Le joli univers d’Annette Girardon

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Un lieu apaisant dédié au travail de la créatrice. Photo : Annette Girardon

Il y a une petite semaine, j’avais rendez-vous dans le 1er arrondissement de Paris. Juste derrière la Place Vendôme se niche, dans une jolie petite cour typiquement parisienne, une ravissante boutique dont la porte ne demande qu’à être poussée par les amoureux de joaillerie… à condition d’avoir pris rendez-vous avec la créatrice de ce lieux.

Annette-Girardon-13-copieAu départ, un dessin. Photo : Annette Girardon

C’est donc là que Annette Girardon m’a très gentiment reçue pour me présenter son travail. Un rendez-vous particulièrement amical qui s’est étiré jusqu’en début de soirée et passé à contempler des gemmes colorées et ses bijoux.

IMG_0088Pendentif en or jaune et perle de Tahiti. Création Annette Girardon. Photo : Le Gemmologue

Annette est allemande et les bijoux font depuis longtemps partis de sa vie. Sa grand-mère en parlait beaucoup et elle a toujours eu un intérêt tenace pour ces objets un peu magique. Mais avant de revenir à la bijouterie, elle eu une autre vie professionnelle peuplée de rencontres et de voyages, principalement en Europe de l’Est.

Et puis, il y a une quinzaine d’année, elle arrête tout et reprend des études à la BJO de Paris, rue du Louvre. Travail à l’établi, maquette et cire pour approfondir encore un peu plus son sens inné du volume, apprentissage et pratique du design et surtout gemmologie. Mais surtout, des heures passées en relation avec des joailliers dans les ateliers du 9e arrondissement de Paris qui travaillent pour les plus importantes maisons. Et elle exerce sa main et son œil…

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Bague Néolithique, or jaune, chrysoprase et tourmaline verte. Photo et création : Annette Girardon

Tao Bague Tao en or jaune et diamant. Photo et création : Annette Girardon

Sa première exposition aura lieu à l’Hôtel Dassault en 1999, elle y proposera pour la première fois son travail de création qui a depuis séduit de très nombreux clients. Depuis, elle continue sa route en proposant quasi exclusivement des créations ultra-personnalisées, fruit d’un long échange entre elle et sa cliente. Aux travers d’ateliers créatifs, elle amène sa cliente à réfléchir sur elle-même et sur ce qui la caractérise. De là, en découle le travail de conception et de réalisation d’une pièce unique de joaillerie.

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Collier Croches en or jaune, amétrine et perle de culture. Photo et création : Annette Girardon

Annette propose aussi une collection de pièces qu’elle vous présentera sur rendez-vous à sa boutique. Elle enrichit de temps en temps cette boite à merveilles de bagues, colliers ou pendentifs. Cette volonté de proposer ponctuellement des modèles se fonde sur l’envie de travailler au plus proche de son inspiration, de ses clients et des demandes qu’ils lui font de créations personnalisées. Bijou classique ou au contraire plein d’audace, tout est surtout une question d’équilibre et d’harmonie entre les matières.

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Boucles d’oreilles Vésuve, en or jaune, saphirs colorés et opales de feu. Photo et création : Annette Girardon

La création passe par le dialogue et je vous incite fortement à aller la rencontrer dans l’écrin de la rue du Mont-Thabor. Parlez-lui de vos envies, de vos pierres favorites et des choses ou des lieux qui vous inspirent. Nul doute que vous repartirez quelques semaines plus tard avec un bijou juste imaginé pour vous !

Annette Girardon (Sur rendez-vous) : 7 rue du Mont-Thabor 75001 Paris

À bientôt !

Vente Sotheby’s, Genève, le 12 mai 2015

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Il y a des ventes d’exception. Des ventes avec des catalogues tellement riches que faire une sélection devient réellement difficile tant la plupart des lots mériteraient qu’on les présente… Mais je ne peux pas. Je vous propose donc de partir à la découverte des pièces les plus atypiques.

Le 12 mai prochain, la maison Sotheby’s proposera une vacation Magnificent Jewels and Noble Jewels. Cette vente dont la maison attend un bénéfice de plusieurs dizaines de millions de dollars fera palpiter les cœurs des collectionneurs mondiaux. Et s’ils ne seront pas forcément dans la salle, ils seront – bien sur – représentés au téléphone. Les enchères devraient donc s’envoler !

Au programme : des signatures célèbres habituelles des grandes ventes dont de très nombreux bijoux signés de Suzanne Belperron ou René Boivin, une collection de bijoux de la maison Cartier et surtout des pièces ayant appartenu à la Duchesse de Roxburghe. Je vous montre tout cela !

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Lot 2 : bague en or jaune et saphirs, vers 1960, signée de Suzanne Belperron. Le centre bénéficie d’un certificat de la SSEF attestant qu’il est naturel et non traité. La pièce est aussi attestée par Olivier Baroin, expert, qui a acquit l’ensemble des archives de la maison Belperron. Estimation entre 33.000 et 43.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 124 : Viva Italia ! Bague en or jaune, émeraude, diamant et rubis (2,90 ct), signée de la maison Bulgari. La diamant de 2,75 ct est certifié D IF par le GIA, l’émeraude de 2,43 ct est certifiée par la SSEF comme provenant de Colombie et présentant un léger huilage traditionnel. Estimation entre 50.000 et 80.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 170 : rare broche signée de Philippe Wolfers et gravée « Ex. Unique », vers 1900, or, émail, diamants et rubis. Estimation entre 33.000 et 54.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 188 : très joli travail de joaillerie sur cette broche Tutti Frutti reprenant le motif Giardinetto, vers 1930. Platine, diamants, saphirs, améthystes et rubis. Cette pièce provient de la collecton de Rose Boote, quatrième marquise de Headford (1878-1958). Elle fut connue pour avoir interprété le rôle de Maisie dans « The messenger boy » en 1900 sous le nom de scène de Miss Rosie Boote. Elle était une Gaiety Girl, car elle faisait partie des coeurs du Gaiety Theatre de Londres et la protégée de Georges Edwards. Son mariage l’opposa à sa famille et à la Reine Victoria. En effet, elle épousa le Marquis de Headford, protestant alors qu’elle était catholique, et quitta sa vie de scène pour résider avec son époux en Irlande et aussi à Londres. Elle fédéra autour d’elle un cercle d’amis et d’intellectuels. Estimation entre 23.000 et 30.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 303 : important collier de la maison Bulgari, or, diamants et saphirs. Lesquels sont certifiés naturels, birmans et non traités par des rapports SSEF. Provient d’une famille princière européenne. Estimation entre 300.000 et 500.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 324 : rare et imposant collier en perles fines. Fermoir en or et argent, diamants et émeraudes. Les 1462 perles fines marines qui constituent le collier sont attestées naturelles et non traitées par la SSEF. Estimation entre 177.000 et 217.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 343 : bague en or, diamants et centre Alexandrite de 23,75 carats. Signée du créateur français Jérémie Pauzié. La pierre est certifiée Sri-lankaise, naturelle et non traitée par la SSEF. Estimation entre 382.000 et 558.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 377 : importante bague platine, diamants dont centre certifé GIA Fancy deep yellow-brown de 25,27 carats et naturel. Commercialement appelé « Diamant cognac ». Estimation entre 100.000 et 186.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 417 : importante bague platine, diamants et centre saphir de 10,96 carats. Certifié Cachemire, naturel et non traité par un rapport de la SSEF qui atteste en sus que cette pierre est particulièrement exceptionnelle. Estimation entre 1.100.000 et 1.600.000 $. Photo : Sotheby’s

Capture d’écran 2015-04-25 à 11.58.01Gem set vanity case opened on one side Gem set vanity case press release photo

Lot 451 : rare Vanity Case de la maison Cartier, vers 1925. Je joins le texte écrit par Gabriella Mantegani, spécialiste au sein du département Bijoux de la maison Sotheby’s : Il est des objets dont on tombe amoureux… Parmi les nombreuses parures qu’il m’a été données de contempler, ce nécessaire de beauté daté de 1925, émaillé et serti de gemmes, constitue une découverte aussi jolie qu’inattendue. Nous n’en connaissions que le croquis. Aurait-il été l’œuvre de l’illustre dessinateur de la maison Cartier Charles Jacqueau ?  Le mystère perdure… Ce petit vanity, spécialement conçu pour être lové au creux d’une main, ravit le regard de ses joyeuses couleurs. Le style Art Déco y atteint un paroxysme d’élégance. Sur son flanc, se déploie un motif stylistique suggérant des colonnes égyptiennes. Il est flanqué de deux bouquets de fleurettes de corail et contient tout ce dont une élégante a besoin : poudriers, dotés de leurs incontournable houppettes, étui à rouge à lèvres et autres compartiments destinés aux effets personnels. Un miroir dépliable, judicieusement placé au centre de l’objet, permet de faire quelques retouches à toute heure du soir. Enfin, une fine pluie de diamants, perles, émeraudes et ivoire achèvent de conférer à cet écrin un éclat délicat. Ce trésor d’ingéniosité est une ode au raffinement. Au-delà de son aspect pratique, de la pureté de ses lignes, il s’apparente à mes yeux à un subtil bouquet de fleurs que l’on offrirait à une femme désirée en secret. Pratique, chic… et terriblement romantique. Estimation entre 113.000 et 165.000 $. Photo : Sotheby’s

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Lot 460 : The Historic Pink. Cette bague en platine et diamants dont centre Fancy Vivid pink de 8,72 carats. Il est certifié naturel, de type IIa et VS2 par le GIA. Cette pierre fut la première propriété de Huguette Clark, elle fut fabriquée par la maison Dreicer de New York. Elle fut déjà proposée à la vente en 2012. Estimation pour ce joyau entre 14 et 18 millions de dollars. Photo : Sotheby’s

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Lot 502 : rare bague platine, diamants et centre rubis de 25,59 carats. Certifié naturel, birman et d’une couleur « Sang de pigeon » par un certificat de la SSEF et un certificat du Gübelin. La monture est signée de la maison Cartier. Estimation à la hauteur d’une pierre aussi rare entre 12 et 18 millions de dollars. Photo : Sotheby’s

À bientôt !

Carrière #3 – Clémence Merat, Head of Jewellery

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Pour ce troisième rendez-vous Carrière, j’ai proposé à Clémence Merat qui travaille à Londres de nous raconter son parcours et son métier. Elle s’est très gentiment prêtée au jeu. Je vous emmène donc en Angleterre !

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Clémence en compagnie de M. Peter Ungar, un agent représentant internationalement des maisons de joaillerie, lors du salon IJL 2014. Photo : Clémence Merat.

  • Bonjour Clémence, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Je m’appelle Clémence Merat, je suis Parisienne et j’habite à Londres depuis un peu plus de 4 ans maintenant. Je suis gemmologue de formation et je travaille en tant que Directrice du département Bijoux chez William&Son, une marque anglaise de produits de luxe.

  • Quel métier vouliez-vous faire étant enfant ?

J’ai voulu, comme toutes les filles je pense, devenir maîtresse d’école pendant un temps, et puis pompier, et aussi architecte. J’en suis loin.

  • Et finalement, quel est votre métier actuel ? Et son titre exact ?

Je suis Head of Jewellery (Directrice du département bijoux) chez William&Son. Notre marque vend des produits de luxe dont des montres (Breguet, etc.), de l’argenterie, des accessoires en cuir et autres. Je suis en charge du département bijoux. Je créé les collections avec l’aide de ma designer et de différents ateliers de fabrication, et je les vends en boutique.

Nous sommes, pour le moment, une petite entreprise (environs 30 employés) et donc nous sommes tous très multitâches. Nous proposons à nos clients également un service de création (plus que du sur-mesure). Dans ces cas-là je cherche la pierre via mes négociants,  je fait faire un dessin par notre designer et je me charge de faire fabriquer la pièce par mes ateliers.

  • Vous êtes la première de votre famille, ou bien des personnes de votre entourage travaillent dans ce secteur ?

Je suis la première de ma famille à me lancer dans ce secteur, bien que toutes les femmes de ma famille aient toujours adoré les bijoux. Mon arrière-grand-mère, que j’ai connue, était la première femme de France à monter son entreprise. C’était une marque de lingerie féminine. Elle a reçu la Légion d’Honneur pour cela. Donc je pense tenir mon côté créatif d’elle.

  • Quel parcours d’études classiques avez-vous suivi ?

Pas si classique… J’ai eu un Bac économique et social. J’ai étudié l’Histoire de l’art et son marché en Licence à l’IESA, puis j’ai fait un Master à la Sorbonne et la deuxième année à la LSE à Londres. J’ai étudié la gemmologie au Gemological Institute of America (GIA) à Londres en même temps que ma dernière année de Master. J’ai fini mes études en juillet 2011 avec un Master et un diplôme de spécialiste Diamants et Pierres de couleur. Je suis une Graduate Gemologist.

  • Et à quel moment avez-vous eu envie de vous orienter vers la joaillerie ?

Pendant ma Licence, j’ai fait quelques stages dans plusieurs secteurs du marché de l’art.

Un jour, pour rendre service à la personne qui est aujourd’hui mon fiancé, je l’ai remplacé chez une experte en bijoux (Mme Laure Nejman, chez Maître Giafferi). J’ai passé la journée entourée de bijoux et j’ai adoré. Je me suis tout de suite dit que les bijoux pourraient tout à fait être quelque chose dont je ne me lasserais certainement jamais.

Et donc je me suis mise à la recherche d’un stage dans ce secteur et j’ai atterri chez Christie’s au département bijoux avec Me Marie-Laurence Tixier pour un stage de 3 mois. J’y suis restée 1 an. J’ai adoré !

  • Qu’est-ce qui vous plait dans ce secteur professionnel ?

Je me fais toujours la réflexion que quand on est une jeune fille, on ne pense pas nécessairement aux bijoux. C’est quelque chose qui vient plus tard dans la vie.

Dès que j’ai eu l’occasion de découvrir ce milieu et ses métiers je suis complètement tombée amoureuse. La magie des pierres, leurs inclusions et leurs secrets, c’est vraiment ça qui est resté après avoir fini mes études. J’aime aussi le fait que ce soit un petit milieu et que la plupart des gens dans cette industrie sont des passionnés; on parle tous la même langue.

J’ai aussi un amour pour les traditions je crois. Les bijoux de familles, leurs significations. Malgré le fait d’avoir migré dans le monde du retail, je reste très attachée aux bijoux anciens. J’ai d’ailleurs lancé un corner Vintage dans notre boutique à Londres dans lequel on peut trouver des pièces anciennes (des années 1920 jusqu’aux 1980) non signées.

  • Vous êtes parisienne, je suppose que vous avez travaillé en France avant de partir ? Vous nous racontez.

J’ai commencé ma carrière après mes études à Londres. Quand j’étais en France, j’ai fait différents stages comme celui chez Christie’s. J’ai aussi lancé ma marque de bijoux fantaisies en auto-entreprise, Jewels By Sam, qui fonctionnait surtout sur le bouche à oreille avec une vente privée par mois à Paris. Quand je suis partie à Londres pour finir mes études j’ai été obligée d’arrêter.

  • Vous travaillez désormais à Londres. Est-ce vraiment différent de la France ?

Oui, vraiment. J’ai eu le poste que j’ai actuellement à l’age de 22 ans (j’ai 26 ans aujourd’hui). On ne m’aurait jamais donné une chance pareille en France. En Angleterre, il y a du travail et le licenciement est plus facile qu’en France. Donc je pense que c’est plus facile pour un employeur de donner sa chance à qui que ce soit, et ensuite c’est à l’employé de s’efforcer de faire de son mieux et faire ses preuves pour garder son job.

  • Vous nous présentez votre entreprise et son fonctionnement ?

William&Son est une petite entreprise familiale. Mr William Asprey, mon patron, a monté cette entreprise il y a 15 ans, juste après que son père ai vendu Asprey (la marque anglaise) au Sultan de Brunei. Nous avons 2 boutiques et 1 studio de design sur Mount Street, dans Mayfair.

Depuis William&Son a beaucoup évolué. Nous sommes une marque de produits de luxe et de fusils et équipements de chasse. Chaque département a un directeur en charge du développement de produits et de la vente (et tout ce qu’il y a entre les deux). Nous vendons les produits suivant: bijoux, montres, argenterie, accessoires de cuir (nous avons d’ailleurs notre propre manufacture de cuir à Londres), Glassware (objets décoratifs en verre et cristal), boutons de manchettes, stylos. Dans l’autre boutique: fusils de chasse et vêtements de chasse (vêtements en cachemire et tweed pour la fabrication desquels nous avons aussi nos propres manufactures). Nous avons également un département d’export qui gère les commandes spéciales importantes avec l’étranger, soit pour les familles royales internationales soit pour les commandes d’entreprises. Enfin, nous avons le Royal Warrant de la Reine, qui signifie que la Reine s’approvisionne chez nous pour certains produits, une marque de qualité, ainsi que le British Made qui est très respecté à l’international.

Nous sommes sur le point de nous agrandir considérablement car dans quelques semaines nous emménageons dans une boutique beaucoup plus grande (6 fois la taille de celle que nous occupons actuellement). De ce fait, nous avons récemment commencé à embaucher beaucoup de nouveaux staff vendeur (ce que nous n’avions pas jusque-là). J’ai donc, depuis peu, une assistante au département bijoux.

  • Comment s’organise votre travail et plus précisément une journée / semaine de travail ?

Je travaille de 9h à 18h avec 1 heure pour déjeuner, du lundi au vendredi. Mon bureau est dans la boutique, c’est donc là que je reçois les clients ainsi que les fournisseurs. Pendant une semaine normale, je reçois quelques clients et fournisseurs et je communique surtout beaucoup par mail.

Récemment, j’ai activement préparé le lancement de notre nouvelle collection Beneath the Rose. Une fois que les produits m’ont été livrés par les ateliers, et après avoir fait le contrôle qualité, j’ai travaillé avec notre équipe Marketing sur la préparation de son lancement. Nous les avons photographiés et avons préparé une campagne de publicité de 5 images qui vont être publiées dans des magazines et journaux internationaux (Tatler, Haper’s Bazaar, Etc.). Nous avons – en plus- fait un lancement pour la presse au Browns Hotel dans Mayfair. Nous lancerons la collection en boutique au mois de juin quand nous aurons ouvert notre nouvelle boutique sur Bruton Street, tout près de Bond Street.

  • Est-ce que vous êtes amené à voyager ? Si oui, vous nous racontez.

Oui, je voyage souvent pour la partie achat de mon travail. Je vais tous les ans à BaselWorld pour me tenir au courant des tendances et c’est une opportunité de revoir mes différents fournisseurs et ateliers à l’international. Je vais régulièrement à Vicenza Oro, et Hong Kong Gem and Jewellery Show pour rencontrer de nouveaux ateliers, de nouveaux négociants en pierres et diamants, et découvrir de nouvelles techniques de fabrication. Je suis revenue récemment du Tucson Gem Show où j’ai pu acheter de nouvelles pierres et rencontrer de nouveaux fournisseurs internationaux.

  • Vous envisagez de revenir travailler en France ? Ou vous préféreriez continuer dans un autre pays ?

Au départ, Londres était un tremplin pour aller à New York. 4 ans plus tard je suis toujours à Londres et New York est toujours dans mes projets. Entre temps, je me suis installée ici donc partir à New York est moins facile, surtout que cela implique de bouger à 2 avec mon fiancé, et des visas. Mais je n’abandonne pas l’idée. Je reviendrai en France, mais pas tout de suite. J’ai envie de voir du pays avant de rentrer.

  • Je suppose que vous avez forcément une anecdote, ou une histoire, pour conclure ce portrait ?

Je vous en ai déjà raconté quelques une, mais en voici une marrante : J’ai passé mon entretien avec William Asprey à Paris, dans le bar de son hôtel. Il était à Paris pour le weekend avec sa femme. Tout deux ont commandés des Gin & Tonic, donc c’est vous dire comme l’entretien était relax. Et bien ça n’a pas loupé, le lendemain matin j’ai eu un coup de fil: j’avais le job!

  • Enfin, quels conseils donneriez-vous à un jeune qui voudrait faire ce métier ?

Je conseillerais à un jeune qui s’aventure dans ce milieu de faire des stages, de faire confiance à son instinct, de persévérer et de travailler dur.

Je remercie infiniment Clémence Merat pour avoir pris le temps de répondre de façon détaillée et enthousiaste à mes nombreuses questions. Et j’espère que ce cette nouvelle interview vous aura plu. Si vous souhaitez contribuer à cette rubrique, n’hésitez pas à me faire un mail. Au plaisir de vous lire !

À bientôt pour un prochain portrait !

Un diamant de 342 carats découvert au Botswana

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La nouvelle est tombée hier en fin de journée, la compagnie diamantifère Lucara Diamond Corp. a annoncé la découverte d’une pierre exceptionnelle de presque 342 carats.

lucara324Le diamant découvert à Karowe. Photo : Lucara Diamond Corp.

La pierre de 341,9 carats, de type IIa, d’une couleur et d’une clarté annoncées comme parfaites par la compagnie, a été découverte dans les opérations d’extraction de kimberlite dans la mine à ciel ouvert de Karowe au Botswana.

La découverte de cette pierre magnifique confirme une fois encore la qualité des diamants issus de Karowe, a commenté William Lamb, Pdg de Lucara Diamond.

Cette pierre sera vendue aux enchères avec deux autres pierres de plus de 100 carats découverte ces derniers mois. La société avait annoncé en mai 2014 avoir découvert 13 pierres de plus de 100 carats dans ses concessions.

À bientôt !

Tournoi annuel de gemmologie de Lyon

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Je relaye ce jour l’information reçue par la cellule lyonnaise de l’Association Française de Gemmologie (AFG). Celle-ci organise, comme chaque année, son tournoi annuel de gemmologie.

Celui-ci aura lieu le Dimanche 7 juin 2015. Il marquera le 30ème anniversaire de l’AFG Lyon.

Pour cette occasion, la journée s’organisera comme suit :

– R/V le dimanche matin 9h00 dans une auberge de charme située dans l’Ain, à proximité de Lyon :

AUBERGE DU MOLLARD

01320 Châtillon-la-Pallud

Tél : 04 74 35 66 09

– Cette grande journée comprendra un tournoi individuel, un tournoi par équipes et une consolante, agrémentés du traditionnel jeu de boules dans un cadre bucolique, le tout ponctué de café/thé le matin, du déjeuner du midi et d’un pot de l’amitié lors de la remise des récompenses aux gagnants en fin d’après-midi.

– Pour varier les plaisirs, le tournoi ne sera pas tout à fait comme les autres années. Dans ce nouveau contexte, il est demandé à chaque participant d’apporter 1 gemme de leur collection personnelle, taillée à facettes ou en cabochon, pas trop fragile (adaptée à la bijouterie), d’un poids ne dépassant pas 25 carats et renfermant au moins un élément qui rend l’identification possible. Vous devrez connaître son identité, cela va sans dire.

La samedi 6 juin, il est proposé à celles et ceux qui le souhaitent une agréable sortie dans la cité médiévale de PÉROUGES toute proche et un éventuel petit « tournoi collectionneurs », histoire de se faire la main pour le lendemain.

Concernant l’hébergement du samedi au dimanche, l’Auberge du Mollard dispose d’un gîte pour 8-9 personnes, 4 chambres, 1 salle de bain commune, le tout pour 185 €. Sinon, il y a de petits hôtels aux alentours.

La participation est de :

60 € (membre AFG) ou 65 € (non membre) pour la journée complète comprenant café et collation le matin, déjeuner, participation à toutes les animations de la journée et pot de l’amitié en clôture.

ou

45 € pour le café/thé du matin, le déjeuner et le pot du soir, sans participation au tournoi et autres animations.

Pour les accompagnants, la région est riche en balades (marche, vélo) et autres activités (Parc des Oiseaux des Dombes…).

Seules les réservations avec règlement joint sont prises en compte. N’attendez pas la dernière minute, réservez votre participation dès aujourd’hui.

Cette journée promet de belles surprises. Elle est ouverte à tous, gemmologues débutants ou confirmés. Nous comptons sur votre présence !

Bien amicalement,

Thierry Pradat, Secrétaire AFG Groupe de Lyon

pour et avec

Anne Laurent, Présidente AFG Groupe de Lyon

Un diamant de 63 carats découvert à Lulo (Angola)

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La société Lucapa Diamond Company Ltd. a annoncé ce jour avoir découvert un important diamant (63 carats) dans l’un des gisements alluvionnaires qu’elle exploite dans sa concession de Lulo en Angola.

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La pierre découverte à Lulo. Photo : Lucapa Diamond Company Ltd

La pierre, de type IIa, n’a pas encore fait l’objet d’une gradation. Mais, il ne fait pas de doutes que la compagnie tiendra la presse informée. Cette pierre est la troisième plus importante découverte à Lulo mais c’est la première dans les opérations alluvionnaires que la société a démarrés en janvier 2015.

À bientôt !

Vente Freeman’s, Philadelphie, le 4 mai 2015

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Au programme de cette petite vacation, moins de 200 lots, quelques jolies pièces anciennes, des signatures intéressantes de maisons américaines et européennes et quelques belles pierres.

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Lot 36 : rare bracelet signé de Raymond Yard, or, platine et diamants. Estimation entre 20.000 et 30.000 $. Propriété actuelle d’un collectionneur de Cambridge. Photo : Freeman’s

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Lot 191 : bague en platine et diamant de 11,46 carats. Si la pierre certifiée AGL reste propre (J VS2), c’est surtout la provenance de cette pièce qui donne son intérêt à l’objet et qui explique l’estimation importante. En effet, ce bijou fait parti de la succession de Henri D. et Gloria Paul, qui furent les propriétaire de Henry Paul Cadillac and Rolls Royce. Estimation entre 250.000 et 350.000 $. Photo : Freeman’s

À bientôt !

Si Marc Alexandre m’était conté…

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Mardi soir, dans le 9e arrondissement de Paris, il fait beau. Je m’apprête à aller enfin rencontrer un joaillier dont les créations colorées ponctuent depuis plusieurs années mon voyage dans la joaillerie.

Marc Alexandre me reçoit dans son atelier, au milieu d’affiches signées de Mucha et d’objets d’art qui habillent le lieu dans lequel il exerce depuis plus de quinze ans : l’ancien atelier qui fut celui d’un lapidaire et qu’il a réhabilité. Je vous propose donc de partir à la découverte de son parcours.

Au sortir de la 3e, Marc Alexandre sait deux choses : il est manuel et minutieux. Il lui faudra donc un métier qui lui permette de travailler de ses mains. À l’époque, il intègre donc un lycée technique afin de préparer un bac F10 (Micro-technique). Comme il l’explique en souriant : « Je me suis vu fabriquer des boulons toute ma vie, j’ai donc assez vite commencer à réfléchir à ce que je voulais vraiment faire de mes dix doigts ! »

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Bague en or gris et diamants. Création et photo par Marc Alexandre

Depuis son enfance, le joaillier est un passionné de maquettes. L’atelier de son grand-père devient durant l’été un véritable terrain de jeu. Et la lecture qui le suis depuis toujours, une source d’inspiration sans limites. Et des idées se précisent, pourquoi pas la bijouterie, l’horlogerie ou la prothèse dentaire… Il s’inscrit donc pour préparer des concours d’entrée dans différentes écoles.

Celui du lycée Nicolas Flamel sera le premier et embrasser le Métier devient alors une évidence. La joaillerie – dont la technicité et la complexité en sont l’épine dorsale – devient pour lui un véritable terrain de jeu. De là, CAPs (fantaisie, bijouterie et joaillerie) en poche, il intègre la maison Guillochon. Alain Limon, alors chef d’atelier, le prend sous son aile afin de parfaire ses connaissances. Sculpteur animalier et joaillier, il fait parti de ces artisans possédant le feu sacré avec une intuition innée pour travailler et sculpter la matière. Et cela va profondément marquer le travail de Marc Alexandre.

CygneBague Cygne en or gris et opale d’Éthiopie. Création et photo par Marc Alexandre.

Au milieu des années 90, il décide de sauter le pas et s’installe à son compte. Il va très vite commencer à travailler avec des salles des ventes afin de faire de la restauration en joaillerie. Le bijou ancien est idéal pour comprendre la fabrication et permet – par la pratique de sa restauration – une compréhension et une transmission d’un savoir empirique : « Ils avaient moins de matériel que nous, les pièces sont complexes et pourtant remarquablement simples avec une fabrication parfaitement maitrisée. »

Au début des années 2000, il décide de se lancer plus officiellement dans la création de pièces sur-mesure. Il présente pour la première fois son travail à l’Hôtel Dassault lors d’une exposition dédiée aux créateurs en joaillerie. Il a envie de réaliser ses propres modèles et de donner vie à ce qu’il conceptualise dans l’écriture depuis de nombreuses années. Cela coïncide aussi avec l’arrivée des opales d’Éthiopie sur le marché des gemmes. Et là, c’est une véritable révélation.

Dragonne dans la mainPendentif représentant une dragonne et son précieux trésor. Percée est en argent noirci et opale d’Éthiopie. Photographiée dans la main du créateur. Photo : Marc Alexandre.

Ce sera alors un voyage durant plusieurs semaines, la découverte des gisements et des cathédrales enterrées, la rencontre avec les habitants. La matière lui plait tellement qu’il décide d’apprendre à la maitriser et à la tailler. Il achète un banc de lapidaire et se met au travail. « J’ai du tout réapprendre ! Mais cet apprentissage fut un voyage initiatique au même titre que la découverte du pays ». Il expérimente alors la taille libre puis le cabochon qui donne tout son éclat à cette pierre : « un arc-en-ciel minéral ». Il fait venir du brut et se spécialise de plus en plus pour le plus grand plaisir de ses clients. La prochaine étape sera la sculpture sur opale.

La nuit de VahinaBague La nuit de Vahina, en or jaune et opale. Pièce unique. Création et photo par Marc Alexandre.

Ces pierres trouvent alors une véritable place sur les créations de l’atelier et se complètent de saphirs, de tourmalines, de grenats ou de spinelles. La création commence par l’écriture pour se traduire dans l’objet à l’image de la série de La nuit des temps qui propose des bagues uniques très personnelles.

DSC_0121Bague Fleurs en or jaune, saphirs colorés, diamants et grenats tsavorites. Création et photo par Marc Alexandre.

Au-delà de la création, il y a la transmission. Une étape essentielle pour la continuité du métier. Durant deux années, il fut enseignant auprès de la rue du Louvre : « un échange incomparable avec les étudiants ! ». Il espère pouvoir reconduire cette expérience un jour.

Échanger avec Marc permet de mieux comprendre sa vision du métier et sa conception de la joaillerie. Si son travail vous intéresse, il faut le contacter et aller à sa rencontre dans son atelier du 9e arrondissement de Paris. Il reçoit sur rendez-vous uniquement et vous invite à le contacter via un mail: contact@marc-alexandre.com

Vous pouvez aussi vous rendre à la galerie Matières d’Art dans le 3e arrondissement de Paris où il expose de façon permanente ses réalisations. Ce lieu, dont je vous ai longuement parlé est un véritable incubateur de talents !

À bientôt !

Vente Rémy le Fur, Drouot, Paris, le 5 mai 2015

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La maison Auction Art Rémy Le Fur & associés, SVV proposera une vente dédiée aux Arts de l’Afrique et bijoux le 5 mai 2015. Pour ma part, je suis bien incapable de choisir des lots marquants car je peux dire sincèrement que tout me plait !

Peut-être est-ce la faute à l’ambre et au corail utilisés majoritairement sur ces bijoux remarquables… Je vous montre donc quelques ensembles et je vous incite à regarder et admirer le catalogue qui est d’une grande richesse. Bonne découverte !

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Lot 21 : Parure de tête touanza, paire de boucles d’oreilles, deux boucles de tempes et pendentif en argent, Anti-Atlas central, Ida Ou Nadif et Ida Ou Kensous. La parure comprend trois rangées de plaques morphologiques en métal argenté ciselé et niellé de motifs de croix ornées de cabochons carrés de verre rouge, reliées une chaînette et se terminant par des pendeloques. Une paire de boucles de tempes et un pendentif en losange de même décor. Une paire de boucles d’oreilles en croissant à décor ajouré, à l’intérieur de l’anneau la patte de la colombe, pendeloques de cabochons rouges. Estimation entre 400 et 500 €. Photo : Auction Art Rémy Le Fur & associés

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Lot 34 : Grand collier Loubane, Anti-Atlas occidental, Tiznit, Aït Atta. Enfilade de grosses perles d’ambre de couleurs variées protégées par des rondelles de feutrine, terminée par un lien de laine à pompons polychromes. Estimation entre 800 et 1200 €. Photo : Auction Art Rémy Le Fur & associés

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Lot 60 : Coiffe juive, Anti-Atlas, vallée du Draa. Coiffe hémisphérique en cuir bordée de crin et de pendeloques frontales, décorée de rangées verticales de corail alternées de bâtonnets de fils métalliques torsadés. L’ensemble est ceinturé de mandorles en argent ciselé. Estimation entre 800 et 1000 €. Photo : Auction Art Rémy Le Fur & associés.

Pour le reste, je vous incite à vous perdre dans le catalogue tellement il est beau et la sélection intéressante.

À bientôt !

Vente Phillips, New York, le 20 avril 2015

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Lundi, la maison de ventes aux enchères Phillips dispersera un peu plus de 200 lots lors d’une jolie vacation new-yorkaise. Une vente à l’image de celle de la maison Doyle qui se tiendra le 22 avril : des pièces colorées, très américaines, des lots accessibles aussi et bien entendu quelques très jolies choses à vous montrer ! Notons que de très nombreuses pièces de Magherita Burgener serons proposées au public.

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Lot 14 : beau pendentif en or jaune, diamants et centre topaze. On regrettera l’absence d’un certificat pour cette pierre de centre. Néanmoins, notons que c’est une pierre ancienne puisque la pièce date du début des années 1970. Signée de la maison anglaise Grima. Estimation entre 4000 et 6000 $. Photo : Phillips

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Lot 20 : rare paire de boucles d’oreilles en or jaune, onyx et lapis-lazuli signée Aldo Cipullo pour la maison Cartier. Estimation entre 5000 et 7000 $. Photo : Phillips

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Lot 84 : broche en platine et or, diamants et centre zircon, le tout signé de la maison Tiffany & Co. La pierre de centre est certifiée par le GIA comme Brownish Yellow. Estimation entre 3000 et 5000 $. Photo : Phillips

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Lot 183 : bague en platine, diamants et saphir. Le centre saphir de 8,22 carats est certifié par le GIA comme naturel, non traité et originaire du Sri-Lanka. la centre diamant de 4,23 carats – d’une qualité moindre – est certifié par le GIA comme K VS2. Estimation entre 55.000 et 70.000 $. Photo : Phillips

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Lot 194 : bague en platine, diamants, rubis et centre saphir jaune nature et non traité de 17,33 carats. La pièce est signée de la maison Oscar Heyman. Estimation entre 18.000 et 25.000 $. Photo : Phillips

À bientôt !

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