vever, qu’il fut l’associé de la maison Auger entre 1864 et 1870 avant de fonder sa propre maison à la fin du XIXe siècle.

En 1902, il participe au Salon de la Société des Artistes français. La revue Les Modes nous explique que les bijoux de divers joailliers, dont les siens, sont plaisants à admirer.

d3716018xCette broche en or, diamants et pierre dure sculptée représentant le profil d’Orphée fut réalisée par la maison Falguières vers 1901. Elle fut vendue chez Christie’s – en 2001 – pour 47.000 $.

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Ce pendentif est réalisé en or, diamants, émail et opale. Il présente les poinçons de la maison Falguières et date de 1901 environ. Il fut vendu en 2001 pour un peu plus de 42.000 $. Photo : Christie’s.

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Broche pouvant se transformer en pendentif. Or, émail, améthystes et diamants. Signée de la maison Falguières. Photo : 1stdibs

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Broche en or jaune émaillé. Signée G. Falguieres for Gabriel Falguieres, Paris , elle fut vendue chez Christie’s en 2008 pour 9750 $. Photo : Christie’s

On trouve peu de documents iconographiques avec son travail. Quelques pièces passent de temps en temps en vente et atteignent des sommes assez élevées. Quand à l’histoire de son atelier, les données sont rares. Je suppose, mais il faudrait que je creuse mes recherches, que son atelier s’arrête avec son décès. Dans les archives des poinçons, on trouve son symbole « la croix de Lorraine » réattribuée à un autre atelier : Falguière Vve (Veuve) et Debut et ce à partir de juillet 1923. Cet atelier exercera jusqu’au 31 juillet 1945. Il fut installé rue Rossini puis rue de la Chaussée d’Antin, deux rues du 9e arrondissement de Paris. Mais je n’ai pas la certitude que ces deux entités soient liées.

Je n’ai pas pu trouver de renseignements sur cette entreprise, ni de photos de pièces produites. Je compléterai cet article le cas échéant.

À bientôt !

Une rare série d’esquisses de bijoux, XVIIIe siècle

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Lors de la prochaine vente Sotheby’s qui se tiendra le 18 mars à Londres, un lot a particulièrement retenu mon attention. Il s’agit du lot 24 qui se compose de vingt-trois esquisses représentant des bijoux, le tout sur vingt-deux feuilles non reliées. Le lot, date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Sans signatures, certaines feuilles portent néanmoins un filigrane attestant que le papier fut fabriqué à Amsterdam. Le lot est estimé entre 40.000 et 60.000 £. Il me semblait important – devant l’intérêt d’un tel ensemble – d’y consacrer une petite note avec une reproduction des différentes planches. J’ajoute – en outre – que ces planches font grandement penser à celles que l’on retrouve dans le Traité des pierres précieuses et de la manière de les employer en parures par Pouget fils (Paris, 1762).

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À bientôt !

Vente « Fine Jewels », Sotheby’s, Londres, 18 mars 2015

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La prochaine vente Sotheby’s qui se tiendra à Londres proposera environ 300 lots. Parmi cette sélection, des bijoux et des pierres allant du XVIIIe à aujourd’hui. De nombreuses pièces des années 20 et 30 seront aussi mises à l’honneur. Quelques grandes signatures raviront les collectionneurs : citons Bulgari ou encore Boucheron à titre d’exemple.

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Lot 10 : rare broche « Fleur de lys », en or, argent, diamants et saphirs. Fin du XIXe siècle, estimation entre 4500 et 5500 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 14 : saphir naturel pesant 12,51 carats, certifié sans traitement par la SSEF. Cette pierre – originaire du Sri Lanka – présente un phénomène Color change modéré. Estimation entre 8000 et 12.000 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 17 : rare paire de bracelets en or jaune et miniatures émaillées représentant les tenues traditionnelles des différents cantons suisses. Vers 1830. Pas d’accidents notable sur les pièces. Estimation entre 4000 et 6000 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 17 : rare broche papillon en or jaune, diamants, rubis et émail. Fin du XVIIIe siècle. Cette pièce est un bijou familial appartenant aux descendants du pianiste Alexandre Rey Colaços. D’ailleurs, ajoutons que cette broche est décrite dans les mémoires de Colaços : « Ma nièce Concesa Mantheros possède actuellement une montre, représentant un papillon avec des ailes présentant un émail polychrome et enrichie de diamants; le même bijou qui a appartenu à la Reine Maria Louisa d’Espagne, qui est devenu la propriété de ma grand-mère par l’entremise de Mme Beramendi, Consul d’Espagne à Tanger ». La pièce a été modifiée au XIXe siècle. Estimation entre 4000 et 6000 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 39 : rare boite à Cheroot (cigares) datant des années 1910. Réalisée en cristal de roche, pierre de lune, platine et diamants. Elle est signée de la maison Cartier et Janesich. Estimation entre 5000 et 7000 £. Photo : Sotheby’s

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 Lot 212 : broche des années 60, en or jaune, diamants, rubis et émeraudes, signée de la maison Marchak. Estimation entre 10.000 et 15.000 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 215 : rare broche de la maison Cartier, vers 1940. Peut-être un commande spéciale. Or jaune et blanc, diamants, citrines, émeraudes et saphir. Estimation entre 6000 et 8000 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 262 : les colliers en opales ne sont pas très rares, mais ce sont toujours des pièces attrayantes. Celle-ci ne déroge pas à la règle. Estimation entre 3500 et 4500 £. Photo : Sotheby’s

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Lot 279 : rare broche Tutti Frutti signée de la maison Henri Picq. Platine, diamants, émeraudes, rubis et saphirs. Ce joaillier a produit de nombreuses pièces de cette époque, parfois non signées, car fabriquées pour des maisons plus importantes comme la maison Cartier. Installé dans le Marais, c’est lui qui produira pour cette maison, les premières pièces Tutti Frutti dans les années 20. Estimation entre 3000 et 5000 £. Photo : Sotheby’s

À bientôt !

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