Une chaleureuse rencontre !

Logo Cadik Paris_13.09.07Il y a quelques jours, je m’installais dans le bureau d’une maison discrète située dans le 9e arrondissement de Paris – « Le quartier des diamantaires » – afin de rencontrer deux frères investis depuis de longues années déjà dans la joaillerie parisienne. Mais avant de vous présenter Laurent et Jean-Michel Cadik, retour sur une saga familiale qui prend ses racines au bord du Bosphore, à Istanbul…

Si l’histoire naît plus tôt encore, les documents familiaux les plus anciens remontent au début du XIXe siècle. L’arrière grand-père fabriquait des parements mais aussi des souliers recouverts de perles fines sous le Sultanat, le grand-père Jean Cadik devient négociant en perles fines et objets d’art. De nombreux cousins travaillent aussi dans ce secteur. Installés dans le non moins célèbre Grand Bazar à Istanbul, ils vont transmettre à leurs descendants la passion des belles matières et des beaux objets. Déjà la famille possède des attaches en France mais aussi ailleurs en Europe, comme en Suisse par exemple. Les enfants de cette famille baignent dans les gemmes, les perles fines mais aussi les bijoux dès leur enfance. De quoi faire naître des vocations et pas des moindres !

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Bracelet comportant des pompons tissés, le tout réalisé entièrement à la main par Michel Cadik. Perles de culture d’eau douce, spinelles et cordon de soie en passementerie. Photo : Maison Cadik

Michel Cadik, fils de Jean Cadik et père de Laurent et Jean-Michel s’intéressa dès son plus jeune âge aux pierres. Poursuivant ses études en Suisse, il se perfectionnera auprès de son oncle, Léon, qui était l’un des plus grands experts en perles fines du pays. Il va ainsi apprendre le métier d’enfileur de perles : résilles, dentelles ou encore pompons en perles et pierres n’auront plus de secrets pour lui. Il perfectionnera les techniques existantes mais développera en sus ses propres techniques de fabrication.

Exposition Cadik Joaillerie_14.03.15_10Le collier présenté ci-dessus est une enfilade de boules tissées à la main et réalisées en spinelles, saphirs et émeraudes. Photo : Maison Cadik

Ses premiers colliers datent des années 60, perles, pierres multicolores, saphirs, rubis, émeraudes, spinelles, onyx, corail, marqueront ses créations empreintes d’une modernité indémodable. Dans les années 70, les pompons tissés apparaissent dans les parures et marqueront le style remarquable de ce créateur. Après avoir vécu en Suisse, il retourne auprès de son père en Turquie et, en 1975, s’installe en France et se constitue une clientèle située place Vendôme, rue Saint-Honoré ainsi qu’au Louvre des Antiquaires. Jamais les créations ne porteront son nom, mais elles seront vendues partout dans le monde. Le style orientaliste et coloré séduira de nombreuses clientes en France comme dans les pays du golfe, Michel Cadik réalisant selon son inspiration comme d’après des dessins des pièces uniques.

Entre deux créations, Michel va rencontrer son épouse et 1984 verra la naissance de Laurent, puis 1987, celle de Jean-Michel. « Je me souviens d’avoir joué avec des perles dès mes deux ou trois ans. Notre père travaillait à la maison, donc très vite nous avons appris à son contact. Vers huit ans, je m’amusais à faire des motifs en perles à ses côtés. » nous confiait Laurent durant cet entretien. Néanmoins, la joaillerie n’est pas le choix premier des deux garçons. Laurent de son côté choisira des Arts graphiques quand Jean-Michel partira vers des études commerciales. Le retour aux sources s’opère en 2001 pour l’aîné qui rentre en apprentissage dans le quartier du Temple (Paris 3e). Durant dix ans il se formera au métier et en 2003, il devient meilleur apprenti de France en joaillerie. La création de bijoux comme la restauration de pièces anciennes rythment son quotidien. L’idée de faire perdurer la Maison familiale fera son chemin tranquillement pour se réaliser il y a quelques années.

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Travail à la cheville : étape de fabrication d’un solitaire sur la première photo et étape de restauration avec la vérification du sertissage d’origine sur une broche diamants du XIXe siècle. Photo : Maison Cadik

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Paire de peignes en platine, diamants et écaille de tortue réalisée au début du XXe siècle par la maison Boucheron. Restaurée par la maison Cadik (photo).

Aujourd’hui installé en plein cœur du 9e arrondissement de Paris, Laurent Cadik perpétue l’histoire initiée par sa famille. La restauration de pièces anciennes lui permet de faire perdurer des objets à forte connotation émotionnelle pour les propriétaires. Cela lui donne aussi la possibilité de continuer à se former car, les métiers artisanaux forcent à se remettre constamment en question. « La technique ne souffre pas d’approximation » nous disait-il ce soir-là. Elle trouve son aboutissement dans le travail de création au service d’une clientèle privée mais aussi de marchands. Laurent propose des pièces faisant la part belle à la matière – or et platine principalement – et aux pierres gemmes – diamants, spinelles, tsavorites, saphirs…etc. – afin de satisfaire aux exigences des personnes qui viennent à sa rencontre. La Maison compte actuellement trois personnes. Engagée dans une démarche de transmission, une apprentie fait partie de l’effectif de la maison. Plusieurs professionnels parisiens extérieurs – sertisseurs, polisseurs, diamantaires… – apportent leurs savoir-faire en collaborant étroitement avec l’entreprise. Jean-Michel, qui était présent lors de cette rencontre, rejoindra l’aventure d’ici quelques mois. Après avoir été formé par son père mais aussi chez plusieurs diamantaires, il souhaite apporter son expertise dans la poursuite de l’aventure familiale. « Travailler en famille fait parti de notre héritage. Déjà il y a quelques années, on y pensait mais sans que cela ne soit encore sérieux. Désormais cela apparait comme une évidence. »

Tourmaline verte 1Bague de création en or gris palladié, pavage en tsavorites pour 0,8 carats et diamants pour 0,6 carats. Le centre est une tourmaline verte de 28 carats. Photo : Maison Cadik

CADIK124732Ensemble de bagues de fiançailles créées par la maison : 1- or gris palladié, pavage composé de 37 diamants pour 0,2 carats, centre diamant de 0,4 carats (pierre client); 2- or gris palladié, pavage composé de 124 diamants pour 0,4 carats, centre diamant de 1,06 carats E Si1 (pierre client); 3- or gris palladié, pavage composé de 80 diamants pour 0,6 carats, centre diamant de 0,9 carats E. Photo : Maison Cadik.

Rencontrer Laurent et Jean-Michel, c’est prendre le temps d’écouter des passionnés par le secteur de la joaillerie. Les anecdotes sont nombreuses et les histoires aussi savoureuses et brillantes que les créations que nous propose l’atelier. À la question de savoir où ils seront dans quelques années, « dans notre propre boutique, j’espère, et pourquoi pas Rue Saint-Honoré ! Nous verrons bien. » lance Laurent avec un grand sourire. Et c’est tout le bien qu’on leur souhaite !

Solitaire diamant blanc 28Solitaire diamants sur platine, pierre de centre de 5,8 carats (pierre client). Photo : Maison Cadik

Vous souhaitez contacter la maison Cadik, un site internet est à votre disposition afin de découvrir encore un peu plus l’atelier : www.cadik.fr

Par ailleurs, vous pouvez aussi prendre directement rendez-vous en téléphonant au 09 83 27 17 21 ou par mail à l’adresse suivante : contact@cadik.fr

 À bientôt !

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Une vente de bijoux incroyables à Genève le 11 novembre…

Le 11 novembre prochain, la maison Christie’s proposera une vente « Magnificent jewels » à Genève. Une vente qui promet déjà de belles enchères et des montants impressionnants. Le catalogue est une véritable caverne et faire une sélection parmi les 392 lots proposés est une véritable difficulté. Je vous invite donc à le compulser mais aussi à relire l’article, écrit ici même, sur la broche de l’Impératrice Eugénie qui sera vendue ce jour-là. Arrêt sur les pièces qu’il ne faudra pas manquer !

Capture d’écran 2014-10-25 à 17.15.51lot 30 : remarquable collier en boules de turquoise mesurant de 18 à 21 mm, fermoir en platine et diamants. Estimation entre 15.000 et 21.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 57 : broche en argent, or et diamant datant du XIXe siècle représentant un nœud de Sévigné. Cette pièce, propriété d’une famille noble italienne, fut offerte par la Maison Royale de Savoie à la grand-mère de l’actuel propriétaire. Estimation entre 63.000 et 83.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 122 : collier en platine, diamants et perles fines, toutes attestées par deux certificats émanant de la SSEF. Le collier est signé de la maison Chantecler. Estimation entre 260.000 et 360.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 299 : magnifique bracelet Art Déco par la maison Boucheron, réalisé en platine, diamants, jaspe et turquoises. Cette pièce est déjà passé en vente, à Londres chez Christie’s en 1997. Estimation entre 250.000 et 345.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 304 : paire de boucles d’oreilles « Spirale » par JAR en platine, argent et or, sertie de diamants et d’émeraudes. Estimation entre 200.000 et 300.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 305 : bracelet « Tulipe » par JAR, en or jaune, diamants et grenats. Cette pièce qui fut réalisée en 1994 fut exposée dans les deux rétrospectives consacrées au joaillier dont celle de New York cette année. Estimation entre 200.000 et 300.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 327 : rare parure comprenant une broche et un bracelet réalisée par Cartier, en or jaune, diamants, onyx et émeraudes. À l’origine, ces deux pièces furent acquises par le Duc et la Duchesse de Windsor entre 1956 et 1959. Quand en 1987 sa collection est dispersée à Genève, Andrew Lloyd Webber achète les deux pièces pour son épouse Mme Sarah Brightman. Sur les photos de la première du « Fantôme de l’opéra » à New York en 1988, on peut la voir arborer les deux bijoux. Estimation entre 1.700.000 et 2.500.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 348 : impressionnant collier en platine et diamant. le centre est un saphir non traité en provenance du Sri Lanka, de 392 carats, attesté par deux certificats édités par la SSEF et le Gübelin. Estimation à la hauteur d’une telle pierre entre 7.000.000 et 10.000.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 373 : bague en platine et diamants dont centre saphir violet naturel originaire du Sri Lanka de 14,09 carats et attesté par un certificat du Gübelin. Estimation entre 120.000 et 150.000 $. Photo : Christie’s.

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Lot 392 : importante paire de boucles d’oreilles en platine et or, diamants poires et marquises pour 19,28 carats. Les centres sont : un diamant « Fancy vivid blue » de 6,95 carats et un « Fancy vivid pink » de 6,79 carats, tout deux attestés par des certificats du GIA. La paire, propriété d’un collectionneur est signée par la maison Bulgari. Estimation entre 12.000.000 et 15.000.000 $. Photo : Christie’s.

À bientôt !

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Vente de la maison Villanfray & associés du 28 octobre

Consulter les catalogues de ventes aux enchères dédiées aux bijoux fait partie de mon travail pour ce blog. J’ai donc, toujours, un œil aux quatre coins du monde pour voir ce qui se vend. Je parle plus rarement de ce qui se fait à Paris comparé à d’autres villes telles Genève, Londres ou encore New York. En effet, tous les catalogues ne sont pas en ligne, il y a peu de ventes dites « d’exception » et surtout les estimations sont souvent très basses.

Néanmoins, la prochaine vente de la maison Villanfray présentera quelques jolies pièces et pierres qui passeront en vente le 28 octobre prochain à Drouot dans le 9e arrondissement de Paris. Deux bagues ont plus particulièrement retenues mon attention sur les 266 bijoux proposés.

Capture d’écran 2014-10-24 à 20.56.50Lot 128 : bague en platine, diamants et centre émeraude (peut-être Colombie) de 2,40 carats environ. Estimation entre 4000 et 5000 €. Photo : Villanfray

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Lot 143 bis : bague en platine, diamants et centre saphir (à priori Sri Lanka) de 6,86 carats. Estimation entre 6400 et 6800 €. Photo : Villanfray

À bientôt !

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Et Eugenie affolera les enchères…

Le 11 novembre prochain aura lieu une vente « Magnificent jewels » chez Christie’s à Genève. Le catalogue promet déjà quelques magnifiques surprises et nous suivrons attentivement les enchères de cette édition. Je vous proposerai, bien sur, un article récapitulatif des pièces à ne pas manquer lors de cette brillante vacation. Mais aujourd’hui, j’attire déjà votre attention sur une pièce qui va susciter l’intérêt des collectionneurs et pour laquelle la maison espère que la salle s’enflammera. En effet, sera proposée à la vente, la broche « Feuille de groseillier » ayant appartenu à l’Impératrice Eugénie et les rumeurs disent qu’elle pourrait bien atteindre 3 millions de dollars… . Retour sur l’histoire de cette pièce !

eugenie-broochLa broche de l’Impératrice Eugénie sera proposée le 11 novembre à Genève. Photo : Christie’s

Si, souvent, on remarque dans les catalogues que des bijoux peuvent avoir « appartenu » à des familles royales, il n’y a absolument aucun doute à avoir avec cette pièce. Réalisée en or gris et argent, elle est entièrement sertie de diamant. Eugénie de Mojito, la dernière impératrice française, épouse Napoléon III en 1853. Sa famille, richissime, est originaire de Grenade en Espagne. Son amour pour la culture française est connu, comme son admiration pour la joaillerie. Eugénie aime les bijoux et les diamants et elle va mettre un point d’honneur à enrichir la collection de la Couronne de France. En juillet 1855, elle fait appel à Alfred Bapst, joaillier de la cour pour confectionner une parure digne des plus grandes souveraines.

En réalité, c’est un ensemble de trente pièces « Feuilles de groseillier » qui est réalisé et qui a pour mission de parer le cou, le buste mais aussi les robes de l’Impératrice. Laquelle portera régulièrement ces pièces. En 1870, après la chute du Second Empire, Eugénie et Napoléon fuiront en Angleterre en laissant derrière eux, bien évidement, de nombreux joyaux. Le gouvernement français débattra durant presque 20 ans du sort à réserver à cette collection, puis décidera de la vendre. C’est chose faite en mai 1887. Les bijoux sont coupés à la pince, démontés à la va vite et vendus pour beaucoup en morceaux. De très nombreuses pièces sont aujourd’hui perdues…

catalogue-berthaud-feuilles-de-groseillerDétail du catalogue Berthaud sur la vente des diamants de la Couronne de France. Sur cette page, on y découvre une partie des pièces qui composent la parure « Feuilles de groseillier » réalisée en 1855. Photo : Jewel du jour.

Ce jour de 1887, de nombreux joaillier sont dans la salle et Tiffany & Co. sera le plus gros enchérisseur. C’est cette maison qui remporte la broche de notre royale Eugénie ainsi que d’autres pièces de la parure. Durant cette vacation, la maison américaine dépensera presque 500.000 $ (lesquels représenteraient environ 12 millions de dollars actuels…).

Plus tard, la broche sera vendu à la famille Astor, Vincent Astor l’offrira en 1936 à la très célèbre chanteuse d’opéra Lucrezia Bori. Celle-ci la léguera au Metropolitan Opera of New York où elle était jusqu’alors exposée.

Notons aussi qu’en avril 2011, la maison Doyle Auction propose une petite broche issue de la parure d’origine. Celle-ci estimé entre 50.000 et 70.000 $ fut vendu pour 332.000 $. Ce fut de nouveau la maison Tiffany qui se porta acquéreur. Précisons néanmoins que la pièce fut achetée à l’origine par Tiffany en 1887, puis revendue à M. J.P. Morgan. La pièce a depuis été nettoyée et restaurée par les ateliers de la célèbre maison américaine.

804095La broche lors de sa vente en 2011 chez Doyle Auction. Photo : DoyleTiffany-Co.-diamond-brooch-another-of-the-French-Crown-Jewels-that-now-reside-in-Tiffanys-archives.-960x1200

La broche nettoyée et telle que la présente aujourd’hui Tiffany & Co. Photo : Tiffany & Co

À bientôt !

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Découvrez l’exercice de taille du Blue Moon Diamond

La société Cora International, propriétaire du Blue Moon Diamond, actuellement exposé au Muséum d’histoire naturelle de Los Angeles a produit un petit film vous expliquant l’exercice délicat de la taille de cette superbe pierre. Pour ceux qui auraient manqué les articles précédents, vous trouverez de quoi régaler votre intérêt ici et ici aussi.

Le film est en anglais mais je vous invite à le regarder attentivement. Il lève le voile sur le travail préparatoire, mais essentiel, de la mise en beauté d’une gemme de cette qualité.

Bonne découverte et à bientôt !

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« Non, la De Beers n’ouvre pas (encore) de laboratoire commercial »

Je partage de nouveau ici un article écrit par Rob Bates qui m’a semblé très intéressant. Article traduit et publié sur le blog de la maison Rubel & Ménashé. Bonne lecture !

« Depuis quelques années, la De Beers gère l’IIDGR (International Institute for Diamond Grading and Research), un laboratoire qui délivre des rapports pour les diamants de la marque Forevermark. (Le laboratoire AGS effectue les certifications pour lui aux États-Unis.) Plus tôt cette année, l’IIDGR a ouvert une filiale à Surat qui, selon le Times of India, le mettra en « concurrence directe » avec l’IGI et le GIA.

La De Beers prévoit-elle donc d’ouvrir un laboratoire pour le marché, à l’instar de Rapaport ?

Non, affirme Jonathan Kendall, le président de l’IIDGR. Mais il ne manque pas d’ajouter certaines mentions, comme « dans un avenir proche ». 

« Forevermark consomme toutes les capacités dont nous disposons, affirme-t-il. Nous ne cherchons pas à nous opposer frontalement à qui que ce soit sur le marché. »

Parmi ses services, le laboratoire de Surat proposera un dépistage des mêlées grâce à l’appareil automatisé de la De Beers, annonce Jonathan Kendall. L’IIDGR effectue également certaines certifications pour les labels privés et certifie les diamants des sightholders qui le demandent – mais les choses s’arrêtent là, explique-t-il (en ajoutant « pour l’instant »).

« Si vous voulez vous engager dans la [certification] générique, vous devez vous engager à fond, explique-t-il. Il existe une opportunité considérable, mais vous devez vous donner à 100 %. »

L’IIDGR est également réputé pour être l’un des laboratoires les plus automatisés : il utilise une machine automatisée de détection des couleurs et espère disposer de son propre outil automatisé de détection des puretés, qui devrait être opérationnel dans les 12 prochains mois. « Notre but est d’utiliser de plus en plus de technologie, pas de revenir en arrière », explique Jonathan Kendall, ajoutant que cela permettra, au final, d’accélérer les rotations et d’abaisser les coûts.

Selon lui, l’objectif final est de construire un marché – mais avec précaution.

« Vous devez vous assurer de respecter les normes et de ne pas tomber dans le piège de vous développer trop rapidement », souligne-t-il.

L’IIDGR vend également des appareils, notamment les détecteurs de synthétiques DiamondSure et DiamondView.

Jonathan Kendall souhaite également faire savoir au marché que, depuis l’année dernière, DiamondSure est équipée d’un nouveau module capable de détecter les pierres de laboratoire serties dans des bijoux.

« La saga des synthétiques touche maintenant les bijoux. Nous avons donc développé ce détecteur spécialement pour les bijoux, affirme-t-il. C’est une avancée technologique très importante. Nous travaillons dur pour faire connaître son existence aux professionnels. » »

Par Rob Bates.

Source : JCK online via Rubel & Ménashé

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« Important jewels » chez Christie’s le 22 octobre

Ça y est ! Le mois d’octobre signe le retour des ventes aux enchères d’exception. Déjà, la première très grande vente de la saison, celle de Sotheby’s à Hong Kong, a battu des records. Le lot phare, un diamant rose poire de 8,41 carats s’est vu adjugé pour 137 millions de dollars, soit bien au-delà de son estimation haute. C’est dire si les vendeurs attendent beaucoup des vacations qui arrivent : bijoux, objets d’art, vin, montres… Les ventes d’automne et d’hiver vont, nous l’espérons, voir les enchères s’envoler pour beaucoup d’objets et peut-être voir s’inscrire de nouveaux records. On le sent, Noël approche et déjà de très beaux catalogues commencent à arriver sur le marché. La tendance va s’accentuer jusqu’à la fin de l’année, avant les traditionnelles ventes du printemps. Le 22 octobre, Christie’s nous régalera donc de 350 lots plus sublimes les uns que les autres. Sélection, difficile, mais sélection tout de même.

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Lot 46 : peu courante en vente, une bague perroquet par Cartier en platine, onyx, diamants et émeraudes. Signée, elle est estimée entre 50.000 et 70.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 85 : rare et superbe broche signée de la maison Cartier. Circa 1925, pour cette pièce d’exception en platine, saphirs, diamants, anneau en cristal de roche et pièce de jade néphrite. Estimation entre 30.000 et 50.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 89 : belle bague en or jaune dont centre diamant cognac d’une couleur intéressante. Gradé par le GIA « Fancy brownish yellow » et présentant une couleur naturelle, il pèse 16,01 carats. L’estimation se situe entre 300.000 et 500.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 131 : saphir jaune naturel sur papier (attesté comme non traité et d’origine sri-lankaise par le laboratoire AGL) pesant 18,23 carats. Estimation entre 40.000 et 60.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 132 : impressionnant collier deux rangs de perles d’opales allant de 7 à 17 mm environ, lesquelles sont toutes séparées par des rondelles en or gris serties de diamants. Le laboratoire AGL a estimé que les pierres étaient d’origine éthiopienne et ne présentaient pas de traitements. Estimation entre 100.000 et 150.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 158 : ce pendentif en diamants est particulièrement impressionnant. Si sa gradation en couleur est plutôt médiocre, L, sa quasi absence d’inclusions visibles à l’œil (VS2) et surtout son poids – 101,36 carats – le rendent néanmoins épatant. Monté sur un cordon de soie avec un fermoir en platine, l’estimation est à la hauteur d’une pièce aussi particulière : entre 4.250.000 et 6.250.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 251 : étonnante bague en platine et or rose sertie de diamants dont centre vert naturel de 3,51 carats gradé « Fancy intense green » par le GIA. Estimation entre 800.000 et 1.200.000 $. Photo : Christie’s

À bientôt !

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