La vente Gros et Delettrez, Drouot, le 22 décembre

Parmi les dernières ventes de cette saison, il faut noter celle de la maison Gros & Delettrez qui proposera une vacation le 22 décembre à Paris. Un catalogue très hétéroclitique, du bijou ancien mais aussi moderne et comme toujours – auprès de cette maison – des pièces intéressantes.

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Lot 38 : collier en or et argent motif ruban, serti de diamants et perles fines et se décomposant en deux bracelets. Travail du XIXe siècle, estimation autour de 12.000 €. Photo : Gros & Delettrez

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Lot 127 : intéressante broche lézard en or et argent, entièrement sertie de diamants taille ancienne. Travail du XIXe, estimation entre 8000 et 10.000 €. Photo : Gros & Delettrez

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Lot 140 : pendentif / broche en or jaune et argent serti de diamants et d’un centre saphir taille rectangle / rpc, dont le poids est estimé entre 18 et 20 carats. Estimation entre 45.000 et 50.000 €. Photo : Gros & Delettrez

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Lot 166 : important collier et son pendentif, en platine, vers 1930. Diamants et centre aigue-marine. Estimation entre 35.000 et 40.000 €. Photo : Gros & Delettrez

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Lot 220 : important collier draperie en platine et diamant, vers 1910. Estimation entre 80.000 et 100.000 €. Photo : Gros & Delettrez

À bientôt !

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Le métier #14

« Mon père était sertisseur, je suis sertisseur, un peu par obligation finalement. Je venais tout petit à l’atelier, après l’école. J’y faisais mes devoirs car ma maman travaillait de nuit, alors c’était mon père qui me ramenait à la maison. J’ai commencé à toucher les outils vers huit ou neuf ans, avec une interdiction de toucher aux échoppes avec lesquelles j’aurai pu me blesser. Sans parler des produits chimiques. Si je m’en approchais, je me prenais une rouste !

Il y avait toujours du monde dans cet atelier, ça parlait toutes les langues, ça s’engueulait souvent aussi. Les voisins arméniens venaient boire un arak de temps en temps, et on entendait les chants de la synagogue qui était de l’autre coté de la cour. J’ai adoré très tôt cette ambiance, je m’y sentais bien. Et puis, je voyais mon père ouvrir les plis, vérifier les pierres, dire si telle pièce était réalisable ou pas, je l’entendais pester après ses pierres. Il râlait tout le temps !! Mais surtout, j’ai appris le silence à ses côtés.

Il sertissait les émeraudes au marteau. Tu vois, il ajustait sa pierre, la descendait comme il fallait, vérifiait le calage et quand c’était bon… Bam ! Un coup de marteau et la griffe se rabattait juste là où elle devait se rabattre. Mais pour ça, je ne devais plus respirer. Il lui fallait toute sa concentration. Dans toute sa vie, il a du casser une ou deux pierres, pas plus. Il disait que s’il pouvait faire ce métier, c’est parce qu’il était superstitieux. Du coup, il refusait systématiquement de sertir des opales. «Des pierres du diable» qu’il les appelait. Pourtant c’est moins emmerdant qu’une émeraude à sertir, bref… C’était mon père. Et je pourrai en parler encore des heures.

Moi, j’ai pris la suite il y a 25 ans environ. J’ai été son apprenti, puis son salarié, puis un jour il m’a dit «j’arrête !». Quand j’ai démarré avec lui, je me voyais déjà sertir des pierres exceptionnelles. Il m’a sorti des plaques de cuivre et des échoppes, puis il m’a montré la pierre à affuter. J’ai préparé ses outils et tracé des trais à l’échoppe sur des plaques durant des mois. Histoire d’apprendre à tenir mes outils et de savoir réaliser des filets parfaitement droits. Puis il m’a fait sertir des petits cailloux, puis des plus gros… et ainsi de suite. Depuis, je n’ai jamais arrêté… »

H., sertisseur depuis 25 ans.

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Le métier #13

« La première fois que je suis entrée dans un atelier de polissage, j’ai trouvé ça d’un sale ! On m’avait à peine prévenue, et je n’aurai jamais cru que cela pouvait être aussi sale. De la poussière partout, sur le poste de travail, par terre, sur les murs. Et je ne te parle même pas de la polisseuse. Un ramoneur n’aurait pas été moins dégoutant…

Mais, bizarrement, j’ai appris à aimer ça. J’ai affronté les blagues douteuses des joailliers sur le métier, et j’ai surtout appris à leurs répondre. Je ne vais pas me laisser faire. Après tout, ils ont trop besoin de moi.

Et puis, je suis devenue intime avec le métal, j’ai compris comment l’apprivoiser, comment le faire briller, ôter les marques et les petits défauts comme les nuages de piqûres. Et je peux même dire que c’est un métier très tactile, presque sensuel. J’apporte au métal une couleur, une brillance, je permets aux pierres d’avoir encore plus de lumière. Et surtout, j’ai un plaisir tout particulier à mettre en valeur le travail des joailliers, des sertisseurs, des graveurs avec qui je travaille. Et je trouve ça très gratifiant. Je regrette juste que peu de jeunes se forment à ce métier et ne retiennent de celui-ci que la poussière. Car c’est bien connu, plus une polisseuse est couverte de noir de poli et plus le bijou est beau ! »

M.S., polisseuse en joaillerie depuis 15 ans.

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Et le Rockefeller Plaza brillera de mille feux

New York, demain, verra se tenir – comme chaque année – la vente Magnificent Jewels organisée par la maison de ventes Christie’s. Cette vente clôturera la saison des Fall auctions de la maison.  Un catalogue riche en pierres de la plus belle qualité, en signatures célèbres et surtout une vente où les enchères promettent de s’envoler. Lors de cette belle vacation, 332 lots seront dispersés aux quatre coins du monde. On regarde ça !

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Lot 56 : bague en platine, vers 1925, signée de Raymond Yard. Diamants, centre chrysobéryl certifié naturel par le GIA pesant 19,84 carats. Estimation entre 10.000 et 15.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 93 : broche ancienne en or et argent, diamants et émeraudes. Signée du joaillier Nitot, elle date du milieu du XIXe siècle. Cette broche peut être montée sur une tiare. Elle faisait partie de la collection du Duc G. De Leuchtenberg, lequel était le petit-fils de Eugène de Beauharnais, fils de l’Impératrice Joséphine. Estimation entre 50.000 et 70.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 129 : rare bague de la maison française Georland, or gris, diamants et centre saphir du Sri Lanka – certifié naturel par l’AGL – pesant 21,21 carats. Estimation entre 50.000 et 70.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 140 : s’il fallait une parure regroupant un nombre impressionnant de diamants, c’est bien celle de la maison Jahan que nous retiendrons. Le collier se compose entre autre de sept diamants pesant 52.30, 50.96, 36.46, 20.41, 14.13, 11.54 et 11.51 carats. Le bracelet compte entre autre une pierre centrale de plus de 30 carats quand les boucles d’oreilles proposent deux pierres pesant respectivement 33.48 et 28.36 carats. Enfin, la bague compte un centre de 32,16 carats. L’ensemble des pierres est certifié naturel et non traité par le GIA. L’estimation se situe entre 3.500.000 et 5.000.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 141 : collier composé de 37 perles fines allant de 8 à 13 mm de diamètre, lesquelles sont certifiées naturelles par la SSEF. Le fermoir, en platine, est signé de la maison Cartier. Estimation entre 1.500.000 et 2.500.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 197 : diamant rouge Fancy red sur papier, certifié naturel par le GIA et provenant de la mine Argyle, pesant 1,42 carats. Estimation entre 1.500.000 et 2.500.000 $. Photo : Christie’s

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Lot 256 : rare broche « nœud » Art déco en platine, diamants et améthystes. Réalisée vers 1920, elle est estimée entre 5000 et 7000 $. Photo : Christie’s

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Lot 269 : rare broche Art déco signée de Georges Fouquet, réalisée vers 1925. Platine, diamants, émail, saphirs et centre aigue-marine. Proposée dans son écrin d’origine. Estimation entre 80.000 et 120.000 $. Photo : Christie’s

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Je termine avec le lot 323 : ce diamant de type IIa, certifié par le GIA pèse 89,23 carats, D VVS1, il est monté sur platine, en pendentif. La maison en attend plus de 10 millions de dollars. Photo : Christie’s.

À bientôt !

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Réouverture de la Galerie de Minéralogie de Paris

Enfin ! Oui, enfin, la Galerie de Minéralogie rouvre finalement partiellement ses portes après de très longs travaux de plus de 10 ans. Les visiteurs du célèbre jardin des plantes auront donc désormais le plaisir de pouvoir fouler l’allée Haüy sans trouver ce lieu clos.

Et autant vous dire que la communauté des gemmologues et des minéralogistes attendait cet événement de pied ferme. Alors, les travaux ne sont pas encore complétement terminés, mais dès le 19 décembre 2014, la galerie sera ouverte partiellement à la visite. Et le musée nous propose ainsi une exposition intitulée « Trésors de la terre » dont l’organisation est rendue possible par le mécénat de l’entreprise Total.

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L’exposition s’articule autour de plusieurs axes :

  • La collection des pierres d’exception de Roger Caillois, écrivain et membre de l’Académie Française.
  • Les cristaux géants
  • Plusieurs alcôves vous proposeront de découvrir les couleurs, les formes, les géométries particulières des minéraux. Enfin, deux alcôve feront la part belle aux gemmes et aux pierres dures.
  • Enfin, vous pourrez découvrir les métaux et les météorites.

L’exposition a pour objectif de vous montrer que les minéraux nous entourent constamment : gravier, façades, trottoirs, appareils électroniques comme nos téléphones… Et que nous sommes plus dépendant d’eux que nous le pensons.

La galerie rouvre, mais les travaux se poursuivent. Bientôt l’amphithéâtre sera de nouveau accessible et les conférences résonneront de nouveau dans ce superbe lieu. Autant vous dire que nous nous en ferons l’écho sur le site du programme à venir. Hâte !

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Dioptase brute. Photo : © MNHN – LD Bayle

Rendez-vous dès le 19 décembre au Jardin des Plantes de Paris.

À bientôt !

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Une belle vente Doyle, à New York, le 11 décembre

Le 11 décembre, la maison Doyle proposera une vente d’hiver très bien dotée. Comme la plupart des ventes de décembre. Cette maison new-yorkaise est bien connue des amateurs de bijoux et de pierres. Si les catalogues laissent souvent place à la création américaine, on y retrouve quelques belles pièces européennes. Focus sur quelques pièces intéressantes et atypiques qui seront dispersées dans quelques jours…

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Lot 26 : paire de boucles d’oreilles en or jaune, centres tourmalines roses et coquillages. Fabriquées pas Andrew Clunn, elles font parties de sa collection personnelle qui est dispersée dans cette vente. Estimation entre 1200 et 1800 $. Photo : Doyle

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Lot 35 : paire de boucles d’oreilles en or jaune, lapis-lazuli et jade. Il faut noter, ici, la remarquable qualité des éléments en lapis qui présentent une couleur parfaitement saturée et régulière. Cette paire, réalisée par Aldo Cipullo, date de 1973. Estimation entre 4000 et 6000 $. Photo : Doyle

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Lot 102 : beau collier trois rangs en corail rouge de type Corallium rubrum. Les trois rangs sont parfaitement appairés et les perles vont de 8,6 à 9,2 mm. Estimation entre 10.000 et 15.000 $. Photo : Doyle

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Lot 218 : bague en or, diamants et centre saphir pourpre de 8,99 cts. La pierre est certifiée par le GIA comme naturelle et non traitée mais sans origine géographique sur le certificat. Estimation entre 22.000 et 28.000 $. Photo : Doyle

À bientôt !

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Quelques jolies pierres chez Bonhams, le 8 décembre

La dernière vente importante de l’année (en terme de bijoux) pour la maison Bonhams aura lieu le 8 décembre à New York. Et parmi les 200 lots dispersés ce jour-là, quelques très belles pièces ont retenu mon attention, je vous montre ça !

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Lot 20 : ancienne paire de boucles d’oreilles en or, platine, diamants et centre saphirs. Cette paire provient d’une vieille famille New Yorkaise. Les deux saphirs, des tailles poires anciennes modifiées, sont d’origine sri lankaise. Ils pèsent à eux deux env. 7,40 carats. Ils sont certifiés par l’AGL, naturels et non traités. Estimation entre 30.000 et 50.000 $. Photo : Bonhams.

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Lot 42 : bague ancienne en platine et or jaune, sertie de diamants dont centre certifié par le GIA Fancy intense pink, il pèse 0,72 carat. En provenance d’un collectionneur privé, la pièce est estimée entre 100.000 et 150.000 $. Photo : Bonhams

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Lot 145 : important collier composé de saphirs, diamants et émeraudes sculptées. Estimé entre 200.000 et 300.000 $. Photo : Bonhams

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Lot 160 : paire de boucles d’oreilles en or et diamants. Les deux centres, qui pèsent respectivement 1 carat chacun sont certifiés par le GIA comme Fancy deep yellowish orange. Estimation pour cet ensemble entre 30.000 et 50.000 $. Photo : Bonhams

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Lot 191 : ce pendentif en or, serti de diamants, présente en son centre une pierre un peu étonnante. L’émeraude « The Carolina queen » pèse 18,87 carats. Certifiée par l’AGL, elle provient de la localité de Hiddenite Town en Caroline du Nord où elle fut extraite. Ce gisement a procuré au fil des années, plusieurs pierres présentant une couleur riche et franche. Cette pierre reste l’émeraude taillée la plus importante  présentant cette rare provenance. Estimation entre 130.000 et 180.000 $. Photo : Bonhams

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Je termine avec le lot 201 : bague ancienne en platine, diamants et centre saphir de 3,20 carats en provenance du Cachemire, certifié naturel par l’AGL. Estimation entre 40.000 et 60.000 $. Photo : Bonhams

À bientôt !

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